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16/03/2019 06:00 EDT | Actualisé 13/05/2019 16:32 EDT

Pas facile quand c’est gris

Comment arriver à prendre une décision et en être tout à fait certains? Allons-nous regretter plus tard les bons moments parce que nous aurons oublié les mauvais?

gruizza via Getty Images
Car il n'y a rien de plus dommageable que de vivre les montagnes russes émotionnelles. Nous finissons par perdre tous nos repères, par ne plus savoir qui nous sommes, ce que nous valons et ce que nous voulons dans la vie.

Dans la vie, si tout était noir ou blanc, les choses seraient beaucoup plus faciles. Je m'explique.

Il y a de ces situations où nous vivons des jours heureux et d'autres, carrément infernaux. De ce fait, notre capacité à savoir si on doit continuer à endurer et rester est constamment mise au défi. Quand on pense au pire, ça nous semble évident; mais quand on pense au mieux, ça ne l'est plus autant.

Je me rappelle avoir déjà vécu ce genre de dilemme au travail. Il y avait une partie de ma job que j'adorais, mais adorais réellement. Et il y avait d'autres aspects qui, parfois, étaient de gros nuages noirs qui me donnaient envie de prendre mes jambes à mon cou. J'étouffais littéralement.

Que fait-on quand nous sommes pris dans ce genre de problématique où, d'un côté, on vit beaucoup de positif et, d'un autre, beaucoup de négatif en même temps?

Comment arriver à prendre une décision et en être tout à fait certains? Allons-nous regretter plus tard les bons moments parce que nous aurons oublié les mauvais?

Vous savez, le cerveau humain fonctionne vraiment bizarrement parfois. Il est capable d'interpréter une même situation de mille et une façons. Ainsi, certains diront que dès qu'il y a un peu de noir dans les environs, c'est houste! D'autres diront que rien n'est parfait dans la vie et qu'il faut juste savoir s'adapter et, surtout, faire des concessions. Rien pour nous aider à prendre une décision avisée lorsqu'on vit une situation dite «grise».

Sebastian Hahn via Getty Images

Différents degrés de gris

Pour ma part, je pense que si on est dans la confusion totale par rapport à notre travail, à notre relation de couple ou d'amitié — parce qu'il y a du bon, mais aussi du mauvais — il faut peut-être y aller plus en profondeur en nous demandant si le gris est un gris léger ou un gris intense. En un mot, est-ce que l'écart entre ce qui nous rend heureux et ce qui nous rend malheureux est grand? Avons-nous l'impression de tomber dans le vide à chaque fois que les circonstances passent du blanc au noir?

Le bonheur, ça n'est pas de le vivre quelques heures par semaine pour arriver à supporter plusieurs jours de misère. Il doit y avoir un équilibre. C'est important. Important pour nos santés physique et mentale.

Car il n'y a rien de plus dommageable que de vivre les montagnes russes émotionnelles. Nous finissons par perdre tous nos repères, par ne plus savoir qui nous sommes, ce que nous valons et ce que nous voulons dans la vie.

Aucun travail ne mérite qu'on en arrive à douter de soi. Aucune relation ne justifie qu'on nous traite de façon injuste et irrespectueuse. Rappelons-nous qu'à la fin de l'aventure, la personne qui sera encore là, ça n'est pas notre boss, notre amoureux ou ce soi-disant ami... C'est nous.

Apprenons à prendre soin de nous. À ne pas avoir peur de nous affirmer si on considère qu'il y a abus. De ne pas craindre de déplaire si on pense qu'il y a injustice.

Faisons en sorte de distinguer le spectre entre le blanc et le noir pour voir si ce gris dans lequel nous nous trouvons vaut véritablement la peine d'être vécu.

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