POLITIQUE
10/04/2019 16:15 EDT | Actualisé 10/04/2019 17:04 EDT

Fausse nouvelle: Valérie Plante n'était pas à la manifestation de Charkaoui sur la laïcité

La mairesse de Montréal était plutôt en Argentine, à 9000 km de la métropole québécoise.

La Presse Canadienne
Des groupes ont manifesté à Montréal, dimanche, contre le projet de loi sur la laïcité du gouvernement Legault.

Valérie Plante est la cible d'un petit canular depuis hier. Une publication circule sur Facebook, l'accusant d'avoir participé à la manifestation d'Adil Charkaoui contre le projet de loi sur la laïcité. Le problème: elle se trouvait en fait à 9000 km de là... en Argentine.

Mme Plante est en mission économique en Amérique du Sud depuis le 3 avril. Dimanche, pendant la manifestation, elle était encore à Buenos Aires. Son retour est prévu jeudi.

Cela n'a pas empêché une internaute d'afficher un message affirmant qu'elle avait personnellement vu la mairesse. Le message a été repris par le groupe «Non à l'injustice au Québec».

«Parmi la foule, il y avait la Mairesse de Montréal, Valérie Plante, heureuse de participer à ce climat injurieux envers notre Nation, ne s'y opposant même pas! Donc elle acceptait que l'on nous traite de "racistes", alors que nous n'avons jamais souhaité de "nettoyage ethnique"!», lit-on dans la publication.

L'internaute accuse Mme Plante d'encourager la haine envers les Québécois «de souche». Elle lui reproche aussi la faible présence du drapeau québécois dans les instances municipales, plaçant la Ville en situation d'illégalité.

L'histoire du drapeau a été réglée en novembre.

Mme Plante, généralement active sur les réseaux sociaux, a peu tweeté depuis son départ. Elle a toutefois partagé une photo d'un panel organisé par Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), le 5 avril.

La manifestation de M. Charkaoui cause la polémique depuis quelques jours, notamment parce qu'aucune femme musulmane n'a pris la parole. Des groupes juifs ont aussi refusé de participer à la marche à cause de la personnalité du prédicateur, vu par certains comme un extrémiste.

L'internaute à l'origine du canular, Solange Bolduc, est retournée sur Facebook mercredi pour s'excuser. Ou presque: le message commence par «Je m'en excuse, sauf que...»