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29/05/2018 06:00 EDT | Actualisé 29/05/2018 06:00 EDT

L’imposture caquiste du changement

Veut-on d'un parti politique qui leurre volontairement les Québécois en leur promettant du changement, mais qui engage simultanément des libéraux notoires?

François Legault et son autobus électoral.
THE CANADIAN PRESS
François Legault et son autobus électoral.

Le mot changement est véritablement le terme qui est utilisé par la Coalition avenir Québec afin de prendre le pouvoir le 1er octobre prochain comme expliqué ici.

Par contre, je n'inventerai rien en rappelant que les nombreux changements d'allégeance de personnages politiques passant des libéraux à la CAQ et l'inverse ne démontrent aucunement un véritable signe de changement, à moins que le changement d'allégeance politique de certains de ses possibles députés élus soit l'unique changement que la formation de François Legault nous apportera...

En réalité, ce que la Coalition avenir Québec offre est relativement simple, on nous propose de passer du McDonald au Burger King en nous faisant croire que nous allons passer de la malbouffe à la grande gastronomie, mais toujours avec du fast-food...

D'ailleurs, les derniers mouvements de recrutement caquiste avec d'un côté Youri Chassin et Éric Girard, et de l'autre, l'ex-ministre libérale Marguerite Blais – sans parler des autres – démontrent sans l'ombre d'un doute que ce parti qui se vante d'être une coalition n'est qu'un ramassis d'intérêts convergents cherchant le pouvoir en changeant de cap au gré du vent.

Que dire d'Alexandre Taillefer qui avait aussi été approché par la CAQ? Aurait-il fait bon ménage avec Chassin et Girard?

Déjà, on sent les contradictions se pointer entre les courants politiques de cette supposée coalition avec, notamment, les CPE où Geneviève Guilbault n'est pas du même avis que son chef.

Déjà, on sent les contradictions se pointer entre les courants politiques de cette supposée coalition avec, notamment, les CPE où Geneviève Guilbault n'est pas du même avis que son chef.

Une fausse coalition

Le Parti québécois à sa naissance était une réelle coalition cimentée par le désir que le Québec rejoigne le concert des nations – et l'est encore – tandis que la CAQ prétend à tort être une coalition...

Mais une coalition de quoi au juste? Quel est le ciment qui maintient cette coalition?

La réponse, il n'en a pas, ne serait-ce que celui de se départir des libéraux au pouvoir pour se retrouver à son tour au pouvoir...

On a ainsi vu récemment patiner Youri Chassin entre ses convictions passées et les positions de son parti. On s'est également rendu compte du clientélisme caquiste qui dit non à la ligne rose de Valérie Plante, mais qui dit oui au troisième lien pour la région de Québec étant donné que les gains électoraux y sont beaucoup plus probants...

On se dit à droite dans la région de la capitale nationale, mais en même temps François Legault ne veut pas de cette étiquette lorsqu'il est en promenade dans le 450 en sonnant la cloche du changement, et ce, tout en continuant de piger dans la cour des libéraux pour de nouvelles candidatures...

On comprend bien que les sondages favorables à la Coalition avenir Québec attirent les vautours charmés par l'odeur du pouvoir, négociants ainsi leur peu de convictions contre une place à la table d'honneur des opportunistes...

Néanmoins, veut-on d'un parti politique qui leurre volontairement les Québécois en leur promettant du changement, mais qui engage simultanément des libéraux notoires? On nous promet même de baisser le temps d'attente dans les urgences à 90 minutes... Faites-moi rire!

Si Jacques Cartier avait dirigé son navire lors de l'exploration de l'Amérique du Nord comme François Legault dirige son propre parti politique, il aurait sûrement tourné en rond un bon moment à force de suivre simplement les vents afin d'avancer plus vite pour finalement se retrouver on ne sait où...

La croix plantée en Gaspésie aurait pu aussi bien être dressée aux iles Malouines...

François Legault est comme ce vendeur de voitures usagées disant à un possible acheteur tout ce qu'il veut entendre, en lui flattant l'égo même s'il sait que changer son véhicule pour un autre revient à du pareil au même. Mais, ce n'est pas grave, le but ultime est de vendre à tout prix afin d'empocher le profit.

Si vous désirez laisser notre nation se faire diriger par des vendeurs de « chars usagés », il ne vous reste qu'à cocher un X en bas du candidat caquiste de votre circonscription sur votre bulletin de vote le 1er octobre prochain, vous verrez alors dans les mois qui suivent s'il y a bien eu du changement au Québec comme si souvent répété par la Coalition avenir Québec...

Mais cela, vous le savez plus que moi...

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