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Un militant anti-registre donne une conférence dans une école

23/03/2016 05:18 EDT

QUÉBEC – Le porte-parole du mouvement Tous contre un registre québécois des armes à feu a été invité dans une école mardi afin d’exposer aux élèves les raisons de son opposition à l’immatriculation des armes d’épaule.

Guy Morin a rencontré des élèves de quatrième et cinquième secondaire au Collège des Hauts Sommets, une école privée de Saint-Tite-des-Caps, près de Québec. Le militant anti-registre affirme avoir été invité à l'initiative d'un élève après qu’un enseignant ait fait visionner le documentaire «Bowling for Columbine» à sa classe. Le film de Michael Moore revient sur la tuerie de Columbine, en 1999, où deux étudiants ont ouvert le feu sur leurs collègues. La fusillade avait fait treize morts.

En plus d'expliquer les lois actuelles entourant les armes à feu, Guy Morin a exposé aux élèves les raisons de son opposition au projet de registre québécois des armes à feu. Avec le projet de loi 64, dont les audiences en commission parlementaire débutaient mercredi, le gouvernement Couillard souhaite remplacer le registre des armes d'épaule aboli par le gouvernement Harper.

Principal porte-parole du mouvement d’opposition au registre des armes à feu, Guy Morin nie avoir cherché à influencer les jeunes. «Ce n'était pas pour essayer de convaincre qui que ce soit, dit-il. C'était pour passer l'information, pour que les étudiants soient capables de se faire une idée sur tout ce qui se passe présentement au niveau des armes à feu au Canada.»

Le directeur général de l’établissement, Marc Charbonneau, explique que la présentation s’inscrit dans le cadre d’un exercice sur l’éthique. «L’idée est d’aller chercher la pluralité des opinions pour [que les élèves] se forgent la leur, explique-t-il. Ce n’est vraiment pas dans le but de faire venir quelqu’un pour les influencer dans leurs opinions.»

D’ailleurs, un intervenant en faveur du registre des armes à feu viendra également faire une présentation, assure Marc Charbonneau. Celui-ci n’a toutefois pas encore été choisi, admet-il.

Le directeur général explique qu’il n’est pas toujours facile d’intéresser les jeunes. «C’est difficile de trouver un sujet qui va les accrocher et dans lequel ils vont s’investir, dit-il. Et là, il y avait un groupe d’élèves qui avait un intérêt [pour ce sujet].»

Pour sa part, Guy Morin n'a pas d'autres événements prévus dans des écoles. «Si quelqu'un m'invite, je me déplace n'importe quand», lance-t-il.

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