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La délicate question des pensions alimentaires et du malheur des pères dans l'ombre (VIDÉO)

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Lors d'une rupture, toute la famille souffre, certains plus en silence que d'autres. Les pères sont nombreux à vivre une grande détresse, tant psychologique que financière, «apshyxiés» par des pensions alimentaires qui les laissent avec presque rien. C'est du moins ce que fait valoir l'Action des nouvelles et nouveaux conjoints du Québec (ANCQ), un organisme qui accompagne les hommes durant leur séparation familiale depuis 16 ans.

«Papa quatre jours par mois... Stop à l'injustice familiale!» peut-on lire sur l'écriteau d'un des kiosques qui trônent au Salon de l'homme, qui se tient ce weekend au Palais des congrès de Montréal. Ce kiosque, c'est celui de l'ANCQ. «Je vais donner des conférences sur la délicate question des pensions alimentaires, est-ce qu'on peut montrer l'autre côté de la médaille? Dire ce que vivent les papas?» lance la présidente Lise Bilodeau.

LIRE AUSSI: Les hommes seront à l'honneur lors de deux salons

À son avis, la Table de fixation des pensions alimentaires du Québec, qui n'a pas été révisée depuis plus de 15 ans, est vétuste et met un grand nombre de pères dans des «situations de difficulté excessive». Encore aujourd'hui, elle estime que les juges ont, au moment de déterminer la pension alimentaire et à qui reviendra la garde, un «préjugé favorable pour les femmes».

Quand l'aliénation parentale s'immisce...

Luc Latreille, père de deux filles, qui a vécu un divorce houleux, a cédé tout le patrimoine familial et la garde des enfants à son ex-femme. Il l'a regretté amèrement. «J'étais vidé, je n'avais plus un sous, j'ai dû retourner vivre chez mes parents pour pouvoir payer les pensions alimentaires. Puis ma femme a commencé à aliéner mes filles et à les monter contre moi, je n'ai pas pu les voir durant deux ans de temps», relate celui qui donne aussi une conférence au Salon de l'homme, au sujet de l'aliénation parentale.

Pour connaître son histoire, lisez notre reportage «L'aliénation parentale: quand l'esprit des enfants est «programmé» pour haïr l'autre parent».

«Les femmes sont encore celles qui vivent le plus d'abus»

«C'est pas parce que les hommes ont appris à pleurnicher que je vais leur donner raison», riposte la très colorée Anne-France Goldwater, avocate qui travaille depuis plus de 30 ans en droit de la famille. Celle qui incarne la juge dans l'émission télévision «L'arbitre» ne croit pas que les hommes sont les victimes les plus fréquentes des divorces et des séparations. «J'ai vu trop de cas où l'homme est le plus fortuné, que chez lui le niveau de vie reste très élevé tandis que la mère se retrouve dans un 4 et demi» et peinent à joindre les deux bouts, soutient-elle.

La juriste poursuit en disant que, contrairement à ce qu'elle aurait cru, les femmes peuvent aussi se révéler «mesquines». Dans une situation où la femme est celle qui est la plus fortunée, il arrive souvent qu'elle refuse de payer la pension alimentaire demandée par l'ex-époux. «On dirait que les gens sont plus attachés à leur argent qu'à leurs enfants, qu'ils soient hommes ou femmes».

La solution: la présomption de garde partagée?

Selon l'Action des nouvelles et nouveaux conjoints du Québec (ANCQ), une solution à envisager pourrait être celle de la «présomption de garde partagée». Du point de vue légal, un tel outil rendrait la garde partagée automatique. «Imaginez comme ça pourrait diminuer tout l'argent mis en frais d'avocats, toutes les disputes», conclut Lise Bilodeau.

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