DIVERTISSEMENT
25/02/2018 21:57 EST | Actualisé 26/02/2018 06:20 EST

Suite et fin de «l’affaire caca» pour Jean-Philippe Wauthier à «Tout le monde en parle»

«Si personne était venu chier chez nous, je ne serais pas ici à soir!»

«Si personne était venu chier chez nous, je ne serais pas ici à soir!», s'est écrié Jean-Philippe Wauthier vers la fin de son entrevue à Tout le monde en parle.

L'animateur-vedette de Radio-Canada était le premier invité de la soirée au rendez-vous de Guy A. Lepage, lequel reprenait les ondes, dimanche, après la pause olympique de deux semaines. Convié, on en a eu l'impression, autant pour jaser de son mandat de maître de cérémonie des Gémeaux en solo en septembre prochain, que pour revenir sur ce drôle d'épisode rapporté en début de semaine, celui de l'inconnue qui s'est soulagée sans scrupules sur son terrain, Wauthier a joué d'autodérision et ne s'est pas gêné pour exprimer son mécontentement devant l'impolitesse dont il a été victime récemment et dont, rappelons-le, il a publié une vidéo sur Facebook pour se «venger».

L'extrait a abondamment circulé : on y voyait une femme s'installer sans plus de manières dans le stationnement de Wauthier, baisser ses culottes et... procéder. Comme il l'a expliqué dimanche, la résidence de Jean-Philippe Wauthier et sa petite famille est dotée d'un système de caméras extérieures, parce que, a-t-il précisé, il y a quelques mois, quelqu'un avait déposé un caca de chien dans son entrée. Pour identifier les indésirables, le chef de clan a donc pris les grands moyens pour surveiller.

Ayant noté le numéro de plaque d'immatriculation de la voiture de la personne qui a été déféquer chez lui, Jean-Philippe Wauthier avait bon espoir que la femme au besoin pressant serait mise à l'amende par les policiers. Mais il a été trouvé que l'automobile et sa plaque étaient liées à une entreprise de l'Ontario et non à un individu en particulier. Il devenait donc impossible d'identifier la fautive avec exactitude. Pour dénoncer le méfait, Wauthier a donc fait ce que plusieurs auraient fait en notre époque hyper connectée : il s'est tourné vers les réseaux sociaux.

«J'ai brisé Internet avec cette vidéo! (...) Mon seul recours, c'était de devenir célèbre avec mon vidéo de caca sur Internet...»

Mais, puisqu'une justice semble exister en ce bas monde, Wauthier a eu la surprise et le bonheur de se voir remettre une enveloppe par Guy A. Lepage et Dany Turcotte, dimanche. Celle-ci ne contenait rien de moins que le nom et le numéro de téléphone de la «dame au caca». Jean-Philippe Wauthier en était éberlué, alors que Guy A.Lepage répétait «pour le vrai», pour l'assurer de la véracité de la démarche.

«Ça, ça fait plus plaisir que tous les prix que j'ai reçus dans ma vie...», a laissé tomber Jean-Philippe Wauthier, presque émerveillé.

«T'as le goût d'une vengeance?», l'a taquiné Dany Turcotte.

«Pas d'une vengeance, d'une discussion!», a rétorqué Wauthier avec aplomb.

Wauthier a précisé avoir publié son «court-métrage» le lendemain de l'annonce de son retour à la barre du Gala des Gémeaux, tout simplement pour ne pas s'éclipser lui-même.

«Je savais que ç'allait être plus populaire que les Gémeaux», a-t-il constaté.

«T'es en train de dire qu'animer les Gémeaux, ça vaut pas de la marde...», a riposté Guy A.Lepage à la blague.

Salvail, un choc

Au sujet du renouvellement de son contrat aux commandes des Gémeaux, pour une troisième année consécutive, Jean-Philippe Wauthier n'a eu d'autre choix que de se prononcer brièvement sur l'affaire Éric Salvail, étant donné que ce dernier était son coanimateur à la même célébration en 2016 et 2017.

Pour les raisons qu'on connaît, Wauthier pilotera seul la 33e édition de la fête de la télé, le 16 septembre 2018. Fait étrange, l'an dernier, Wauthier avait évoqué à la blague, sur scène, que Salvail ne reviendrait pas avec lui aux Gémeaux l'année suivante, une boutade dont l'assistance avait beaucoup ri.

Jean-Philippe Wauthier a avoué avoir encaissé un choc lorsqu'il a appris les agissements allégués d'Éric Salvail. «Inévitablement, comme le milieu et le Québec tout entier», a-t-il précisé.

Lui qui était devenu ami avec Éric Salvail à force de travailler avec lui n'a pas reparlé à ce dernier depuis l'éclatement du scandale. Il n'a pas caché avoir dû démêler le Éric Salvail que lui connaissait, «du Éric Salvail de l'article», a-t-il illustré.

Enfin, celui qui reviendra au pupitre du Beau dimanche pour un deuxième été, dans quelques mois, et sur le grand plateau des Dieux de la danse à l'automne, pour une quatrième saison, a expliqué ce qui l'a poussé à être porte-parole du «Défi 28 jours sans alcool», qui tire à sa fin.

«J'avais arrêté avant, au mois de janvier, après les Fêtes. Je veux essayer de me remettre en forme ; je dis ça, ça va faire trois ans bientôt...(rires) Mais j'ai confiance que c'est la bonne...», a d'abord rigolé le capitaine de La soirée est (encore) jeune, avant de poursuivre, sur une note plus sérieuse.

«C'est pas très difficile, honnêtement. Et je trouve que ça lance un message assez intéressant. Beaucoup de gens peuvent dire : «Est-ce que c'est moralisateur, de dire de ne pas boire pendant 28 jours, pourquoi, si on est capables de se modérer?» Mais c'est juste pour parler de ceux qui n'ont pas la chance de se modérer, et d'éveiller l'utilité de cette fondation-là, la Fondation Jean-Lapointe, qui a aidé, mon Dieu, nombre, nombre, nombre de personnes. Je pense que c'est le message qu'il faut passer là-dedans, ce n'est pas nécessairement de ne pas boire. L'idée, c'est : il y a des gens qui ont beaucoup, beaucoup de difficulté à passer à travers des moments de sevrage, qui ont beaucoup de difficulté à vivre avec l'alcool et/ou autres drogues, et je pense que c'est essentiel d'en parler, parce que l'alcool c'est disponible dans tous les bons magasins.»

Wauthier a cité en exemple son collègue de La soirée..., Fred Savard, qui ne boit plus du tout depuis six mois. «Il suit ça de très près, sa santé, ce que ça veut dire pour lui... »