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26/06/2016 09:56 EDT | Actualisé 27/06/2016 12:10 EDT

Brexit: l'Écosse pourrait opposer son veto, dit sa première ministre

L'Écosse pourrait opposer son veto à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, a annoncé dimanche sa première ministre, Nicola Sturgeon, dans une entrevue à la BBC.

Selon elle, il est « difficile de croire » que le Royaume-Uni n'a pas besoin du consentement législatif de l'Écosse pour sortir de l'Union européenne (UE).

Elle admet toutefois que le gouvernement du Royaume-Uni verra la chose différemment.

Au terme du référendum de jeudi, l'Écosse a voté à 62 % pour rester dans l'UE, contrairement à l'ensemble du Royaume, qui a voté à 52 % pour en sortir. Mme Sturgeon avait fait savoir que la question d'un référendum sur l'indépendance de l'Écosse était revenue sur la table.

Déconfiture du Parti travailliste

Ailleurs au pays, le Brexit continue de secouer la classe politique. Le Parti travailliste, opposition officielle, se divise et a perdu dimanche sa porte-parole en matière de santé, Heidi Alexander.

La députée réclame un nouveau chef pour les travaillistes. « Je vous respecte comme personne [...], mais je pense que nous avons besoin de changer de leader si nous voulons pouvoir gouverner la prochaine fois », a-t-elle écrit dans une lettre adressée au chef travailliste Jeremy Corbyn.

Pour elle, « ceux qui seront le plus touchés par le choc économique lié à la sortie de l'UE ont besoin d'une opposition forte, tout comme ceux qui craignent la montée de l'intolérance, de la haine et de la division ».

Cette démission s'ajoute au limogeage d'une autre membre du cabinet fantôme. Dimanche, Jeremy Corbyn a demandé à la porte-parole de l'opposition officielle en matière d'Affaires étrangères, Hilary Benn, de quitter ses fonctions.

Tout comme le premier ministre conservateur David Cameron, M. Corbyn militait pour le maintien du Royaume-Uni au sein de l'U. Cependant, une faction de son parti lui reproche de ne pas s'être suffisamment investi dans la campagne référendaire.

Deux députés travaillistes souhaitent déposer une motion de défiance lundi contre le chef du parti. Ils lui reprochent de ne pas avoir réussi à convaincre l'électorat ouvrier du parti, dont plus d'un tiers a voté pour le Brexit jeudi, en dépit de la directive du parti.

Jeremy Corbyn ne dit pas craindre cette motion de défiance, mais les reproches qui lui sont faits devraient être au cœur des discussions lors d'une réunion du parti programmée pour lundi.

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