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Big Brother Célébrités: Rita Baga regrette de ne pas avoir été assez «fouine»

Sa «game sociale» était forte, mais peut-être est-elle apparue juste un peu trop tard...
Rita Baga
Rita Baga

C’est sans surprise que Jean-François Guevremont - Rita Baga -, a dû tirer sa révérence dimanche lors de la soirée d’élimination de Big Brother Célébrités. Raison officielle: sa game sociale était trop forte.

Fier de lui et en paix avec son passage à l’émission, comme il le dit lui-même, il confie qu’il aurait évidemment modifié quelques éléments de sa stratégie si c’était à refaire. Notamment: être plus fouineur en début d’émission et voir son alliance être plus active dans la lutte.

Entretien avec celui qu’on espère bien revoir sur nos écrans très bientôt, et que tout le Québec devrait pouvoir découvrir sur scène bientôt.

Quel est ton sentiment général par rapport au déroulement de la dernière semaine et à ta sortie?

J’ai l’impression d’avoir été un peu dans le couloir de la mort durant toute la semaine, avec des gens qui me disaient déjà «c’est plate que tu partes». Un moment donné, quand tu comprends les chiffres et que tu connais les alliances, c’est difficile de faire un revirement inattendu. J’ai essayé quand même. Je suis parti en paix. Je suis rentré là avec deux missions. La deuxième, que je ne pensais pas réussir, était d’être moins introverti sans Rita. Et finalement je me fais éliminer parce que ma game sociale est trop forte et tout le monde m’aime. Bon ben, c’est réussi finalement. Je suis en paix et je ne pensais jamais avoir une vague d’amour aussi grande que ça. J’ai eu mon téléphone hier soir et j’ai vu tous les articles. Depuis mon élimination, mon téléphone n’arrête plus.

En rétrospective, qu’aurais-tu fait différemment si tu avais à rejouer le jeu?

J’ai tout regardé les épisodes sur Noovo. C’est sûr que la chose principale que je changerais, c’est la première semaine. J’essaierais d’être plus curieux, fouine, à la limite, pour tenter de voir s’il y a une plus grande alliance de l’autre côté. Parce que c’était tellement évident que les trois filles, les condiments, étaient ensemble, que je ne pensais pas qu’elles étaient déjà associées avec d’autres. Ça aurait eu un impact sur ma stratégie.

Sinon, comme joueur, je ne voulais pas entrer dans le fake cry, commencer à faire des fausses scènes. Premièrement, ce n’est pas moi pantoute de faire ça. Ni non plus d’aller dire des fausses informations sur les gens ou d’inventer des trucs. Quand je dis que je m’en vais la tête haute, c’est un peu aussi parce que j’ai réussi à ne pas embarquer là-dedans. En revoyant les épisodes, je vois qu’il y en a qui sont là-dedans.

«Je trouve que la réaction est plus forte que quand je n’ai pas gagné «Canada’s Drag Race».»

Est-ce que tu penses que ton alliance aurait dû être plus active?

Oui, et on a essayé. On voulait avoir Richardson dans la semaine 2. Mais Varda ne voulait pas que les gens sachent qu’elle était dans une alliance, parce qu’au début tout le monde pensait que Varda était agente libre, elle le répétait constamment.

Et là on comprend que François ne voulait pas avoir Rich. Dans un confessionnal, on l’entend dire: «Si je suis dans une alliance, qu’on essaie de m’imposer quelqu’un que je n’ai pas choisi, je vais dire non.» J’imagine que dans sa tête c’est une forme de leadership, mais ça ressemble plus à de la dictature.

C’est sûr que j’ai aussi vu des théories passer. Pourquoi on n’a pas essayé de prendre les condiments, que ça aurait tout changé, par exemple.

C’était effectivement ma prochaine question…

Parce que les condiments, elles ne sont pas seules, Elles sont constamment avec Kevin et Claude. Donc c’était une grande alliance en fait. Elles étaient peut-être une petite alliance à trois, mais elles n’ont jamais voté autre chose que à l’unisson. Même après avoir vu tous les épisodes, la lecture que j’en fait c’est que ça n’aurait pas été possible.

Tu as été sorti parce que plusieurs pensaient que tu serais imbattable en finale. Parmi ceux qui restent, est-ce qu’il y a d’autres imbattables?

Rendu en finale, c’est sûr que si on prend le pitch de vente de Kim, le pourquoi elle veut se rendre jusqu’à la fin, qu’elle a besoin de cet argent-là pour réaliser son rêve… On se dit que si elle se retrouve avec François, c’est un no brainer. Je peux réaliser le rêve d’une athlète ou enrichir quelqu’un qui n’a visiblement pas besoin de cet argent-là. Mais tout peut arriver, on n’est encore qu’au tiers de l’émission, ou un peu plus. C’est dur de se prononcer, il y a aussi une question d’endurance mentale. Il reste 9 semaines, c’est long 9 semaines.

Est-ce que tu crois que l’argument que tu viens de donner, sur François qui n’a pas besoin d’argent, pourrait être utilisé plus vite que prévu contre lui?

Je l’ai entendu deux ou trois fois en écoutant les épisodes. Ça se parle. En plus, François dit qu’il ne fait pas l’émission pour l’argent, mais pour changer son image publique. Euh… Donc... Je ne crois pas que c’est réussi.

Tu es la deuxième personne à me dire ça en entrevue…

Ben c’est ça. À la fin de la journée, on ne lui met pas des mots dans la bouche non plus. C’est à suivre!

«Je dois donner une mention d’honneur à la personne qui met les sous-titres sous les noms des joueurs. Ah que c’est drôle!»

- Jean-François Guevremont, fan de l'émission

De ton côté, tu n’as pas caché tes aspirations pour une carrière télévisuelle. As-tu déjà des projets?

J’ai plusieurs projets, et je pense qu’avec la visibilité et l’impact positif de l’émission, ce n’est pas un rêve inatteignable. Je m’en fais parler, je le vois dans les commentaires. Peut-être que l’idée sera lue et entendue par des diffuseurs ou des producteurs. Je laisse ça cheminer. Ce fut un court passage, plus court que je pensais, mais si ultimement ça permet d’atteindre des objectifs et des rêves, tant mieux!

À quoi ça ressemblerait, un show de Rita Baga?

C’est sûr que j’ai l’ambition, le rêve, d’avoir un talk show. C’est pour ça que j’ai eu l’opportunité de faire le Baga Show dans un épisode à Vrak. C’est parce qu’ils m’ont entendu, j’en ai parlé quelques fois à des gens dans la maison. Le fait d’avoir une drag, ça amène un souffle différent à la formule traditionnelle de talk show. Je peux aller à des places où d’autres vont pas. Et ça peut amener d’autres formules qui ne sont pas, ou très peu, exploitées jusqu’ici.

Et j’annonce aussi un spectacle de drag à grand déploiement accessible au grand public partout au Québec, pour les gens qui n’ont jamais vu de show de drag. Je voulais faire ça pour que ce soit une belle première expérience, ce sera plus tôt en soirée, ça ne ressemblera pas à une performance de bar. Nous commençons en octobre, en se disant que ce sera une date réaliste avec la situation actuelle. On croise tout ce qu’on peut croiser, comme on dit!

Voyez ici l’affiche du spectacle:

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