On a les héros qu'on mérite et les Québécois, qui ont une piètre estime d'eux-mêmes, éprouvent sans doute du mal à accorder de la grandeur et de la vertu à de leurs semblables. Le cas est particulièrement évident avec nos hommes et nos femmes politiques qui se sont portés à la défense de nos droits à travers l'histoire. Alors que la France célèbre Clémenceau et de Gaulle, et les États-Unis, Washington et Roosevelt, le Québec a plutôt pour héros des bagarreurs pugnaces, de Louis Cyr à Maurice Richard, des hommes « de peu de mots ».
Comment peut-on concilier la plus grande liberté individuelle possible et l'égalité entre tous au sein de la communauté? Voilà un paradoxe politique fondamental et on ne peut plus actuel. Au Québec comme ailleurs, un discours de droite pseudo-libertarien affirme haut et fort que ce paradoxe est insoluble - on peut le lire sur toutes les tribunes : à lire et à écouter ses auteurs, la gauche serait liberticide en défendant l'intervention de l'État (notamment) pour favoriser une plus grande justice sociale, à combattre les inégalités socioéconomiques.
Jeune, dès que j'ai eu assez d'argent pour m'abonner à un journal, c'est au Devoir que je l'ai fait. Bien que plus mince que ses concurrents, la qualité des analyses et des lettres d'opinion inspiraient le militant politique précoce que j'étais. C'est donc avec une grande tristesse que je vois Le Devoir glisser dans la non-pertinence. En période d'éclipse de la question nationale, cette déliquescence est surtout visible sur les enjeux internationaux.
Il existerait un déséquilibre systémique et récurrent: alors que la population anglophone du Québec compte pour moins de 9 % de la population totale, les universités anglophones du Québec recevraient quelque 25 %, et plus, des fonds du gouvernement québécois et quelque 35 % de l'aide du gouvernement fédéral. Ceci revient à dire que les universités québécoises francophones ne reçoivent pas leur juste part.
En 1968, j'avais 20 ans presque 21, et toute une année de police derrière moi. Embauché avec 140 autres jeunes comme moi, tout juste avant l'Expo 67, nous avions profité de cette époque bénie entre toutes. Ma première Saint-Jean-Baptiste en tant que flic, fut un souvenir impérissable. Les gens en liesse applaudissant les fanfares et les chars allégoriques, les jeunes filles légèrement vêtues, peu farouches et séductrices, les officiers aux dorures étincelantes... Bref, une Saint-Jean comme on n'en verra plus pendant des années.
L'ADN est un exemple frappant de la Nature exponentielle du progrès technologique. En 1985, les généticiens considéraient que l'on ne pourrait jamais séquencer l'intégralité de notre ADN. En réalité, ce projet colossal de trois milliards de dollars toucha au but en 2000, avec l'annonce d'une première ébauche du génome humain.
Au XVIIe siècle, dans l'éventail des référents identitaires (individuels ou collectifs) que pouvait mobiliser un paysan du Royaume de France, il est certain que celui de "blanc" n'avait pas sa place. Il se définirait sans doute par sa parenté, son village, sa seigneurie, sa région; des qualités y seraient certainement attachées, physiques ou morales, mais de "couleur de peau", point. Le processus de caractérisation chromatique avait pourtant débuté, aux frontières du Royaume.
Le choc ressenti par les Canadiens à la suite de la récente tragédie au Bangladesh montre qu'en tant que pays, nous nous soucions profondément du bien-être d'autrui et nous voulons des pratiques commerciales responsables et l'absence d'exploitation des travailleurs. Le statu quo n'est pas une option. Il est plus que temps d'adopter des mesures pour responsabiliser davantage les entreprises canadiennes qui mènent des activités ou font de la sous-traitance à l'étranger.
Politiques antisociales, mépris de la science, rhétorique haineuse - pour plusieurs, les conservateurs d'ici et d'ailleurs semblent difficiles, voire impossibles à comprendre. Or, la psychologie étudie depuis longtemps ce mouvement, avec des résultats surprenants. Vous ne verrez plus jamais les conservateurs de la même façon!
Le dernier billet de Bruno Massé sur le Huffington Post Québec est cinglant, accusateur, dénonciateur, mais, surtout, il n'est ni nouveau, ni original. Ce blogue est le chapitre le plus récent aux cinquante dernières années de diabolisation de la droite et du conservatisme. Ces dernières ne sont pas pareilles quoiqu'en pense l'auteur de La psychologie des conservateurs. Mais ce qui frappe le plus dans ce billet c'est à quel point Massé utilise l'objectivité de la science pour en faire un argument moral qui à comme objectif d'exclure une pensée politique et philosophique du débat public.
La nouvelle vient de tomber: il se pourrait bien que demain il faille payer pour voir certaines chaînes YouTube. Du point de vue de la relation client, ces changements nous interpellent: les géants du web ne seraient-ils pas en train de se détacher des grands principes qui ont fait leur succès jusqu'à présent?
Je m'exprime aujourd'hui en tant que journaliste sur l'évolution récente de notre profession. Exercer le journalisme et assurer la liberté de l'information n'est jamais aussi vital pour une démocratie que lorsqu'elle est secouée par la crise.
Vous avez rencontré l'amour lors d'un voyage dans le Sud? Vous souhaitez que l'heureux ou l'heureuse élu(e) de votre coeur puisse venir vivre avec vous au Québec? Ou mieux encore: vous l'avez rencontré ici même et vous souhaitez ardemment que cette personne - qui n'a aucun statut valide au Canada - puisse tout de même rester auprès de vous. Alors, c'est décidé, vous allez l'épouser...
Je crois que les Grands Ballets ont trouvé en la personne de Stephan Thoss, un chorégraphe inspiré et inspirant. Rêve, sa dernière création dont la première mondiale a eu lieu le 16 mai, est un spectacle de très grande qualité qui présente de la danse contemporaine de façon accessible et esthétique tout en donnant aux danseurs l'occasion d'utiliser leurs forces et leur expressivité.
Dans son dernier projet de loi omnibus (C-60), Stephen Harper a décidé de s'en prendre à l'indépendance de près de 50 sociétés d'État et au droit à la négociation collective. Après avoir mis en place un très coûteux registre des syndicats avec le projet de loi C-377, il continue de s'attaquer aux mouvements de travailleurs sans même considérer les impacts sur notre économie, sur la qualité des services, et sans même en évaluer la constitutionnalité.
L'ombre derrière le projet de loi C-377 porte un nom et ce n'est pas celui du député conservateur d'arrière-ban qui a été utilisé pour cacher la source véritable de cette offensive antisyndicale sans pareil au Parlement canadien. Il s'agit plutôt d'un puissant groupe d'intérêts antisyndical, Merit Canada, créé par huit associations provinciales d'employeurs de la construction, prêtes à tout pour combattre le droit des travailleuses et des travailleurs à se regrouper pour défendre leurs intérêts.
Richard Marceau, 20.05.2013
Ianik Marcil, 19.05.2013
Myriam Cottias, 19.05.2013