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04/05/2019 06:00 EDT | Actualisé 13/05/2019 16:33 EDT

Ce que la vie m’a appris et que je me dois à tout prix de partager

Il est vrai que la vie est parfois injuste, mais ce qui est véritablement injuste, c'est que nous ne nous accordons pas le droit d'en faire réellement ce que nous voulons.

Westend61 via Getty Images
Ce qu'il faut, c'est regarder dans la bonne direction et, toujours, pointer du doigt la bonne personne.

Des heures sombres, j'en ai connu des tonnes dans ma vie. Certaines sur lesquelles je n'avais aucun contrôle et d'autres, toutefois, qui auraient pu être évitées si j'avais mieux réfléchi et mieux agis.

Malheureusement, il apparait que la sagesse se gagne souvent à force d'épreuves à surmonter et j'ai souvent dit à la blague: «Je pense que je suis assez sage maintenant...», en espérant que l'univers me lâcherait un peu les baskets, qu'il me donnerait un peu de répit.

Mais ça n'a pas été le cas... Soit qu'on ne m'entendait pas «là-haut» ou soit que c'est moi qui n'y comprenais absolument rien. Avec du recul, je réalise que la deuxième raison était probablement la bonne.

Je pense que j'étais un peu comme cet oiseau qui entre dans une maison par accident et qui cherche nerveusement à en sortir, s'éclatant les ailes sur la fenêtre parce qu'il croit que la liberté se trouve là devant lui alors que tout cela n'est, en fait, qu'une illusion.

C'est ainsi que, durant de très nombreuses années, j'ai répété les mêmes erreurs avec, par conséquent, les mêmes résultats insatisfaisants. Comment pouvait-il en être autrement? Deux et deux feront toujours quatre, même si nous prions de toutes nos forces pour que ça donne cinq!

Si les mathématiques sont régies par une structure, nous le sommes tout autant. Même dans le désordre, notre vie obéit à une certaine loi.

Une prise de conscience

Aujourd'hui, je sais que rien ne se crée ni ne se métamorphose sans une réelle prise de conscience de ce que nous sommes à l'extérieur — dans nos rapports avec les autres —, mais surtout à l'intérieur.

Nous nous devons d'arriver à mieux comprendre comment nous pensons et comment nous ressentons les choses pour ainsi mieux comprendre comment nous agissons et interagissons avec notre environnement.

Ainsi, pourrons-nous alors mieux interpréter tous nos comportements non constructifs qui s'incrustent et qui finissent par vieillir avec nous.

En fait, nous aurons beau courir après le bonheur qu'il courra toujours plus vite que nous si nous ne faisons pas cet exercice de mieux nous connaître et, surtout, de tout faire pour améliorer les aspects de notre être qui nous causent du tort.

Le bourreau n'est souvent pas celui que nous pensons

Pour ma part, j'ai réalisé un peu sur le tard, mais tout de même que j'avais tendance à me victimiser, c'est-à-dire à penser que tout ce qui m'arrivait était la faute de «...».

Permettez-moi de vous dire que tant que nous serons tous dans cet état d'esprit, rien de bon ne pourra nous arriver, car ce n'est qu'à partir de l'instant que nous réalisons que nous sommes en partie responsables de la trajectoire de notre vie que nous trouvons la clé pour nous libérer de notre joug.

Ce qu'il faut, c'est regarder dans la bonne direction et, toujours, pointer du doigt la bonne personne.

Il est vrai que la vie est parfois injuste, mais ce qui est réellement injuste, c'est que nous ne nous accordons pas le droit d'en faire réellement ce que nous voulons.

Rappelons tout simplement qu'il faut parfois faire mourir ce que nous sommes pour renaître à ce que nous voulons être.

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