DIVERTISSEMENT

Festival de jazz: Fwonte à fond la forme

01/07/2016 06:16 EDT | Actualisé 01/07/2016 06:16 EDT

Jeudi soir, Fwonte a investi une des scènes extérieures du Festival de jazz avec dans ses bagages un son unique venu des Antilles et des studios électroniques. Sans jamais manquer de style, l’audacieux rappeur montréalais d’origine haïtienne a mis le feu tout en passant un message d’espoir à la jeunesse.

«On est ici pour avoir du fun, pour chanter et pour danser», a tout de suite prévenu Fwonte. Veste colorée et chapeau vissé sur la tête, le jeune homme semblait aux anges de pouvoir enfin partager les titres de son mini-album, No Wanga, sorti l’automne dernier et très apprécié par la critique.

LIRE AUSSI :

» Sharon Jones et les Dap-Kings célèbrent la vie en musique

» Melody Gardot et Lisa Simone : de la grande classe à l'américaine

Et pour sa première participation au FIJM, il en a mis plein la vue. L’énergie était là. Entouré de son groupe et de quelques danseuses, il n’a pas lésiné sur les efforts en invitant le public à chanter avec lui. Timides au départ, les festivaliers se sont finalement lâchés devant la ténacité communicative de cet infatigable artiste né à Port-au-Prince.

Un beau mélange des genres

Pendant plus d’une heure, les morceaux en français, anglais et créoles ont défilé à toute allure, ne laissant aucun répit à un auditoire médusé devant cette proposition musicale réunissant hip-hop, rythmes électroniques tropicaux et musiques traditionnelles des Antilles.

Car voilà tous les talents de cette figure engagée qui réussit à mélanger, parfois avec brio, les styles et les genres. Fwonte que l’on connaissait auparavant sous le patronyme de M. OK – alias Kerns Olibrice – joue avec l’électro-pop sans jamais renier son héritage haïtien. C’est frais et surtout très originales comme avec les chansons Mizik sa, Tèt frèt ou le trébidant Traffic.

Entre deux changements de costumes, dont un t-shirt arborant un large cœur sur la poitrine, Fwonte est revenu plusieurs fois sur son expérience personnelle. Il a appelé les jeunes à ne pas baisser les bras. «Rien n’est magique dans la vie, il faut travailler fort pour y arriver», a-t-il répété avant de déclarer tout son amour pour Montréal qui selon ses propres mots a fait de lui l’artiste qu’il est devenu aujourd’hui.