POLITIQUE

Indépendance de la Catalogne : Justin Trudeau ne veut pas se mouiller (VIDÉO)

07/03/2016 07:47 EST | Actualisé 08/03/2016 11:26 EST

OTTAWA – Le premier ministre Justin Trudeau a refusé de commenter la possible indépendance de la Catalogne, sous prétexte qu’il s’agit d’une situation « hypothétique ».

« Le fait est que c’est une question pour l’Espagne, c’est une question pour les Catalans. Il s’agit d’un enjeu qui doit être pris très, très au sérieux », a-t-il dit lors d’une discussion publique organisée par le Huffington Post Canada.

LIRE AUSSI : Justin Trudeau est féministe et n'a pas peur de le dire

La Catalogne, l’une des régions les plus riches de l’Espagne, souhaite tenir un référendum pour décider de son indépendance. Mais Madrid a décidé d’adopter la ligne dure à l’endroit de Barcelone.

En réponse à une question de Guillermo Rodriguez, éditeur au HuffPost Espagne, Justin Trudeau a maintenu que ce n’est pas son rôle de s’ingérer dans les affaires des autres pays.

Le chef libéral a toutefois établi une comparaison avec le cas du Québec, qui a perdu deux référendums et qui rêve d’un troisième si le chef péquiste Pierre Karl Péladeau devait prendre le pouvoir dans la province.

« Je suis un fier Québécois et un fier Canadien, a déclaré Trudeau. Ce n’est pas tout le monde au Québec qui pense que ces deux choses sont compatibles, mais la plupart des Québécois sont d’accord pour dire qu’elles sont entièrement compatibles et complémentaires. »

Est-ce que le Canada reconnaitrait la Catalogne comme pays? « Ce serait à la communauté internationale et à l’Espagne de décider », a répondu le premier ministre canadien.

« Je ne suis pas Américain »

Trudeau a également refusé de se prononcer sur l’issue de la prochaine élection aux États-Unis, disant qu’il faisait confiance à ses voisins du Sud lorsqu’ils exerceraient leurs droits démocratiques.

« Écoutez, je sais que c’est surprenant, mais je ne suis pas Américain, a blagué le premier ministre. Je suis Canadien et plus précisément, Québécois. »

« Et ayant connu des questions litigieuses dans ma province d’origine autour du séparatisme, j’ai toujours apprécié lorsque les voisins et les alliés refusaient d’intervenir dans les décisions des Québécois. »

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter

INOLTRE SU HUFFPOST

Justin Trudeau répond aux questions du HuffPost