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09/01/2020 10:43 EST | Actualisé 09/01/2020 11:03 EST

Nathalie Normandeau dépose une requête en arrêt des procédures

«Les délais que je subis sont cruels et inhumains.»

Jacques Boissinot/La Presse canadienne
Photo d'archives de Nathalie Normandeau.

L’ancienne ministre libérale Nathalie Normandeau demande l’arrêt des procédures judiciaires contre elle, a-t-elle annoncé par voie de communiqué.

Mme Normandeau fait face à des accusations d’abus de confiance, de fraude envers le gouvernement, d’entrepreneurs souscrivant à une caisse électorale et d’actes de corruption dans les affaires municipales. 

Elle a déposé une requête en arrêt des procédures en vertu de l’arrêt Jordan. La gestion de l’audition de la requête sera entendue par le tribunal lundi prochain.

«Devant des délais qui s’allongent et des procédures qui se complexifient inutilement, j’ai choisi de procéder ainsi. Notre système de justice prévoit cette option comme remède ultime aux délais inacceptables», a-t-elle expliqué, alors que 1390 jours se sont écoulés depuis son arrestation.

«Je n’ai rien à cacher. J’ai toujours clamé mon innocence. J’ai toujours voulu un procès. Les délais que je subis sont cruels et inhumains. Le périple judiciaire dans lequel j’ai été happée me place dans une situation personnelle et professionnelle intenable», a déclaré l’ex-députée du Parti libéral du Québec.

Nathalie Normandeau faisait face à huit chefs d’accusation, mais cinq d’entre eux ont été abandonnés par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), le 30 août dernier.

Mme Normandeau, son ex-chef de cabinet Bruno Lortie, l’ex-vice-président de Roche Marc-Yvan Côté, Mario W. Martel et France Michaud, de Roche, ainsi que l’ancien maire de Gaspé François Roussy, ont été arrêtés par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) en mars 2016 dans le cadre d’une enquête portant sur l’octroi de financement politique en échange de contrats publics.

Depuis son passage en politique, Nathalie Normandeau a entre autres été animatrice à la radio. Leclerc Communication, qui est propriétaire de la station BLVD 102,1 où elle était à la barre de l’émission du midi, et Mme Normandeau ont mis fin à leur association en août dernier.

D’ici à l’audition de lundi, Nathalie Normandeau n’émettra aucun autre commentaire.

Avec La Presse canadienne.

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