Le Ministre des Affaires étrangères John Baird, caresse sa passion pour la Grande-Bretagne depuis toujours. Même son compagnon félin est baptisé à l'honneur de la célèbre dame de fer, l'ancienne Première ministre britannique.
Le politicien de carrière ottavien s'est livré à son dévouement à la monarchie britannique en purgeant la peinture célèbre de l'artiste québécois Alfred Pellan de son immeuble à bureaux afin de le remplacer par une image de son monarque préféré.
L'engouement britannique de M. Baird a dégénéré quand son manque de jugement s'est propagé à la sérieuse question de la politique étrangère. Le ministre Baird et son homologue britannique William Hague ont annoncé plus tôt cette semaine leur intention de fusionner les ambassades britanniques et canadiennes. Pour préciser, M. Baird a qualifié la formule patibulaire de « partage » de locaux et services. Tout comme le « partage » des fichiers sur Napster, l'échange libre de fonctions diplomatiques entre les administrations internationales n'inspire point la confiance.
Le gouvernement Harper a eu recours à un subterfuge pour vendre l'idée aux canadiens sous l'astuce de « mesure d'économie fiscale ». L'énoncé dégage un soupçon d'hypocrisie d'un gouvernement aux prises avec le cafouillage grotesque que fut le sommet du G20 et le fossé monétaire que demeure l'achat des avions de chasse F-35.
Malgré le resserrement fiscal fédéral, le PM Harper trouve toujours des fonds pour promouvoir la Grande-Bretagne. Son ministre du patrimoine a déformé les faits historiques pour défendre la dépense de 28 millions de dollars pour célébrer une guerre, vieille de 200 ans, entre deux nations étrangères. Vous l'avez deviné - c'est la Grande-Bretagne a eu raison de la guerre de 1812 contre les États-Unis.
Stephen Harper a trouvé une autre façon d'enfoncer la Couronne britannique dans la gorge des canadiens en multipliant les visites royales depuis qu'il a emménagé au 24 Sussex en 2006. Autrefois rarissimes, les visites royales sont devenues des décaissements annuels; soit une excuse pour que les enfants et les petits-enfants hyper cossus de la Reine Elisabeth (ainsi que leur entourage) rendent visite à leurs sujets. Cette largesse, bien sûr, est une gracieuseté du contribuable canadien, incluant les descendants des abus historiques aux mains des anglais.
En 2012, le Premier Ministre Harper a même chassé en Chine l'éblouissante Gouverneure Générale Michaëlle Jean pour permettre à son monarque chéri de miroiter sa puissance coloniale pendant une journée qui devait être consacrée au Canada et ses citoyens. En anéantissant la Fête du Canada, Harper a concentré le focus national sur des personnes qui n'habitent point dans notre pays. Quelle crapuleuse manière de saluer le Canada moderne.
Quand à lui, le Ministre de la Défense nationale Peter MacKay a souffert de la langue de bois quand il a omis les coûts engendrés au budget militaire en renommant les Forces militaires canadiennes afin de saluer le passé colonial britannique. Un clin d'œil à l'époque où les troupes canadiennes se sont livrées sous le drapeau du Royaume-Uni; impossible de les distinguer des entités étrangères. Il y a de sombres épisodes quand les soldats canadiens, désormais des pions Anglais, ont participé aux conquêtes coloniales en Afrique du Sud, pour ne nommer que celle là, où le viol et la torture sont les armes privilégiées pour dompter les populations locales d'Afrique sub-saharienne. L'ajout du mot «royal» à l'appellation du corps militaire a été vivement critiqué par les québécois et les canadiens anglophones qui voyaient la particularité canadienne de l'institution s'embrumer inutilement.
Sous les masques désignés «économie d'espace, de ressources et d'argent», le gouvernement Harper offre la souveraineté du Canada sur un plateau d'argent à la Grande-Bretagne avec la déclaration d'accouplement des ambassades. Dans un geste révélateur, l'annonce a été dévoilée en primeur à Londres plutôt qu'a Ottawa. Ni l'une, ni l'autre des attestations n'a fait mention des services diplomatiques en français qui risquent de s'estomper à l'issue des fusions forcées. La flagrante tendance de s'agenouiller devant les dignitaires et la monarchie anglaise, symbole de soumission collective, est angoissante à plusieurs niveaux. L'indépendance diplomatique canadienne, tout comme les droits linguistiques acquis ne doivent jamais être abrégés ou abandonnés quelque soit le coût.
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[...] Et ça explique pourquoi notre Reine est toujours notre Reine et pourquoi nos liens d’amitié restent aussi solides maintenant qu’ils l’étaient au temps de M. Churchill.
——Très Hon. Stephen Harper, Premier Ministre du Canada, 14 juillet 2006, lors d’un discours à la Chambre de Commerce Canada-GB, Londres
source: http://www.monarchist.ca/fr/citations
Je ne crois pas que le couple " à-la-Disney " W&K va vous offrir l'honneur de vous prosterner lors de leur prochaine visite au Canada.
Misère...
Dites-vous que le Québec est beaucoup plus différent du Canada anglais, que le Canada l'est de la Grande Bretagne. Changez vos noms, et tout le discours sur la souveraineté canadienne par rapport aux restes de la monarchie anglaise s'applique et se décuple pour parler de la souveraineté Québécoise vis-à-vis du Canada anglais.
La vision Harperienne du Canada est minoritaire dans le Canada actuel, mais assez faiblement. Qu'en serait-il si le Québec venait à se séparer? Il est fort possible que cette vision devienne majoritaire dans ce qu'il restera du Canada - dont le vrai nom de constitution demeure «Amérique du nord britannique».
C'est plate à dire, mais je crois qu'entre ce que vous percevez comme un Québec xénophobe, chauvin et raciste, que vous haissez visiblement, et un Canada, succursale pétrolifère des É.U. et succursale politique des britanniques, vous assistiez au démantèlement du Canada artificiel et théorique à la Trudeau, construction administrative multiculturelle et anationale.
Qui sait, si les libéraux fédéraux avaient appuyés Meech à l'époque, de quoi aurait l'air le Canada aujourd'hui? Avec une participation pleine et volontaire du Québec à Ottawa, et sa signature bien ancrée dans la constitution??
En tout cas, la réalité actuelle est que nous sommes deux solitudes difficilement réconcilliables sur les plans intérieurs et extérieurs, et que la «scission cellulaire» entre ces deux entités demeure la voie la plus épanouissante pour chacune d'elles.
Et LeGo vas éviter la chicane et aprouver ça. parce qu'on aime pas la chicane nous autres...
Peut-être que j'aurai MON PAYS avant de voir ça en territoire étranger.