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25/01/2016 12:31 EST

«Tout le monde en parle» : quelques moments croustillants

Radio-Canada.ca

La chanson de Sophie Grégoire, le «big fucking time» de Bernard Derome, la bromance de Gregory Charles et Marc Hervieux, les témoignages de Marie-Soleil Dion et Étienne Boulay, la réalité de Khloé Dubé et Alexis Comte… Voici quelques moments croustillants qui ont retenu notre attention à Tout le monde en parle cette semaine.

Dany, «future» Sophie Grégoire?

Vous avez remarqué? C’est sur l’air de la chanson Smile back at me et au son de la voix de Sophie Grégoire que Dany Turcotte a fait son entrée dans le studio de Tout le monde en parle, lorsque Guy A.Lepage l’a introduit à l’assistance. Un sympathique clin d’œil à la fameuse vidéo qui a roulé encore et encore sur les réseaux sociaux la semaine dernière, et où l’épouse de Justin Trudeau pousse la note.

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Un câlin pour les centres de désintoxication

Le passage de Lise Bourgault, directrice adjointe du centre de désintoxication Mélaric, en Outaouais, et de Laurent Kochenburger, un ancien résident dudit centre menacé de fermeture, à Tout le monde en parle, la semaine dernière, a fait bouger les choses : le gouvernement a annoncé, il y a quelques jours, qu’une somme de six millions sera investie dans les centres de désintoxication de la province. Dany Turcotte a annoncé la bonne nouvelle en début d’émission, et en a profité pour envoyer ses bonnes pensées au personnel de ces établissements, et envoyer un câlins à tous ceux et celles qui sont présentement en thérapie.

La «question Bazzo»

Animateur du matin (morning man) de Radio-Classique, Bernard Derome ne s’est pas avancé à prédire des cotes d’écoute lors de son entrée en ondes, avant les Fêtes. «La question Marie-France Bazzo : vous vous laissez combien de temps pour battre Paul Arcand?», a titillé Guy A.Lepage. «Je n’ai pas eu l’audace de lancer quelque chiffre que ce soit. J’y vais très humblement», a répondu Bernard Derome. «Qu’est-ce que vous préférez, endormir les gens ou les réveiller?», a aussi demandé l’animateur à celui qui a longtemps tenu la barre du bulletin de nouvelles de fin de soirée de Radio-Canada. Quand Bernard Derome a expliqué son approche de la musique classique, Dany Turcotte lui a remémoré une phrase célèbre de Pierre Bruneau, «Rigueur, rigueur, rigueur!», prononcée lors des élections provinciales de mars 2007. Bruneau se moquait alors d’une gaffe de Radio-Canada et Bernard Derome commise le soir même, soit d’annoncer la défaite de Jean Charest dans son comté, une information qui s’était finalement avérée fausse. «Merci de me le rappeler», a rétorqué Bernard Derome.

Bromance

L’émission Virtuose, Radio-Classique, le spectacle Tout l’opéra, à Longueuil, l’été dernier : Marc Hervieux et Gregory Charles s’affichent désormais comme des inséparables. «Marc et moi, on s’est découvert immédiatement une complicité. On est tous les deux des amoureux de musique», a commenté Gregory Charles. Le duo nous offrira le spectacle Noir et blanc 2 en mai prochain. En attendant, Marc et Gregory ont interprété Le temps d’une dinde, façon classique, en y greffant l’introduction d’O Sole Mio.

«Big Fucking Time»

«Charlène a vraiment fourré Patrick. Big time. Big fucking time». Cette phrase de Bernard Derome, entendue la semaine dernière, dans la toute première scène de la deuxième saison de Série noire, a fait éclater tout le monde de rire, dimanche. A-t-il été difficile de convaincre le monument de l’information de se délester de son image sérieuse pour narrer cette série à l’humour si décapant? Derome a d’abord demandé à lire le scénario, et a vite été convaincu. «C’est une télévision intelligente. Ç’a pris du temps avant que les gens se rendent compte, à quel point c’est une télévision intelligente. La deuxième série, quand j’ai reçu les premiers textes, j’avais le fou rire, c’est bien certain. (…) Cette série est intelligente, c’est cru, parfois, mais il n’y a pas de vulgarité, là-dedans.»

Bernard veut savoir

Quand Bernard Derome pose des questions à connotation sexuelle sur le plateau de Tout le monde en parle, ça génère énormément de rires. Cliquez ici pour revivre la discussion avec la journaliste Lili Boisvert, animatrice de la nouvelle série documentaire Sexplora, où Derome a volé la vedette, et voyez ici le reportage de la jeune femme sur la nudité féminine.

Stéphane Dion confronté

Ministre des Affaires étrangères du Canada, Stéphane Dion ne l’a pas eue facile. Questionné serré sur les agissements de son gouvernement après les attentats de Ouagadougou, au Burkina Faso, qui ont fait 30 morts, dont six Québécois, il a maintenu que les familles des victimes n’ont pas été tenues dans l’ignorance, que son équipe cherche à «enterrer les morts et veiller sur les vivants», et qu’il faut prendre le temps de bien identifier les corps, qui n’ont même pas encore été rapatriés au Canada. Quant à l’emploi de l’expression «enthousiasme», par Justin Trudeau, au sujet de la lutte au terrorisme, Stéphane Dion a défendu son chef ainsi : «Le premier ministre choisit ses termes, mais c’est un mot qui montre à quel point il est déterminé à combattre le terrorisme», a plaidé Dion, jurant de la compassion et de l’empathie de Justin Trudeau. À propos d’Yves Richard, conjoint de Maude Carrier, l’une des disparues, qui a raccroché au nez de Justin Trudeau, Stéphane Dion a dit respecter sa réaction et a promis d’aider les proches des défunts, sans préciser les gestes qui seront posés.

Causer pour la cause

Marie-Soleil Dion et Étienne Boulay étaient présents pour honorer leurs fonctions d’ambassadeurs du mouvement Bell cause pour la cause, qui battra son plein mercredi, le 7 janvier. Marie-Soleil est revenue sur un épisode dépressif qu’elle a connu pendant son cinquième secondaire ; alors hyper performante, bonne élève et impliquée dans toutes les activités parascolaires, elle a un jour craqué et s’est retrouvée complètement déprimée, aux prises avec des idées noires et n’avait plus envie de rien. Étienne, pour sa part, a été enivré par le succès en jouant au football, mais son tempérament excessif l’a mené à «aller loin dans [ses] dérapes». Des problèmes personnels l’ont fait sombrer, il n’avait plus aucune estime de lui-même et a même tenté de s’enlever la vie, mais s’est réveillé à l’hôpital, branché à des machines.

Bell donnera 100 millions dans les cinq prochaines années pour soutenir les organismes en santé mentale de partout au Canada. Mercredi, les messages-textes et les publications sur Facebook et Twitter portant le mot-clic #BellCause donneront 5 sous de la part de Bell pour des initiatives dans le domaine. «Si vous êtes fâchés contre Bell, que vous n’aimez pas Bell, faites-les payer, twittez comme des malades!», a invité Marie-Soleil Dion, qui a précisé que, chaque jour, 11 suicides se produisent au Canada.

Résiliente Safia Nolin

Guy A.Lepage la définit comme la «révélation folk» de notre scène musicale. Safia Nolin, 23 ans, a d’abord émergé au Festival international de la chanson de Granby, en 2012, où elle a raflé le Prix Socan, et a lancé à l’automne son premier opus, fort remarqué, Limoilou. Elle a soutenu que sa vie «du temps de Limoilou», le quartier de son enfance, était «de la marde». Safia a décroché de l’école en secondaire 3, après avoir vécu de l’intimidation (et même des menaces de mort), et après le divorce houleux de ses parents, un père arabe et une mère québécoise. «J’ai fait plus d’écoles que de niveaux scolaires, parce que je faisais juste m’enfuir tout le temps», a précisé l’auteure-compositrice, dont les sonorités musicales sont planantes, et qui a usé de sa souffrance (dont «3511 crises de panique») pour créer son album.

Craquants Khloé et Alexis

Khloé Dubé, 14 ans, et Alexis Comte, 31 ans, sont les vedettes de l’excellente série documentaire Je suis trans, sur MOI&cie, qui retrace l’expérience de six personnes trans. Khloé (anciennement Kéoni) a compris à l’âge de 12 ans, en 2013, qu’elle était une fille et non un garçon. Elle a profité du décompte du 31 décembre pour faire son «coming out» à sa famille, pour «commencer l’année en beauté», en se présentant aux siens vêtue de vêtements féminins et maquillée. Maintenant, elle vit constamment en fille, et ses camarades de classe l’acceptent pleinement. «Ç’a vraiment passé comme dans du beurre», a argué la jeune fille. Alexis, lui, s’appelait auparavant Caroline, mais était malheureux comme les pierres dans son corps de fillette. À tout juste trois ans, l’enfant avait assimilé qu’il était un garçon. À l’adolescence, il agissait comme un garçon, s’était même fait une copine, par le biais d’Internet, avec qui il est resté deux ans. Aujourd'hui, il est papa d'une petite fille, conçue par fécondation in vitro. Alexis avait déjà été à Tout le monde en parle en 2007 pour parler de sa condition. «Qu’est-ce qui est le plus difficile dans le fait d’être trans, l’accepter soi-même ou le faire accepter aux autres?», a demandé Gregory Charles.

«Il faut être capable d’assumer qui tu veux être. Ce qui est plus ou moins dur, c’est de montrer aux personnes que tu es différent. Et que si tu ne m’acceptes pas, va voir quelqu’un d’autre…», a insisté Khloé.

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