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17/06/2015 02:01 EDT | Actualisé 17/06/2015 03:21 EDT

FrancoFolies 2015: Cali, avec ceux qui l'ont construit (ENTREVUE/VIDÉO)

Cali fait du folk rock à la française. Des morceaux quand même assez pop sur des textes soignés. Avec plus de vingt ans de carrière, on peut admettre qu’il sait comment écrire une chanson. De plus, son côté brut et très dynamique sur les planches le démarque de plusieurs autres de ses homologues. Le Catalan né à Perpignan sera sur la scène du Club Soda, mercredi soir, afin de défendre les morceaux de son sixième album intitulé L’âge d’or. Discussion outremer avec un homme qui connaît très bien le Québec.

Quand nous lui posons la première question au téléphone, Cali va directement au but: « Il existe plus qu’un âge d’or durant sa vie. » Et bien que l’on pourrait qualifier ces chansons de nostalgiques, il préfère parler de « retour en arrière », de regards sur des moments de sa petite et courte expérience sur Terre.

« Je n’aime pas trop le terme nostalgie. Ça réfère trop au regret. J’ai écrit des chansons en pensant, par exemple, à mes enfants qui grandissent… Coco (qui est le titre d’une pièce), qui est en photo sur la pochette, c’est ma fille. Elle chante sur le disque, tout comme Poppée, mon autre fille. Cette vie de famille m’a inspiré pas mal pour créer. C’est un thème universel. J’ai aussi revisité des choses que j’ai aimées de la vie. J’ai voulu recréer une lumière près de moi. »

L’artiste qui s’est fait surtout connaître il y a une douzaine d’années avec son opus L’amour parfait, vendu à plus de 500 000 exemplaires, propose possiblement avec L’âge d’or son album le plus personnel et le plus positif. C’est du moins ce que Cali au bout du fil. « Je pense à la chanson Tout ce qui ne reviendra plus. Je parle des gens qui m’ont construit et qui m’ont rendu heureux aujourd’hui. Je parle du premier baiser, de mon enfance à l’école, mais pas en le regrettant. C’est plutôt une envie de dire merci. »

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« On a tous 12 ans »

Questionné quand à sa réputée énergie sur scène, Cali répond en riant : « Ouais. Pas mal. Ça se passe bien. Je ne suis pas trop vieux encore. J’ai 46 ans. Mais au fond, tous les membres du groupe, y compris moi, on à tous 12 ans ! » Si l’on a déjà vu Cali brûlé les kilojoules sur les planches d’une scène quelque part, on comprend rapidement que cela annonce une grande décharge d’énergie au Club Soda !

Dès que l’on fait un lien avec l’une de ses idoles de la musique, Bruce Springsteen, Cali se fait un plaisir de raconter à quel point c’est une source d’inspiration pour lui. « Un jour, je rentrais chez moi (en Europe) d’une tournée au Québec. J’étais malade et vraiment fatigué. Avec le décalage et tout, je n’étais pas bien. Et ben, je suis quand même allé voir Springsteen qui offrait un spectacle pas très loin de la maison. À la fin du concert, j’étais guéri ! Il est énorme ce gars. C’est vraiment un exemple, que ce soit sur scène ou sur album. Il fait partie des plus grands. »

Depuis la sortie de l’album (9 mars), Cali a déjà fait une trentaine de dates, dont le Zénith de Paris. Avec sa bande, il continuera de se promener en Europe et dans d’autres villes québécoises. Toujours en proposant ce mariage de style chanson français et de rock persillé d’influences anglo-saxonnes.

« Ce qui est génial, c’est que j’ai eu la chance de faire à la fois des spectacles électriques et des performances piano/voix. À Montréal, j’aurai mes quatre fidèles camarades (basse, batterie, guitare, clavier) avec moi. Ce sera très rock avec quelques passages plus délicats, qui misent sur la chanson. Je pense que ça crée un beau relief. Mais j’aime dire que le rock est mis de l’avant dans ce spectacle. »

Du rock, donc, pour jouer avec les thèmes de l’amour et du temps. Des sujets qui sont d’ailleurs brillamment traités dans cette jolie reprise de Léo Ferré, L’âge d’or, placée à la toute fin de l’album.

***

Cali – au Club Soda – mercredi, le 17 juin, à 19 h.

Le chanteur québécois Alexandre Désilets assurera la première partie.

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