POLITIQUE

Autoroute 13: la SQ admet «ne pas avoir pris les bonnes décisions»

16/03/2017 10:59 EDT | Actualisé 16/03/2017 12:47 EDT

La Sûreté du Québec a reconnu, jeudi, avoir commis des erreurs dans l'opération durant laquelle des centaines d'automobilistes sont restés piégés 12 heures sur l'autoroute 13. La SQ a relevé de ses fonctions l'officier qui aurait dû, selon elle, ordonner plus rapidement l'évacuation de ces citoyens.

En plus de l'enquête externe ouverte par le gouvernement du Québec dans cette affaire, une enquête interne est en cours à la SQ pour faire la lumière sur « la chaîne de décisions » qui a mené à un tel cafouillage, a déclaré Guy Lapointe, porte-parole de la SQ.

Lors d'une conférence de presse, jeudi, Guy Lapointe a révélé que le policier qui était responsable de la gestion des opérations dans la nuit du 14 au 15 mars dernier a été relevé de ses fonctions, jeudi matin. Il est affecté à des tâches administratives, jusqu'à nouvel ordre.

« Le gestionnaire aurait dû plus rapidement changer l'axe d'intervention d'un axe de réouverture des voies [de circulation] à un axe d'évacuation des gens qui étaient pris sur place. Ç'aurait dû se faire avant ça », affirme Guy Lapointe.

Des défaillances dans la prise de décisions

«La responsabilité de cet officier-là était de voir au bon déroulement des opérations et, à cet égard, nous on considère qu'il y a des choses qui n'ont pas été faites correctement.» - Guy Lapointe, porte-parole de la SQ

La SQ attend de conclure son enquête pour déterminer si elle sanctionnera cet officier. « Cette personne n'a pas pris les bonnes décisions, a déclaré sans ambages le porte-parole du corps de police. Est-ce la seule personne [ qui n'a pas pris les bonnes décisions]? On ne le sait pas pour le moment. »

Guy Lapointe a tenu à préciser que l'enquête ne visait pas le travail des policiers sur le terrain. Aux prises avec des conditions climatiques et routières difficiles, ces patrouilleurs étaient en plus privés de ressources cruciales, a expliqué en substance Guy Lapointe, citant le fait que la Société de transport de Montréal ou encore le Service de sécurité incendie de Montréal auraient dû être appelés plus vite en renfort.

Deux camionneurs qui ont refusé de « collaborer »

Guy Lapointe a de plus expliqué qu'il y a « une enquête en soi » sur le comportement des deux camionneurs dont les véhicules ont été immobilisés sur l'autoroute à partir de 18 h 05, mardi soir. Jusqu'ici l'enquête interne de la SQ révèle que le premier problème est survenu lorsque les camionneurs ont refusé de collaborer au remorquage de leurs véhicules, ce qui a entraîné un gigantesque bouchon sur le tronçon de l'A-13 reliant les autoroutes 20 et 40, dans l'ouest de l'île de Montréal.

«Sans rentrer dans les détails, ils [les camionneurs] considéraient qu'ils n'avaient pas à être tenus responsables du fait que leurs véhicules étaient immobilisés et, de ce fait, n'ont pas voulu collaborer.» - Guy Lapointe, porte-parole de la SQ

La SQ entend déterminer si ces camionneurs ont entravé le travail des policiers. « Est-ce qu'on parle d'une infraction qui pourrait être de nature pénale ou de nature criminelle? Cet aspect-là actuellement fait l'objet d'une enquête », a expliqué Guy Lapointe.

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