POLITIQUE
27/09/2018 11:32 EDT | Actualisé 27/09/2018 11:32 EDT

Jean-François Lisée veut mettre de côté la campagne négative et être le candidat du «rassemblement»

... tout en attaquant à nouveau la crédibilité du chef de la CAQ, François Legault.

Olivier Robichaud

Après une fin de campagne marquée par les attaques et les coups bas de toutes parts, le chef du Parti québécois souhaite réduire les sorties négatives pour devenir le candidat du «rassemblement».

Les derniers jours ont donné lieu à des attaques personnelles de la part des trois chef du PLQ, du PQ et de la CAQ. Le premier ministre sortant Philippe Couillard a traité François Legault de «brouillon», pendant que le chef caquiste accusait M. Couillard de cacher ses avoirs à l'étranger.

Sans parler du fameux «ta yeule» lancé (ou pas!) par M. Legault à Jean-François Lisée pendant le débat à TVA.

Mais les attaques les plus virulentes sont venues de la part du camp souverainiste. M. Lisée lui-même a lancé un juron à l'endroit d'un ministre libéral. Il a aussi fait plusieurs remarques sur l'indépendance et les allégeances marxistes de la co-porte-parole solidaire, Manon Massé.

Mercredi, l'ex-chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a lancé une attaque de front contre Mme Massé.

En conférence de presse jeudi matin, M. Lisée a semblé vouloir tourner la page.

«Vous allez me voir travailler très fort, comme je le fais depuis des jours, pour envoyer un message de rassemblement. [...] Je pense qu'on a de bons arguments pour dire que le Parti québécois, de René Lévesque à aujourd'hui, c'est l'instrument du rassemblement.»

Mercredi, M. Lisée a qualifié «d'insultants» les propos de Manon Massé, selon qui Québec solidaire est le véritable héritier de René Lévesque.

M. Lisée souligne que c'est à la suite de son appel que les chefs de partis se sont ralliés à l'Union des producteurs agricoles pour défendre la gestion de l'offre.

La trève a toutefois été de courte durée. Lors de la même conférence de presse, il a répété la ligne qu'il martèle depuis le début de la campagne, affirmant que François Legault «manque de crédibilité».

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