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«Tout le monde en parle» : quelques moments croustillants

«Bienvenue à la 13e saison de Tout le monde en parle!» Guy A.Lepage n’aurait probablement pas cru formuler tel mot de bienvenue à l’automne 2004, lorsque son (déjà très attendu à l’époque) rendez-vous dominical a pris son envol à Radio-Canada. Pourtant, c’est bien vrai : Tout le monde en parle entamait dimanche sa 13e saison. Voici quelques moments croustillants qui ont retenu notre attention en ce retour de la grand-messe télévisuelle.

Plus fidèle que Brad

«Il est plus fidèle que Brad Pitt!», a lancé Guy A.Lepage en introduisant son fou du roi, Dany Turcotte, qui est effectivement à ses côtés depuis ses débuts. Bon joueur, ce dernier a félicité Guy A.Lepage et le reste de l’équipe de l’émission pour les trois trophées Gémeaux remportés la semaine dernière «(Meilleure réalisation, Meilleur talk-show et Meilleur animateur), en s’offusquant avec humour du fait que Guy A.Lepage ne l’a pas remercié dans son discours de victoire. Guy a tenté de se faire pardonner en envoyant une pluie de confettis sur son collègue, gag qui s’est répété à quelques reprises dans les deux heures suivantes.

Turcotte s’est ensuite adressé à l’organisation des Gémeaux en réclamant une nouvelle catégorie dans la compétition. «Pourquoi pas une catégorie «Co-animateur?, a-t-il suggéré. Ils en donnent 120, pourquoi pas 121!»

Josée Boudreault et Louis-Philippe Rivard

Le courage de Josée et Louis-Philippe

Josée Boudreault et son conjoint Louis-Philippe Rivard en ont impressionné plus d’un par leur solidité et leur courage, si on en croit les propos recensés sur les réseaux sociaux pendant la diffusion de Tout le monde en parle. S’exprimant avec un peu de difficulté, mais très clairement, après l’accident vasculaire cérébral qui l’a terrassée le 1er juillet dernier, Josée Boudreault a lancé des fleurs à son amoureux Louis-Philippe, qui prend bien soin d’elle et se montre très patient. «Des fois c’est long en tabarouette avant qu’on comprenne ce que je veux dire ! Moi, je serais pu capable!», a-t-elle reconnu, avant de préciser que le réapprentissage du langage, des chiffres et autres notions est «beaucoup moins facile [qu’elle] pensait.

Heureusement, elle peut toujours compter sur le soutien de son homme, et de ses trois filles de 15, 8 et 5 ans. «Ça nous fait du bien. Ensemble, on se dit que ça va aller mieux. (…) C’est ça, maintenant, notre vie, et on est bien, et on est beaux là-dedans. On croit que c’est tout simplement ça, la vie», a exposé Josée.

Une «nouvelle» Josée

Guy A.Lepage a demandé à Josée Boudreault si elle craint de ne pas redevenir comme avant après l’épreuve qu’elle traverse présentement. La réponse de la principale intéressée a été fort inspirante. «Je pense que je serai meilleure, a-t-elle dit. Parce que c’est la vie, et c’est ça qui est important. Maintenant, j’ai autre chose à dire ; je ne sais pas comment je vais faire, mais lentement et sûrement, je vais là. Ce sera peut-être encore mieux. En tout cas, moi, je pense. Je suis là, c’est ce qui est important.»

Étant donné qu’elle gagne sa vie en écrivant et en prononçant des conférences, un AVC était probablement l’une des pires choses qui pouvait arriver à Josée Boudreault, comme le lui a fait remarquer l’animateur. «Il y a quelqu’un, quelque part, qui a ri de moi, mais ça me dérange pas. Ça va être correct. (…) Je me rends compte que même si je suis moins là, moins vite, le monde m’écoute quand même. C’est fantastique!», a riposté Josée, qui trouve visiblement le positif dans n’importe quelle situation.

Dany Turcotte a salué le courage de Josée et Louis-Philippe avec une carte très éloquente, dans laquelle il a notamment souligné que «AVC peut aussi vouloir dire amour, victoire et courage».

«De gars» ou «de filles»?

Les Simone, une comédie «de gars» ou «de filles»? Le producteur Louis Morissette et le réalisateur Ricardo Trogi ont dit avoir voulu apporter une touche un brin masculine à leur série en apparence très féminine de par son titre, son propos et son histoire, où des filles en début de trentaine redéfinissent leur vie. Ce à quoi Kim Lévesque-Lizotte, auteure de la fiction, s’est apparemment vivement opposée. La jeune femme a martelé son point de vue avec aplomb.

«[L’expression] «De gars», pour ma génération, ça ne se dit plus. Le courage, ce n’est pas une caractéristique de gars. Tu peux être une fille et être courageuse.» «Mais ça reste, des fois, dans la bouche des «monsieurs» de votre âge… », a conclu Kim, en jetant un regard taquin à Ricardo Trogi.

Bien plus qu’une jeune première

Au Conservatoire d’art dramatique, une professeure avait prédit à Anne-Élisabeth Bossé que jamais elle ne décrocherait des rôles de jeune première. Aujourd’hui en vedette dans une multitude de projets (Les Simone, Ça décolle, Les pays d’en haut, etc), l’actrice donne raison à l’enseignante «prophète de malheur»… et avec joie. «Elle avait raison. Je n’ai jamais auditionné pour jouer Juliette, et grand bien m’en fasse. Je trouve que j’ai des personnages tellement plus intéressants que les jeunes premières (…) On est plus qu’un visage, on est un tout, je pense que c’est ce que les gens aiment, on est une authenticité… », a illustré Anne-Élisabeth à Tout le monde en parle.

Mitch Garber

Transaction payante

L’homme d’affaires Mitch Garber en a sûrement époustouflé plusieurs en révélant qu’il avait acquis la compagnie de jeux virtuels Playtika, en 2011, au montant de 100 millions, pour la revendre, en 2016, pour la somme de… 4,4 milliards. «Il n’y a pas grand-monde qui va payer plus d’impôts que moi en 2016», a badiné Garber, l’air sérieux.

Invité pour faire le point sur ses déclarations des derniers jours, lui qui a dénoncé que les membres de la communauté anglophone du Québec ne font pas assez d’efforts pour apprendre le français et s’imprégner de la culture québécoise, Mitch Garber a juré que son opinion ne lui a pas attiré d’ennemis parmi les siens. «Dans les derniers 48 heures, j’ai eu 100% d’appuis de la communauté anglophone et juive», a-t-il assuré. Loin de lui l’idée de promouvoir un Québec bilingue qui favoriserait l’affichage en anglais, l’entrepreneur prône plutôt l’union qui rend plus fort. «C’est le temps maintenant de mettre nos forces ensemble, Anglais et Français, pour bâtir et rebâtir le Québec», a-t-il avancé, aussitôt applaudi par la foule.

S’il a eu du mal à identifier Gilles Vigneault et Véronique Cloutier lors d’un questionnaire-express, Garber a su aussitôt à qui Guy A.Lepage faisait référence lorsqu’il a évoqué Rock et Belles Oreilles. « Ça, c’est toi dans ton ancienne vie!», a-t-il crâné.

Québec rebelle

À grands coups de quelques-unes des statistiques énumérées dans son livre Le code Québec – dont Le Huffington Post Québec vous reparlera très bientôt -, Jean-Marc Léger a dressé un portrait des Québécois, établi au moyen de sondages. Selon ses observations, nous vivons dans une province pleine de paradoxes, où – entre autres! -, on préconise le moment présent, on a tendance à toujours rejeter le blâme sur les autres et où on ne va pas au bout de nos convictions.

Mesurant les différences entre les régions de la Belle Province, Jean-Marc Léger a relevé de nettes distinctions dans la Vieille Capitale, qu’il rebaptise «La République de Québec». «Il n’y a pas de mystère Québec, a-t-il expliqué. Le mystère Québec est créé par les Montréalais. (…) À Québec, ils ont les réactions les plus françaises, les plus proches de la France. C’est la ville la plus française du Québec, très homogène, [ils sont] très français, bourgeois, satisfaits d’eux-mêmes, conservateurs, plutôt rebelles. C’est un peu du bullyisme, mélangé avec la gauche caviar (…) Les gens de Québec ne s’estiment pas respectés par le reste du Québec. Il y a un conflit avec Montréal. Montréal ignore Québec, alors que Québec ne se sent pas respecté.»

À Jean-Marc Léger qui détaillait les traits français, américains et anglais qui se retrouvent dans la population québécoise, Guy A.Lepage a fait remarquer : «On n’est pas des Français en Amérique du Nord, on est des Américains du Nord qui parlons français». La réplique de Dany Turcotte ne s’est pas faite attendre : «On n’est pas loin d’Elvis Gratton!»

Jean-Michel Anctil

Économe Jean-Michel Anctil

La nouveauté radio-canadienne Mes petits malheurs a servi de prétexte à Jean-Michel Anctil à raconter qu’il a un petit côté économe, ou «gratteux». «Je suis généreux avec les autres, mais face à moi-même, j’ai tendance à couper les coins ronds», a dévoilé l’humoriste. Il a donné en exemple une anecdote d’achat d’une hotte de poêle dont il a refusé de payer l’installation, et qu’il a essayé de poser lui-même, sans succès. Il n’est parvenu qu’à endommager son poêle et a dû rappeler des professionnels à la rescousse. «Au lieu de me coûter 75$ pour installer ma hotte, ça m’a coûté 1150$», a-t-il avoué.

1981 versus Mes petits malheurs

Puisque Ricardo Trogi était aussi présent sur le plateau de Tout le monde en parle dimanche, ce fut l’occasion de tracer la différence entre ses films 1981 et 1987 et la série Mes petits malheurs puisque, d’emblée, les trames de l’un et de l’autre ont plusieurs points en communs : un héros pré-adolescent maladroit, une voix narrative, des souvenirs tout droit tirés des années 80, etc. Ricardo Trogi en a profité pour relater qu’il avait fait visionner le premier montage de 1981 à la productrice Sylvie Roy, d’Avanti (qui est derrière Mes petits malheurs), bien avant la sortie du long-métrage en salle, en 2009 ; celle-ci avait alors confié être en développement d’une série télévisée qui ressemblait beaucoup à 1981.

«J’ai eu la chance et l’opportunité de sortir le mien il y a longtemps, a comparé le réalisateur (…) Les années 80 ne m’appartiennent pas (…) Je n’ai pas pris ça personnel.»

Nos fiertés des Jeux paralympiques

Les nageurs québécois Aurélie Rivard et Benoît Huot sont repartis des Jeux paralympiques de Rio la tête haute : la première a été chercher trois médailles d’or et une d’argent, tandis que le second a récolté sa 20e médaille en carrière en raflant le bronze au 400 mètres libre. La très enjouée Aurélie a blagué lorsque Guy A.Lepage lui a demandé comment elle nage malgré sa malformation à la main gauche. «Je compense avec ma jambe gauche, sauf que j’ai une jambe plus grosse que l’autre. Je suis décalée, mais ça ne paraît pas tant que ça. Je ne tourne pas en rond parce qu’il me manque une main! Il y en a qui pensaient ça…», a ricané l’athlète. Benoît Huot a de son côté décrié le système de classification des handicaps des Jeux paralympiques, qui a peut-être affecté son classement dans son épreuve, et a démystifié l'anxiété dont il a été victime dans la dernière année. Est-ce que les Jeux de Rio étaient les derniers pour le garçon de 32 ans? Tentera-t-il sa chance aux Jeux paralympiques de Tokyo,en 2020? "Je vais être là, mais est-ce que je vais être dans la piscine, c'est une autre question!", a laissé planer Benoît Huot.

«Tout le monde en parle» - 25 septembre 2016
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