DIVERTISSEMENT
14/10/2015 05:36 EDT

Qui est Massi Mahiou, le jeune homme derrière le phénomène «Bitch tu t'assois»? (ENTREVUE)

Facebook

La rentrée scolaire de Massi Mahiou a été bien particulière cette année. À 16 ans, ce jeune Québécois né en Algérie se trouve propulsé au rang de vedette sur les réseaux sociaux. Portrait d’un jeune ambitieux aux multiples talents qui n’a pas vu les choses venir.

Cela fait deux ans et demi que Massi Mahiou, de Longueuil, alimente sa chaîne YouTube – un an pour sa page Facebook. En févier 2013, il publiait une première vidéo où on le voyait se trémousser dans tous les sens dans un Harlem Shake. Inspiré par d’autres YouTubers – Thomas Gauthier et Cyprien notamment –, il se mettait à publier toutes sortes de vidéos où il abordait des sujets des plus variés.

«Bitch tu t’assois»

Si l’étudiant de l’école secondaire Monseigneur-A.-M.-Parent entretient sa page Facebook de façon régulière depuis un an seulement, en y publiant des vidéos où il met en scène des personnages devenus cultes, ce n’est qu’il y a quelques semaines qu’il a vu sa cote de popularité exploser. C’est grâce à la vidéo «Bitch tu t’assois», devenue sa marque de commerce. Dans cette dernière, Massi Mahiou fait une «imitation d'une fille en pleine crise de popularité». La vidéo a été visionnée plus de 1,2 million de fois sur sa page, a obtenu 40 000 mentions «J’aime» et a été partagée 12 000 fois.

«À mes yeux, c’est une vidéo comme toutes les autres, confie Massi très humblement. C’est une question de chance selon moi. Les gens ont accroché à cette expression et j’ai décidé d’en faire la promotion. Mais c’est vrai que je ne m’y attendais pas! Ç'a changé ma vie.»

Et ce changement dont il parle, il y est confronté au quotidien puisque le voilà aujourd’hui suivi par plus de 111 000 abonnés sur Facebook, alors qu’il y a à peine un mois, il n’en avait pas plus de 25 000.

«C’est beaucoup de pression de recevoir plein de gens comme ça. C’est comme si tu organises un party et que t’avais 100 000 personnes qui rentraient en même temps.»

«J’aurais bien aimé avoir ce buzz-là au début de l’été, admet-il en riant. Là, avec la rentrée scolaire, les examens qui arrivent, je dois concilier l’école, les entrevues, mes collaborations… Disons que ça me tient occupé!»

En début d’année, à titre d’exemple, des étudiants de deuxième secondaire de son école l’ont croisé dans les couloirs et lui ont demandé des autographes. «Je n’y croyais pas, j’ai cru qu’ils me niaisaient», affirme le jeune ado qui admet devoir vivre de plus en plus d’épisodes comme celui-là.

«Je n’aime pas appeler mes abonnés des fans. Je ne dépends pas des gens qui me suivent, puis ils ne dépendent pas de moi non plus.»

Bien que plusieurs Youtubers sur la toile se font un devoir de commenter l’actualité et d’aborder des sujets plus souvent futiles, Massi, lui, a opté pour l’humour et des personnages loufoques. «J’ai développé ce côté avec ma mère et mes sœurs. On est une famille qui adore rire!»

Priscilla, Julianne, Julie, Pedro, Johnny Le Poushon, Gontrante, ce ne sont là que quelques-uns des personnages de Massi qui ont pris forme dans ses vidéos et qui sont devenus des running gags.

«Certains matins, je me lève et je me dis carrément : "aujourd’hui, j’ai le goût de divertir les gens." Je n’écris pas vraiment mes vidéos. Je réfléchis, j’organise le tout dans ma tête, puis je démarre l’enregistrement!»

La stabilité avant tout

Malgré la notoriété qu’il a acquise en si peu de temps, le jeune passionné d’acrobatie et de danse ne s’en cache pas, le web ne demeure qu’un passe-temps pour l’instant. Avant de vouloir en faire un métier et de tirer profit des revenus publicitaires, comme c’est de plus en plus le cas pour de nombreuses personnalités sur Internet, il préfère rester sur les bancs d’école.

«Pour le moment, c’est un loisir. Je veux étudier d’abord et vivre ma vie étudiante», explique le jeune homme qui espère entamer un DEC en Sciences de la nature dès l’an prochain.

En attendant, Massi dit être très bien entouré par les membres de sa famille pour ne pas que ça dérape. «Ça ne me monte jamais à la tête, affirme-t-il. Mes parents sont contents pour moi, mais ils savent comment me ramener sur terre.»

«Ils n’avaient aucune idée dans quoi je me lançais quand j’ai commencé, renchérit-il. J’avais 2000 views sur YouTube et ma mère était fière de moi. Tout est arrivé tellement spontanément!»

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