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23/04/2020 13:44 EDT | Actualisé 23/04/2020 13:44 EDT

Le confinement nous permet de construire notre nouvelle famille sur des bases solides

La vie en tribu est géniale! Un merveilleux bordel, un merveilleux bonheur!

Halfpoint Images via Getty Images

J’ai rencontré Gwenaël sur Tinder. Nos premières discussions ont débuté aux vacances de Noël. Puis, nous nous sommes vus à trois reprises: début janvier, mi-janvier, début février. Notre premier baiser, nous l’avons échangé le 5 février. La magie a opéré à ce moment-là. Quelques jours plus tard, c’était les vacances scolaires.

Chacun avait ses enfants et c’était impensable de ne pas nous voir. J’ai alors rencontré ses 3 enfants… et ses parents venus de Bretagne pour les garder… et son frère. Quelques jours après, c’était à son tour de venir rencontrer les miens.

Tout est allé très vite mais à la fois, c’était si naturel… et si simple! Nous n’avions jusqu’alors jamais présenté personne à nos enfants.

Avec mes enfants

Pour le confinement, de mon côté, on a fait comme pendant les vacances (une semaine chez leur père, une semaine chez moi. Je me suis donc retrouvée avec mes deux enfants pendant la première semaine de confinement. L’ex de Gwenaël était stressée de la transmission du virus et elle n’a pas voulu, au tout début, lui laisser les enfants (après deux semaines non-stop avec eux, elle a changé d’avis!).

La première semaine du confinement donc, j’avais mes enfants. On est allés vivre chez lui, à la campagne, avec un beau jardin avec des poules, un trampoline, la forêt à deux pas! Gwenaël est quelqu’un de franc et entier. Les enfants l’ont tout de suite adopté! Moi qui me faisais un peu de soucis, ça s’est avéré bien inutile!

Tous les deux

La semaine d’après, nous l’avons passée en tête-à-tête. Il travaillait encore à l’époque. Je télétravaillais le jour, lui allait au boulot malgré deux cas de coronavirus avérés détectés dans son usine!

Cette semaine a été magique! Même pas le temps d’observer les habitudes de vie de chacun… Nous ne quittions le lit que pour manger!

L’amour et le sexe à presque 40 ans, quand chacun se connaît, se respecte c’est un truc si magique! Ni lui ni moi n’avions jamais aimé quelqu’un avec autant d’intensité.

Avec ses enfants

À la fin de la semaine il apprenait que son contrat intérimaire n’était pas renouvelé. Pas le temps de digérer ni de cogiter à ce qui allait se passer ensuite. Son ex l’a alors prié de venir récupérer ses enfants «sur-le-champ».

Au lieu d’une nouvelle semaine en amoureux, nous nous retrouvions avec ses trois enfants. Nos enfants sont plutôt différents et nos modes d’éducation également. J’ai adoré le rencontrer dans son rôle de papa! Chaque jour qui passe, je l’aime encore plus.

Tous ensemble

La semaine suivante, nous avions tous les deux nos enfants.

C’était la grande rencontre entre les cinq enfants! Et nous apprenions ensemble à devenir moniteurs et cuisiniers de collectivité!

Entre nos enfants, ça a été la grande entente immédiate. Les enfants s’étaient «rencontrés» en jouant ensemble en ligne sur Fortnite la semaine d’avant, ils attendaient tous de se voir en vrai!

On construit des souvenirs en accéléré.

On a dormi un soir tous les sept. Les enfants n’ont pas voulu se lâcher. Canapé et matelas par terre, film… et c’était parti pour une nuit blanche… À minuit et demi tout le monde dormait! Après ces deux jours et cette nuit passés ensemble, nous sommes rentrés deux nuits chez nous. Il s’agissait de faire la tonne de devoirs donnés aux enfants d’un coup pour retourner au plus vite chez Gwenaël et voir «leurs demi-frères», comme a écrit ma fille dans son devoir d’anglais.

On profite de cette période incroyable, une chance qui nous est offerte pour construire de solides fondations à notre relation naissante.

Après le confinement

On se verra deux ou quatre soirs par semaine en amoureux et nos enfants se verront sans doute un week-end par mois.

On construit des souvenirs en accéléré.

Elle est trop belle notre nouvelle famille et la vie en tribu est géniale! Un merveilleux bordel, un merveilleux bonheur!

Ce texte a initialement été publié sur le HuffPost France