DIVERTISSEMENT
02/10/2016 11:17 EDT

«Tout le monde en parle» : quelques moments croustillants

Les visions des aspirants-chefs du Parti québécois, la franchise de Louis T, Josée Blanchette et Marc-André Grondin, l’unicité de Marc Séguin… Voici quelques moments croustillants qui ont retenu notre attention à Tout le monde en parle, cette semaine.

Les pharmaciens s’unissent

Dany Turcotte a rendu hommage, en début d’émission, aux pharmaciens-propriétaires de la chaîne de pharmacies Proxim, qui ont relevé le Défi têtes rasées de Leucan en l’honneur du Mois du cancer pédiatrique, en septembre, et qui ont ainsi amassé 222 000$.

Indépendance : projet ou boulet?

Les candidats à la chefferie du Parti québécois ont fait preuve de courtoisie lors de leur visite sur le plateau de Tout le monde en parle, dimanche, mais la tension paraissait néanmoins vive entre eux. On a pu prendre le pouls de cette animosité à quelques reprises, notamment entre Martine Ouellet et Jean-François Lisée, et ce dernier et Alexandre Cloutier. Reste à voir si l’union sera possible et si celle-ci fera la force au sein du regroupement lorsque le prochain chef – le 7e en 10 ans, a signalé Dany Turcotte - sera élu, vendredi prochain, au terme de la deuxième course à la chefferie en deux ans. Voici les réponses des quatre aspirants-chefs à la première question posée par Guy A.Lepage, sur une thématique qui divise tant les Québécois (et le Parti québécois lui-même) : «Un référendum sur la souveraineté, c’est un projet ou un boulet?»

«C’est un projet, et c’est la seule façon de faire la convergence. Si on veut battre Philippe Couillard en 2018, il faut qu’on additionne toutes les forces indépendantistes, et la seule façon de faire la convergence, c’est de prendre l’engagement à réaliser l’indépendance. Québec Solidaire l’a dit, Option nationale le dit, et si on veut convaincre les 30% de caquistes qui sont indépendantistes, de voter pour le Parti québécois, il faudrait bien que l’indépendance soit à l’ordre du jour», a argué Martine Ouellet.

«Ce que les gens veulent, ce n’est pas tant le référendum que le projet de pays. Tous ceux qui vont avoir en bas de 40 ans à la prochaine élection n’auront pas voté au référendum de 1995. Ce n’est pas parce que les jeunes ne sont plus là, c’est parce qu’ils n’ont juste pas été dans le coup. Les jeunes n’ont pas fait partie du débat de Meech, Charlottetown, du rapatriement de la constitution ; tout ça, c’est passé. Ce qu’ils veulent savoir, c’est le projet de pays, aujourd’hui, qu’est-ce que c’est, concrètement? Qu’est-ce qui va arriver en éducation, pour les régions? Ça va être quoi la place du Québec dans le monde? Qu’est-ce qu’on va faire avec nos écoles internationales? On a des réponses à leur présenter, et ça, on n’a pas fait ce travail-là. Il faut être honnête, depuis le référendum de 1995, pour des bonnes raisons, d’essoufflement sans doute, on n’a pas refait ce travail-là, et c’est ce que je propose», a relancé Alexandre Cloutier.

«Moi, je pense que c’est un boulet, a opposé Jean-François Lisée. Je pense qu’il faut être lucide. On ne voudrait pas que ça soit un boulet, le référendum, mais quand on a entre 75% et 86% des Québécois qui nous disent : «Ne faites pas de référendum dans le premier mandat»… Il y a beaucoup de gens qui veulent l’indépendance, mais qui ne veulent pas de référendum, parce qu’ils craignent de le perdre. Il faut être lucide face à ça. Moi, je pense que cette allergie référendaire fait en sorte que, maintenant, les gens n’écoutent même plus ce qu’on a à dire, ni sur l’indépendance, ni sur les Libéraux, ni sur l’électrification des transports. Ce que je dis, c’est qu’il faut enlever ça du système pour quelques années, que tout le monde relaxe ; ça n’arrivera pas dans les prochaines années, pas avant 2022. Et là, est-ce qu’on peut discuter, y compris de l’avantage de l’indépendance, sans avoir ce braquage qu’on va se précipiter sur un référendum qui pourrait être douloureux?»

«Moi, ma réponse est très différente, a finalement déclaré Paul St-Pierre Plamondon. C’est un projet, pas un boulet, mais ce n’est pas le seul projet que doit porter le Parti québécois. Le Parti québécois est un parti à la défense des gens, un parti qui a à cœur le service de la vérité, d’éclairer la population sur son meilleur intérêt, et on doit revenir à ça également. Si on incarne seulement le projet de pays et qu’on en parle tout le temps, on n’est pas là pour les gens et on n’a pas de lien de confiance avec la population ; il me semble que ça va être difficile de parler de notre avenir. Il y a une confiance à rebâtir entre le Parti québécois et l’ensemble des Québécois, et ça aussi c’est un projet, un projet qui est valable.»

7 nuances de bof

Louis T, 34 ans, a fait une annonce importante sur sa page Facebook, plus tôt cette semaine, en dévoilant qu’il a récemment reçu un diagnostic d’autisme (plus précisément de syndrome d’Asperger). Parmi les caractéristiques qu’amène sa condition, l’humoriste a énuméré la maladresse physique, le manque d’empathie (relatif selon les personnes), l’hypersensibilité et la gamme restreinte d’émotions ressenties, qu’il résume par l’expression «7 nuances de bof».

Lévesque et Turcotte, (pas) une inspiration

Dany Tucotte a révélé dimanche qu’il a connu Louis T. alors que celui-ci était enfant. «Je connais bien son père, il vient de Jonquière comme moi (…) Je l’ai connu [quand] il était haut comme ça, il mettait ses mains dans l’aquarium…» Louis a même déjà écrit à Dany pour connaître son opinion sur l’École nationale de l’’humour… même s’il ne s’est pas gêné pour blaguer que le fou du roi de Tout le monde en parle n’est pas sa principale inspiration en humour. «Je suis allé voir des spectacles souvent de Lévesque et Turcotte, c’a été mon premier contact avec l’humour, et c’a rien à voir avec toi», a balancé Louis.T, pince-sans-rire. Dans la carte qu’il a remise au jeune homme à la fin de l’entrevue, Dany Turcotte a souligné, à propos de Louis T, qu’«enfant, tout le monde l’appelait affectueusement ti-loup».

Autiste, mais pas gai

En écoutant Louis T détailler le sentiment qui l’habitait lorsqu’il a reçu son diagnostic d’autisme et son besoin de l’annoncer à ses proches («C’est soulageant, et mon entourage a bien réagi à ça, et je souhaiterais que tout le monde soit capable de le faire»), Dany Turcotte a dit avoir l’impression d’entendre un homosexuel sur le point de faire son coming out. «Je ferais un très mauvais gai, je n’aime pas les contacts physiques», a riposté Louis T, ce à quoi Guy A.Lepage a éclaté de rire.

Vaincre la peur de mourir

Après trois cancers, dont un cancer du côlon qui l’a frappée à 50 ans, Josée Blanchette a choisi en toute âme et conscience d’abandonner la chimiothérapie, et explique son choix dans le livre Je ne sais pas pondre l’œuf, mais je sais quand il est pourri. Vous pouvez lire ici notre entrevue avec la chroniqueuse du Devoir. Elle a défendu son point de vue avec vigueur, dimanche, même si plusieurs spécialistes risquent de lui reprocher ses propos dans les prochains jours. Craint-elle la mort, comme le lui a judicieusement demandé Guy A.Lepage à la fin de l’entretien?

«Non, curieusement, a-t-elle admis. J’ai réglé ça. C’est peut-être pour ça que je me suis dit :«J’abandonne la chimio, parce qu’ils sont en train de me faire crever». Je me suis dit que je préfère mourir par mes propres moyens, il y a des façons plus agréables. J’ai peur de mourir pour les autres ; j’ai un enfant de 12 ans, c’est sûr que j’ai peur de mourir ; je ne veux pas le laisser, pauvre ti-pit. Et mon mari, je ne veux pas le laisser. (…) Il reste que je n’ai pas une peur… (...) … Socialement, c’est sûr que les curés nous parlaient de la mort autrefois, plus personne ne nous en parle maintenant. (…) Ce n’est pas si grave que ça, mourir!»

Le fantasme du vol

Dans son film Stealing Alice, le peintre, romancier et cinéaste Marc Séguin met en scène une femme qui dérobe des œuvres d’art dans des musées. Le créateur s’est apparemment inspiré de sa propre histoire pour élaborer ce récit, puisqu’il a raconté s’être déjà fait voler des tableaux, «dans certaines grandes institutions, en plus». Il a consenti à préciser, devant l’insistance de Dany Turcotte, que ces événements se sont produits au Canada, et même à Montréal, mais des ententes de non-divulgation et de confidentialité et son contrat avec les assureurs, l’empêchaient de nommer les institutions en question.

À Guy A.Lepage qui lui a demandé s’il trouvait ça «cool» qu’on subtilise ainsi ses offrandes, Marc Séguin a répondu qu’il s’agit là d’un «méchant fantasme». «C’est un fantasme qui se poursuit. Je me dis qu’il y a quelqu’un, quelque part (…), qui ne veut pas le montrer à personne, et qui le garde pour lui. Je trouve ça beau.»

Le budget de Guy A.

Non conventionnel dans son processus de création, Marc Séguin a écrit son long-métrage au fur et à mesure que le tournage avançait, au grand plaisir et, parfois… au grand désespoir de ses têtes d’affiche, parmi lesquelles Fanny Mallette et Denys Arcand. Bien informé, Guy A.Lepage a fait remarquer qu’à un certain moment, Fanny Mallette aurait reçu un de ses textes alors qu’elle était dans un avion, en route vers Venise. L’actrice aurait alors été déstabilisée par ce qui lui était demandé et n’était pas contente. «Vous avez du budget de recherche, vous, hein?», a taquiné Marc Séguin. «Oui, j’ai vendu un de tes tableaux!», a répondu Guy A.Lepage, du tac au tac. Séguin n’a pas réfuté l’anecdote, avançant plutôt que sa méthode de travail a également donné lieu à de très beaux moments, dont une répétition sur le bord du Grand Canal «en mangeant une crème ‘à glace».

Encore des confettis!

La pluie de confettis sur Dany Turcotte a suscité de telles réactions, la semaine dernière, qu’on a remis ça avec bonheur dimanche. Mais cette fois, ce n’est pas Guy A.Lepage qui a couvert son collègue de flocons colorés, mais l’inverse. À l’invitation de la régisseure Diane, Dany Turcotte est allé s’asseoir dans le siège de l’animateur, a encensé Guy de quelques compliments et, après lui avoir dit «Tu t’es amélioré d’année en année!», il a lancé la tempête multicolore, qui a encore réjoui l’assistance. Deviendra-t-elle une tradition?

Grondin discret

Pourquoi Marc-André Grondin ne joue-t-il pas outre-mesure le jeu du star système et qu’on ne le voit pas tellement dans les événements mondains? Celui qui dit avoir eu des opportunités en Europe et aux États-Unis sans l’avoir réellement cherché affirme préférer se dédier en premier lieu à son métier. «Me faire rare dans l’œil du public me nuit un peu, mais me permet aussi de me fondre plus facilement dans un personnage», a-t-il noté, conscient que certains producteurs ont pu «l’oublier» ou ont pu craindre de l’approcher, le croyant trop occupé ailleurs. Fait cocasse, Grondin a raconté avoir signé des cartes de hockey de lui-même dans la foulée de la promotion du film Goon : dur à cuire, dans lequel il tenait la vedette.

Charlatan ou médium?

Le journaliste français Stéphane Allix a soulevé quelques questionnements avec ses théories voulant que les médiums interrogés pour les besoins de son livre Le test soient capables de communiquer avec les morts. «Je suis journaliste, j’ai fait une enquête», a-t-il martelé à Josée Blanchette, qui remettait en cause l’authenticité et la rigueur de ses propos. Allix a donné quelques indices à surveiller pour quiconque souhaite faire appel à un médium, pour ne pas tomber sur un charlatan.

«Un vrai médium n’a pas besoin de votre aide pour obtenir des informations, a-t-il exposé. Il ne faut rien lui dire (…) Un médium qui vous dit : «Dites-moi pourquoi vous venez», déjà, il y a un truc qui ne va pas. Un vrai médium ne veut surtout rien savoir de vous, parce que les informations que vous pourriez lui donner vont, au contraire, perturber ses perceptions. Il n’a donc rien besoin que vous disiez. Il a éventuellement parfois besoin d’une photo, ça aide manifestement à focaliser. (…) Il faut être très vigilant, faire attention à ce qu’on dit, en dire le moins possible, et plutôt se contenter de dire oui et non (…) Il doit vous donner des éléments précis de reconnaissance.»

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