POLITIQUE
27/06/2018 11:35 EDT | Actualisé 27/06/2018 14:58 EDT

Montréal veut des axes prioritaires pour le transport des marchandises

La mesure vise à rendre le transport des marchandises plus efficace et réduire la congestion sur le reste du réseau.

Getty Images

Voies réservées aux camions, centres de transbordement, trains repensés: Montréal souhaite améliorer le transport des marchandises en créant des axes de transport privilégiés. Au passage, la congestion routière serait apaisée.

La mesure fait partie d'un nouveau plan d'action pour le développement du territoire présenté mercredi par l'administration Plante. Il s'agit du huitième et dernier plan pour mettre en œuvre la stratégie de développement économique 2018-2022.

Les axes à prioriser ne sont pas encore définis, mais la fonction des artères déjà utilisées par les camions, comme la rue Notre-Dame, fait partie de la réflexion. Des négociations avec le gouvernement provincial seront aussi nécessaires, puisque les autoroutes feront partie de la réflexion.

Pas de nouvelles structures

La Ville pense notamment ajouter des voies réservées au camionnage sur certains axes. Pas question toutefois d'ajouter des routes.

«On ne peut pas construire davantage de routes alors il faut être créatifs, il faut penser "à l'extérieur de la boîte"», affirme la mairesse Valérie Plante.

LIRE AUSSI:

Selon la Ville, il est possible que certaines infrastructures routières nécessitent des investissements importants afin d'accueillir le poids additionnel des camions. Le plan d'action présenté mercredi est doté d'un budget de 106,4 millions $. La valeur des investissements nécessaires dans les infrastructures sera connue lors du dévoilement des résultats de l'étude, en 2019.

Des centres de transbordement sont également envisagés près des principaux pôles commerciaux et industriels afin de faciliter le «dernier kilomètre» de transport, souvent cité comme étant le plus difficile et le plus coûteux.

Selon la Ville, la congestion coûte annuellement environ 2 milliards de dollars à l'économie montréalaise.

Au travail sur une navette sans chauffeur

Autre projet d'importance: la mise en place de navettes électriques autonomes pour les travailleurs de certains pôles économiques. La Ville mettra à l'essai deux navettes de ce genre lors de projets pilotes qui sont actuellement en développement.

Selon Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, l'accès à certains pôles en transport en commun est très difficile pour les travailleurs.

«Pendant des années, on a entendu le Technopôle Angus dire que c'est difficile pour les employés de s'y rendre en transport en commun. Je pense que c'est un problème qui se règle actuellement, mais à l'avenir, quand on développe un pôle économique, on va devoir penser dès le départ aux questions de circulation. Ça comprend le système de transport en commun», affirme-t-il.

M. Leblanc ajoute l'absence de transport en commun peut amener au déclin économique de certains secteurs de Montréal.

Le dirigeant de la Chambre de commerce a d'ailleurs été nommé à la tête d'un comité consultatif qui doit aiguiller l'administration Plante dans le choix des projets à prioriser pour le développement du territoire. Son rapport sera déposé au début de l'automne.

Parmi les autres actions prévues pour le développement du territoire, la Ville souhaite identifier les terrains à prioriser et mettre sur pied un fonds privé de développement.