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Sophie Durocher n'accepte pas les excuses des «mononcles» du show-business

La chroniqueuse persiste et signe.

13/11/2017 13:54 EST | Actualisé 13/11/2017 14:03 EST
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Le réalisateur Sylvain Archambault a présenté ses excuses, ce dimanche 12 novembre, pour les comportement dégradants qui lui ont été reprochés au cours des derniers jours. Une longue lettre dans laquelle il disait également souhaiter terminer ses projets en cours avant de prendre une longue pause pour faire le point.

«Je reconnais que nous sommes dans une ère nouvelle et que j'aurais dû changer mes façons de faire en conséquence. Toutefois, ces comportements étaient sans malice ni mauvaises intentions», déclare notamment le réalisateur des Pays d'en haut.

Un message qui n'a évidemment pas fait l'unanimité, et que n'a pas hésité à balayer du revers de la main Sophie Durocher, dans une chronique intitulée La Terre appelle les mononcles, publiée ce lundi 13 novembre, dans le Journal de Montréal.

Outre Archambault, la chroniqueuse écorche au passage le même type d'excuses, qu'elle qualifie de «bidon», qu'ont présentées, notamment, Éric Salvail, Giovanni Apollo et Louis C.K..

«Je ne suis plus capable d'entendre des gens accusés de comportement inacceptables utiliser, dans leurs excuses publiques, l'argument de l'"époque". Comme dans la phrase: "J'ai eu des comportements d'une autre époque"», poursuit-elle.

«Un autre argument que je ne suis plus capable de lire dans une lettre d'excuses: "Si jamais j'ai blessé des gens".»

Comment ça, «si jamais»?

«Si jamais des gens ont été offensés que je leur mette mon pénis dans la face»... comme si c'était possible que des gens trouvent ça le fun!

«Si jamais certains ont été choqués que je les traite de grosses cochonnes»... comme si c'était une façon normale de s'adresser aux gens!

«Si jamais les gens ont été peinés que je fourre une dinde dans mon émission de cuisine et que je lui donne le prénom de ma collaboratrice»... comme si c'était hilarant!

Ce si jamais place le fardeau de la preuve sur la victime. «Si jamais» tu as été offensée, ça laisse entendre que tu aurais très bien pu réagir autrement.

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