POLITIQUE
06/01/2020 14:29 EST | Actualisé 06/01/2020 14:32 EST

Chefferie du PCC: la course part mal pour Bryan Brulotte

Le Québécois est embarrassé par un site web et une publicité truffés de fautes de français.

Justin Tang/La Presse canadienne
L'homme d'affaires et ex-militaire Bryan Brulotte.

La course à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC) commence bien mal pour le Québécois Bryan Brulotte.

Seul candidat à avoir officialisé son souhait de succéder à Andrew Scheer, l’homme d’affaires de 55 ans a été embarrassé au premier jour de sa campagne par des communications rédigées dans un français consternant.

«J’ai l’intention de me présenter au Parti conservateur de Canada», pouvait-on lire dans une publicité imprimée dans les pages du Devoir, lundi.

Une «faute de frappe», a insisté l’équipe de Bryan Brulotte sur Twitter... sans toutefois corriger l’erreur dans la bio du politicien sur la même plateforme.

HuffPost Québec
La course à la chefferie de Bryan Brulotte commence bien mal.

Le politicien ne pourra toutefois pas utiliser la même excuse pour expliquer la piètre qualité du français employé un peu partout sur son site web. Comme le relevait TVA Nouvelles lundi, la page est truffée de fautes de français et de formulations mal traduites.

«Bryan possède plus de 35 années d’expérience, en- et hors-tenue», pouvait-on encore lire sur la page d’accueil lundi après-midi, une traduction maladroite de «both in and out of uniform».

L’équipe du politicien devra aussi réviser ses participes passés, comme on peut le constater ci-dessous:

Capture d'écran/Bryanbrulotte.ca
On devrait plutôt lire «a appris».

Bryan Brulotte a pourtant grandi au Québec, dans une famille francophone. Il a notamment vécu à Val d’Or et à Gatineau pendant son enfance. Il a toutefois fréquenté des écoles anglophones au primaire et au secondaire, avant de terminer ses études au Collège militaire royal de Saint-Jean, en français.

«Nous avions une personne qui était en charge de créer nos communications en français», a-t-il expliqué au HuffPost Québec. «Mais je prends la responsabilité pour les erreurs et on a une nouvelle personne qui travaille à les corriger», a-t-il ajouté.

L’homme d’affaires est un militant de longue date pour le Parti conservateur du Canada, mais il n’a jamais été titulaire d’une charge publique. Il avait tenté sans succès en 2000 de se faire élire en Ontario sous la bannière du Parti progressiste-conservateur du Canada.

waterotter via Getty Images
Une plage des îles Turques-et-Caïques, que Bryan Brulotte rêve de voir rejoindre la Confédération.

Dans son document de travail «Une vision pour le Canada», il propose notamment qu’un territoire des Caraïbes – Turks-et-Caïques, par exemple – rejoigne le Canada à titre de province ou de territoire.

«Imaginez-vous tous les milliards de dollars que les Canadiens dépensent quand ils vont dans le Sud. Imaginez s’ils avaient pas besoin de leur passeport, juste de leur carte d’identité et qu’ils arrivaient dans un territoire canadien où ils pouvaient utiliser des dollars canadiens», a-t-il rêvé, dans un français parfois un peu cassé, en entrevue avec le HuffPost Québec.

«Jusqu’à date, tout le monde est positif. J’ai pas encore eu un qui m’a dit non. C’est peut-être parce qu’on est en janvier!» ricane-t-il.

Le Parti conservateur du Canada choisira son prochain chef le 27 juin.

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