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29/02/2020 14:47 EST

Image pornographique: Greta Thunberg répond aux auteurs

«Ça montre que nous sommes en train de gagner.»

ASSOCIATED PRESS
Greta Thunberg s'adresse à des militants du mouvement "Vendredis pour l'avenir" (Fridays For the Future), le 21 février 2020 à Hambourg, en Allemagne. (Christian Charisius/dpa via AP)

La militante écologiste suédoise Greta Thunberg a commenté, samedi, la controverse entourant un autocollant pornographique évoquant son image distribué en Alberta.

L’adolescente de 17 ans a réagi avec son flegme habituel sur Twitter, interprétant l’image dégradante comme une preuve qu’elle gagne du terrain dans sa lutte contre l’inaction climatique et l’industrie pétrolière.

Ils commencent à être de plus en plus désespérés... Ça montre que nous sommes en train de gagner.

Vendredi, le HuffPost Québec révélait que la Gendarmerie royale du Canada avait conclu que le dessin, bien qu’«inapproprié», ne constituait pas de la pornographie juvénile.

L’autocollant montre une jeune fille nue et de dos, avec deux mains qui tirent ses tresses derrière elle. Le mot “Greta” apparait sur les chute de ses reins, aux côtés du logo de la compagnie pétrolière albertaine X-Site Energy Services.

La compagnie a nié toute responsabilité, mais un employé de l’industrie pétrolière albertaine a affirmé au HuffPost Canada que l’autocollant avait été distribué à des travailleurs, hors de leur lieu de travail, pour qu’ils l’apposent sur leur casque de sécurité.

À VOIR: Alexandre Boulerice condamne une image dégradant Greta Thunberg

L’image a soulevé la controverse partout au pays, alors que plusieurs y ont vu un acte criminel. La Chambre des communes a même adopté à l’unanimité une motion condamnant l’autocollant, décrit par Alexandre Boulerice comme «encourageant l’agression sexuelle violente d’une jeune militante écologiste». 

Répondre aux attaques

Ce n’est pas la première fois que Greta Thunberg, atteinte du syndrome d’Asperger, est la cible d’attaques gratuites. Elle a l’habitude d’y répondre avec beaucoup de sang-froid et parfois même d’humour.

En août 2019, un chroniqueur australien de l’empire médiatique de Rupert Murdoch - critiqué même par son fils pour la couverture climatosceptique de ses quotidiens - avait qualifié Greta Thunberg de «profondément dérangée», «étrange» et souffrant de «plusieurs désordres mentaux».

Dans une réponse désormais célèbre, la jeune fille avait répondu sur Twitter qu’elle était effectivement «profondément dérangée»... «par le fait que ces campagnes de haine et ces théories du complot se poursuivent simplement parce que nous les enfants faisons ce que la science nous demande». «Où sont les adultes?» lançait-elle, faisant écho à la chronique de son détracteur.

Encore plus célèbres, peut-être, sont les réponses de l’adolescente aux attaques répétées du président américain, Donald Trump.

En septembre dernier, alors que Trump tweetait sarcastiquement qu’elle avait l’air d’une «jeune fille très heureuse qui voit un avenir brillant et merveilleux», elle avait changé sa biographie sur le réseau social pour le ridiculiser.

Twitter/Greta Thunberg

Deux semaines plus tard, elle avait récidivé lorsque Trump lui avait dit de «relaxer» et d’aller «voir un bon vieux film avec un ami».

«En train de relaxer et de regarder un bon vieux film avec un ami», avait-on pu lire dans sa biographie pendant un moment.