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Le Métallurgisme artistique, un nouveau mouvement né au Québec

15/02/2015 08:40 EST | Actualisé 17/04/2015 05:12 EDT

L'approche artistique de Maurice Louis, instigateur du nouveau mouvement artistique « Métallurgisme artistique », prend naissance dans une liberté d'expression. Autodidacte, l'artiste franco-canadien fuit l'académisme rigoureux. Il ne s'impose rien, il ne s'interdit rien, il n'utilise aucune règle pour obtenir le rendu qu'il désire. Il expérimente les différentes techniques en arts visuels dans un travail instinctif, laissant place aux aléas du hasard qui vont lui servir d'énergie nouvelle pour rebondir vers une orientation qu'il n'avait pas prévue au départ.

Il utilise tout ce qu'il a sous la main pour créer ses outils de travail. Il ne veut pas se cantonner à une technique particulière, mais tout explorer. C'est lors d'explorations visuelles qu'il a trouvé trois styles qui lui collent à la peau : le style zen, le style géométrique et lyrique abstrait et le Métallurgisme artistique, nouveau-né dans les courants d'art. Ses impressions, ses émotions, sa vision particulière, il va les peindre en se libérant des règles académiques des beaux-arts. Il veut transmettre, à sa façon, le fruit d'un travail de recherche avec l'instinct du moment.

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Le « Métallurgisme artistique » prend naissance dans la définition même du métallurgiste : « ouvrier qui travaille dans la métallurgie ». Maurice Louis donne l'illusion du métal (bronze, fer, etc.), à l'aide de ses outils de peintre. Le métallo artiste va plus loin et remonte l'histoire jusqu'à l'âge du bronze, période caractérisée par l'usage de la métallurgie du bronze, précédant celle du fer et succédant à celle du cuivre. Le retour dans le passé fait référence, chez l'artiste, au recul nécessaire qu'il a pris face à son travail éclectique à la fin de l'année 2014.

Il s'est senti obligé d'aller momentanément dans une seule direction pour maîtriser « sa » technique. Ses œuvres appelées « Bronzaïs » et ses « Métali-K », ayant une plastique qui donne l'illusion d'un travail sur métaux et alliages, étaient sorties de ses expérimentations et s'étaient progressivement imposées en 2014 comme quelque chose de nouveau aux yeux du public. Le terme « Métallurgisme artistique » devait alors englober en janvier 2015 son travail bronze/métal et tout le travail à venir, basé sur l'impression du travail métallurgique.

La notion chronologique cuivre, bronze, métal, etc. n'est peut-être pas qu'un stade évolutif dans l'histoire de Maurice Louis, mais doit être perçu comme une technique durable qui influencera sans doute l'art contemporain de ce premier quart du XXIe siècle.

L'idée philosophique derrière l'œuvre est de puiser dans le passé pour mieux entrevoir l'avenir.

Maurice Louis a toujours été attiré par l'art abstrait. Il apprécie particulièrement l'accumulation de la matière picturale sur la toile et les traces laissées par le couteau à peindre sur celle-ci. Ce qu'il aime par-dessus tout, c'est la liberté que l'on retrouve dans l'art abstrait; la liberté de voguer au gré de l'imagination, la liberté dans l'exécution, la liberté dans l'interprétation de l'œuvre achevée. Zen, lyrique ou géométrique, l'abstraction va de pair avec sa personnalité.

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Qui est Maurice Louis

Maurice Louis est né en 1958 à Trouville-sur-Mer, en Normandie (France). Sa ville natale se situe entre Honfleur, commune portuaire normande située sur la rive sud de l'estuaire de la Seine, mondialement connue, et Deauville, station balnéaire considérée comme l'une des plus prestigieuses en France, qui accueille de multiples festivals internationaux, dont le Festival du cinéma américain, le Festival du film asiatique, etc. Maurice Louis, constamment baigné dans cet environnement, développe très tôt le goût pour l'art. Il travaille à la mise en place et à l'organisation de festivals, faisant partie de ce milieu artistique particulier. Il se découvre un attrait irrésistible pour la peinture, tout particulièrement pour l'art abstrait.

À 18 ans, il s'installe à Paris et crée une compagnie de services spécialisés pour les grands noms de la mode, du cinéma et de l'art. Ayant établi de nombreux contacts, issus de ses relations privilégiées passées avec les artistes, il se taille une place auprès d'une clientèle prestigieuse. Ses premiers clients sont les Productions Films 13, qui appartiennent au réalisateur Claude Lelouch, et Adel Productions, qui œuvre pour Alain Delon. Ses services professionnels, spécialement dans la mise en place de décors, l'organisation et la présentation de salons attirent de grands noms de la haute couture comme Chanel, Lanvin, Yves Saint-Laurent, Hermès, Oscar de la Renta et de multiples galeries d'art parisiennes. Maurice Louis profite également de cette opportunité pour présenter ses peintures dans quelques expositions en France, au début des années 2000.

Lors d'un voyage au Canada, plus précisément à Québec, il est enthousiasmé et attiré par cette belle ville au cachet européen. L'architecture du Vieux-Québec lui rappelle la Bretagne et son coin de pays, la Normandie. Il apprécie tout particulièrement le cadre de la ville, bordée par le fleuve Saint-Laurent, à proximité de la nature. Ayant fait le tour de la province pour explorer de nouveaux horizons, il a un coup de cœur pour Lac-Beauport, situé en banlieue de Québec. Maurice Louis décide de s'y installer en 2005 avec sa femme et son fils. Aussitôt installé, l'artiste prend sept années sabbatiques, une première retraite en quelque sorte, souhaitant profiter pleinement de son nouveau pays. Cette pause temporaire lui permet de faire des achats et des reventes dans le domaine de l'immobilier. En décembre 2009, il devient Canadien. Son besoin de s'exprimer à travers l'art le pousse petit à petit à reprendre ses pinceaux.

En 2014, il renoue avec les expositions et se fait aussitôt remarquer. Près de dix ans après son arrivée au Québec, il devient membre de la Guilde artistique de Lac-Beauport (GALB) et du Collectif International d'Artistes ArtZoom (CIAAZ) pour aller de l'avant dans sa carrière d'artiste peintre. Pendant deux mois, au passage de 2014 à 2015, il présente une exposition personnelle à Stoneham, intitulée « Variations abstraites », dans laquelle un certain type de peinture trouve rapidement acquéreurs. Le public découvre ce nouveau style que l'artiste désigne sous l'appellation « Bronzaï » et « Métali-K » qui trouvera un nom plus approprié, plus global, en janvier 2015, grâce au concours d'une théoricienne de l'art, essayiste, critique et journaliste spécialisée, qui œuvre au niveau international depuis 1997. Le « Métallurgisme artistique » naît et Maurice Louis en est l'instigateur.

Fin janvier 2015, il reçoit le Prix Nouveau Mouvement en arts visuels suite à la découverte du « Métallurgisme artistique », ce qui lui a ouvert déjà quelques portes depuis janvier et lui ouvrira assurément d'autres portes dans un avenir rapproché. On compte déjà parmi les collectionneurs de ce nouveau mouvement artistique en arts visuels diverses personnalités, notamment madame Christine Saint-Pierre, députée d'Acadie et ministre des Relations internationales et de la Francophonie.

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Son atelier, situé à Lac-Beauport, est ouvert à la visite sur rendez-vous. Ceux qui auraient manqué ses précédentes expositions peuvent se rattraper en allant voir, directement dans l'antre de l'artiste, ce nouveau courant d'art.

Les autres mouvements artistiques nés au Québec

En août et septembre 2013, une série d'articles ont été écrits sur les mouvements artistiques nés au Québec, dans lesquelles j'avais écrit que l'art contemporain était une terre favorable à l'éclosion des «ismes»; ces mouvements, ces tendances, ces styles qui permettaient au public de se repérer dans l'infinitude des pratiques propres à chacun des artistes. Je présentais quelques mouvements, parfois méconnus du grand public québécois. En réalité, il est extrêmement rare de découvrir un nouveau mouvement artistique.

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Depuis Kandinsky, l'art abstrait n'a jamais cessé de se frayer un chemin à travers des formes stylisées, parfois controversées. La terminologie est indissociable des luttes idéologiques entre artistes. C'est ce qui a formé toute la richesse, mais aussi la confusion, des termes. Le « Métallurgisme artistique » ne fait pas exception. C'est la distinction esthétique qui pousse à une nouvelle appellation. L'illusion est tellement « réaliste », bien que l'œuvre soit abstraite, que les gens ont tendance à toucher le tableau pour se convaincre que le travail n'est pas fait dans une usine sidérurgique.

Au niveau symbolique, les métaux symbolisent l'énergie, la transformation, la transmutation. Ils correspondent également à des âges de l'humanité qui établissent une régression spirituelle, en éloignant de plus en plus l'homme du céleste, le rapprochant donc de la terre - du monde concret. Toujours symboliquement, les métaux personnifient l'éternité, la durabilité, l'intemporalité. Le « Métallurgisme artistique » est donc appelé à durer.

Les images sont diffusées avec la permission de l'artiste

Metallurgisme artistique

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