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Anderson .Paak en met plein la vue en clôture du Festival de jazz

Anderson .Paak a fait vibrer la dernière soirée du Festival de jazz avec un concert délirant!

09/07/2017 08:43 EDT | Actualisé 09/07/2017 09:07 EDT
Paméla Lajeunesse

Il est arrivé sur la scène de la Place des Festivals comme un roi. Accompagné de son groupe The Free Nationals, le Californien Anderson .Paak, casquette et lunettes de soleil, a fait vibrer la dernière soirée du Festival de jazz avec un concert extérieur tout simplement délirant.

On finit en beauté. Après avoir fait danser la Vieille Capitale vendredi, le nouveau prince de la soul issu de la scène jazz, Anderson .Paak s'est produit samedi soir au cœur d'une place des Festivals grouillante de monde. «Bonjour Montréal. Avant que je commence, je voudrais que vous fassiez le plus de bruit possible», a-t-il lancé en brandissant son micro en direction du public.

Révélé par Dr. Dre sur Compton en 2015, le rappeur originaire de Los Angeles a commencé à acquérir une certaine notoriété en 2013 avec Cover Art, EP sur lequel il s'amuse à transformer des titres phares folk et rock en morceaux soul et R&B. Toute la recette .Paak est là : un maelstrom de styles accrocheurs assez géniaux livrés à travers une voix de crooner où se télescopent rap, gospel et funk.

Influences multiples

Le talentueux musicien de 31 ans à l'ascension foudroyante ne s'est privé de rien. Souvent installé à la batterie (qu'il maîtrise à la perfection) et au micro, cette bête de scène nous a offert ses magnifiques pièces puisées dans son album lumineux Malibu (deux nominations aux Grammy Awards 2017) comme The Season / Carry Me, Come Down, The Waters, Put Me Thru et Heart Don't Stand a Chance. Il a poursuivi avec des créations moins connues, notamment une version éclatée de Suede, tirée de Link Up & Suede sorti en 2015.

Dans ses paroles, le métis de mère coréenne et de père afro-américain raconte son enfance qui n'a pas toujours été joyeuse. Une mère dépendante au jeu et un père en prison, l'artiste au bord de l'indigence s'en est sorti comme batteur dans une église baptiste de son quartier natal de Oxnard en Californie. Sa discographie transpire les rythmes de sa jeunesse aux multiples influences allant de Stevie Wonder à Kendrick Lamar en passant par Brian Wilson.

Malgré tout, le chanteur-rappeur au sourire ravageur ne broie pas la musique en noir. Bien au contraire, ses propositions sont souvent remplies d'optimisme. «There's something more to this shit», scande-t-il dans son énergique opus Milk n' Honey, premier titre de son album Venice. Message bien reçu.

Découvrez les photos du spectacle de clôture dans la galerie ci-dessous :

La soirée de clôture du Festival de jazz

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