POLITIQUE
17/10/2015 12:21 EDT | Actualisé 17/10/2015 12:37 EDT

«Ma première campagne»: cinq candidats dressent le bilan de leur expérience électorale

Deux jours. Deux petits jours sur les 79 que compte cette campagne électorale exceptionnellement longue. Mais deux jours encore pour convaincre ces fameux électeurs toujours indécis qui feront, peut-être, la différence lundi soir.

Pour les cinq candidats invités par le Huffington Post Québec à témoigner dans le cadre de la série de blogues « Ma première campagne », l’heure est également venue de dresser le bilan de leur expérience. Peu importe le verdict des urnes, que retiennent-ils de leur aventure électorale et de ces 77 jours passés à rencontrer les citoyennes et citoyens de leurs circonscriptions?

Candidate du Parti conservateur dans Drummond, Pascale Déry se dit « fière du chemin parcouru au cours de ces 11 semaines ». Si elle salue le travail accompli par les bénévoles - « ce qu'il y a de plus précieux en campagne » -, l’ancienne journaliste de TVA considère qu'une campagne électorale est aussi « un test pour soi. J'ai été mise à l'épreuve sur ma capacité d'endurance, d'adaptation, à gérer les émotions et le stress, à gérer le travail en équipe, la logistique, la conciliation travail-famille... » Et elle croit sincèrement avoir passé le test.

Simon-Pierre Landry, qui porte les couleurs du NPD dans la circonscription de Laurentides-Labelle, compare lui ces 79 jours à un marathon. « Et comme un marathon, ce fut exigeant. Physiquement, mais également émotivement. Se battre pour ses convictions exige énormément de persévérance et de détermination », constate-t-il. La deuxième leçon, tout aussi importante, qu’il retiendra de cette campagne: « C'est seulement ensemble qu'on arrive à faire bouger les choses. »

Christine Poirier sortira elle de cette campagne « la tête haute, avec la certitude d'avoir fait le maximum pour la remporter. » Entre la députée néo-démocrate sortante Hélène Laverdière et le chef du Bloc Gilles Duceppe, la candidate du Pari libéral dans Laurier-Sainte-Marie a dû « travailler fort pour se tailler une place dans cette course » qui fut notamment ponctuée par la naissance de sa fille Florence. « Ceux qui doutaient de ma capacité à mener de front campagne et maternité ont été confondus », écrit-elle.

André Belisle remercie lui aussi chaleureusement tous les bénévoles qui l’ont aidé depuis le 2 août. « C'est votre énergie qui m'a permis de passer au travers de cette campagne », leur déclare le candidat du Parti vert dans la circonscription de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis. Sur un plan plus politique, il se réjouit que l'environnement se soit retrouvé à l'avant-plan électoral : « On sent que le pays se conscientise de plus en plus, ce qui est porteur d'espoir pour le futur. »

Quant à Catherine Fournier, elle avoue devoir souvent se pincer tellement le nombre d'appuis qu’elle reçoit dans les lieux publics est important :« Les gens me klaxonnent lorsque je suis en voiture. Ils viennent me serrer la main lorsqu'ils me croisent, m'interpellant par mon nom. » Même si la candidate du Bloc québécois dans Montarville ne veut rien tenir pour acquis, car il « faudra travailler très fort jusqu'au dernier instant », elle veut toutefois croire que « ces signes ne trompent pas…»

À lire sur les blogues

- Tous les espoirs sont permis - Christine Poirier

- Si la tendance se maintient - André Belisle

- Ces signes qui ne trompent pas… - Catherine Fournier

- Fin de course - Simon-Pierre Landry

- Les bénévoles: ce qu'il y a de plus précieux en campagne - Pascale Déry

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST

Galerie photo Les circonscriptions à surveiller le 19 octobre Voyez les images