Un citoyen québécois peut préconiser en toute légitimité que l'on renonce à nos efforts de mise en valeur du français comme langue commune au Québec. C'est un choix. Un citoyen peut faire le pari qu'une anglicisation, passive et progressive ou voulue et accélérée, est une option préférable à la tension linguistique qui semble ne pas vouloir se résorber. On peut même croire que la question de la souveraineté serait réglée du même souffle.
Ce n'est pas mon choix. Comme nation, nous avons les mêmes devoirs de dignité envers nous-mêmes, et les mêmes devoirs envers la diversité culturelle à l'échelle planétaire, que nous avons à l'endroit de nos nouveaux citoyens de toutes origines. Je crois qu'un peuple qui se reconnaît tel a le devoir de se doter de tous les outils de son plein épanouissement, de son progrès, et seule la souveraineté est porteuse de tous ces instruments.
Alors, au moins, ne nous mentons pas! Le plus important chantier de l'état québécois, celui du CHUM, se permet d'exiger de fournisseurs québécois des soumissions en anglais. Une ville peut effrontément défier la Charte de la langue française sans autre semonce qu'un refus de changer la loi, et surtout sans détermination du gouvernement à l'appliquer. L'organisme chargé de faire respecter la Loi 101 semble sous directive de ne pas susciter de mécontentement parmi ses opposants. En plus d'une tendance nette au sein des grandes entreprises, même des sociétés de l'État québécois embauchent des dirigeants unilingues anglais. On ne s'insurge pas devant les multiples nominations d'unilingues anglophones par le gouvernement fédéral. On vend le droit de contourner la Loi 101 en matière d'enseignement. Dans son propre comté, la ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française tolère et défend des contraventions grossières à cette même charte. L'état québécois offre un large éventail de services en anglais à qui veut à peine le demander. Un hôpital de Montréal est en défaut d'offrir des soins en français au péril de la santé et de la sécurité des patients. Selon la ministre, on devrait célébrer que seulement la moitié des immigrants qui font un transfert linguistique le fasse vers l'anglais, et que 16% des entreprises de plus de 50% ne soient pas francisées. La ministre annonce des augmentations de ressources humaines à l'OQLF alors qu'en vérité les effectifs diminuent... N'y a-t-il pas un constat de recul du français à faire?
Le récent sondage de L'actualité est essentiellement révélateur de deux choses. D'une part, les deux communautés historiques que sont les Français et les Anglais se sont dotées d'outils d'échanges accrus et observables : une maîtrise de la langue de l'une par l'autre dans des proportions exemplaires, et une communion artistique florissante. En revanche, malgré les succès de la Loi 101 en matière d'enseignement, de travail et d'affichage, avant que la négligence coupable du gouvernement du Québec et les assauts systématiques de la Cour Suprême du Canada ne les compromettent, le français est menacé de reculs graves dans la grande région de Montréal, et quoi qu'on en dise, le reste du Québec n'est pas à l'abri de cette concurrence de plus en plus vive de l'anglais.
En conséquence, on peut croire qu'une loi qui a trente-cinq ans - trente-cinq ans au cours desquels la société a évolué, trente-cinq ans au cours desquels on a pu en mesurer les succès et les lacunes, et trente-cinq ans où, affaiblie de l'extérieur, elle n'a pas pu livrer ses pleines promesses - demande à être l'objet d'une réécriture. Cette réécriture devra en restaurer l'esprit et les moyens, être animée d'une détermination à la mettre en application avec rigueur et sensibilité, et être soutenue par un gouvernement qui n'hésitera pas à recourir, sans frivolité, mais au besoin et en attendant la souveraineté, à la clause dérogatoire.
Pierre Curzi, avec beaucoup de détermination et peu de moyens, a déposé à l'Assemblée nationale une proposition à cet effet. J'ai salué le geste, et constaté que nous partageons les mêmes inquiétudes, les mêmes objectifs, et à plusieurs égards les mêmes solutions.
J'ai aussi constaté que la réponse de la ministre pourtant responsable de l'application de la Charte de la langue française a été immédiate, étroite et méprisante. Nous y sommes habitués. Il y a maintenant près de dix ans que chez ce gouvernement et pour seule réponse, on traite tout le monde qui s'inquiète d'alarmiste. Les constats sont pourtant d'une évidence à crever les yeux. Je ne crois plus que les termes négligence, laxisme ou même indifférence puissent suffire encore longtemps à définir l'attitude du gouvernement du Québec. On devra bientôt considérer la possibilité que Jean Charest, Christine St-Pierre et les vrais patrons du PLQ aient plutôt fait le choix de fermer les yeux alors que le Québec, de façon passive et progressive, reprend le chemin de l'anglicisation.
Nous avons le pouvoir qu'il en aille autrement. Il suffit d'être plus nombreux à faire le choix du français, et mieux encore, du pays.
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Renforcer une langue ou même deux langues n'a rien à voir avec la culture, au contraire.
Si on commençait par s'occuper des vrais problèmes, soit la piètre qualité de l'enseignement du Français au Québec, on réglerait une bonne partie des problèmes.
De la qualité des communications écrites et orales dépend directement la culture et sa transmission.
Pendant que le PQ en fait un enjeu Politique en essayant de rassembler le plus de monde possible dans le même ghetto, les Unions et les Syndicats du même Parti on bloqué toute évolution et réforme qui aurait pu renforcer notre culture et faire que bien des immigrants soient fiers de l'adopter.
Dit celui qui parle de langue, de culture, d'enseignement, du PQ, de ghetto et de syndicat dans le même paragraphe.
Un autre exemple de fédéralisme intelligent et rassembleur..
Car disent il ont est contre la liberté de choix! Ok c'est vrai dans un sens !
Alors pourquoi les Juno Canadian existe t-il selon vous! pour faire connaitre les artistes Canadian,mais ont a pas besoin de sa car ont a des radios,cela est vue comme de l'influence culturelle Canadienne qui brime la liberté des Canadian! c'est cela que les Canadian anglais disaient a l'époque, mais Pierre Juneau = JUNO pour moussé la culture Canadienne car Céline Dion et Brian adams simple plant et autre n'aurais jamais jamais émergé de leurs ville respective!
Les Anglophones Canadian vous étiez tous contre ca sauf quelque exeption, mais Pierre Juneau vous la imposé malgré la majorité contre car il était President of the Canadian Radio-television and Telecommunications Commission and former President of the Canadian Broadcasting Corporation!
maintenant vous jubillé a voir vos artistes anglophones dans le monde entier!
La lois 101+ doit être imposé tout comme les lois pour la survie de la culture Canadienne au Canada tout comme le CRTC existe aussi car sinon la télé Canadienne disparaitrai radicalement par le rouleau compresseur Américain.
La loi 101 ne retire AUCUN droit aux Québécois anglophones.
La loi 101 est approuvé par la cour suprême du canada-des-anglos
Promouvoir l'usage du français dans un état francophone n'est pas de la ségrégation.
Dé-angliciser n'est pas dé-canadianiser car le Canada est premièrement un pays francophone. Le Canada existait depuis plus de 150 ans avant qu'aucun ne puisse remonter le St-Laurent ni passer à l'ouest des Appalaches.
Le mépris envers son propre peuple est le point commun de tous les colonisés du monde.
Ce n'est pas un comportement humain normale. Mais les colonisés vont s'offusquer en disant
"mais on ne fait que critiquer"
C'est vrai mais il y a une différence fondamentale entre un discoure de colonisé et une critique légitime.
Exemple: un Français, un américain va critiquer l'état dans lequel il vit lui aussi mais jamais il va mépriser son propre peuple comme les colonisés le font. Là est la différence fondamentale.
C'est un mal de l'âme que vive plusieurs de mes compatriotes fédéralistes. Et je trouve cela très triste parce qu'ils méritent mieux.
Pensez-y
La culture québécoise ne se définit pas seulement par la langue. Elle est bien plus large, la culture québécoise est un amalgame de culture il y a de Anglo-saxon, du français, de l'américain et de L'irlandais tout cela à la sauce catholique. La culture dite anglaise du Canada, c'est aussi le même amalgame qui comprend les mêmes cultures dans différente proportion, mais cette fois c'est à la sauce protestante. Un québécois unilingue francophone est bien plus proche culturellement parlant d’un anglophone unilingue canadien qu'il est des français, ou que l'anglophone est des Anglais. Nous avons plus en commun avec les américains qu'avec les français. Et cela est bien et doit être reconnu et valorisé et non l'inverse.
A SUIVRE
Pauvre toi. Les canada-des-anglos est séparé. Les ÉU sont séparés. Le Mexique, la France, la Suède, etc. Tout les pays du monde sont séparés. T'a pas fini de te battre contre la réalité.
Question : Si c'est bon pour les autres, pourquoi pas pour nous ?
Mais personne ici ne parle de rapprochement avec la France ou tout autre Nation il ne faut pas fabuler sur des chose qui n'existe pas.
Par contre vous avez tout a fait raison quand vous dites que l'identité Québecoise c'est plus que la langue. Un peuple sa ce bâtit à travers le temps. C'est pour cela que les Québecois sont un peuple unique à part entière. Et c'est pour cette raison que je crois que comme peuple normale nous nous devons pour nous même et pour nos enfants de nous donner un pays bien à nous ou nous ne serons pas une minorité dans un pays qui ne nous ressemble pas mais majoritaire dans le notre.
Bien des Québecois dont je fais parti s'identifie comme Québecois c'est tout.
Et la victimisation a outrance, c'est le lot de qui exactement d'apres vous?
Je suis sur que tous les Guy Laliberte du Quebec doivent tous se sentirent comme des pauvres ti-pit.
Vous n'etes meme pas capable de voir appercevoir par vous-meme a quel point c'est reducteur et infantilisant comme facon de pensée.
-L'indice de fécondité n'est pas suffisant pour maintenir la population alors on a recours à l'immigration avec tous les défis que cela comporte et beaucoup de cette immigration est concentrée à Montréal.
-Le phénomène d'étalement urbain fait en sorte que beaucoup de jeunes familles francophones quittent la ville;
-L'anglais est de plus en plus la langue de choix après le secondaire;
-Les problèmes budgétaires et les problèmes de dette au Québec ne laissent pas beaucoup de marge de manoeuvre pour tenter de régler cette question.
Les conditions qui ont historiquement permis au français de survivre au Québec (isolement, agriculture de subsistance, clergé catholique) ont disparu. On a vécu une urbanisation massive suivie d'un phénomène de mondialisation qui rend l'attrait de l'anglais pratiquement irrésistible à de très nombreux égards. La bulle est en train de crever. À moins d'être purement local, il est pratiquement impossible de ne pas avoir recours à l'anglais dans le monde des affaires et de grands pans de la communauté scientifique, sans compter l'attrait incroyablement fort de la culture anglophone.
De plus, notre système d'éducation produit des cohortes de décrocheurs et environ 50% d'analphabètes fonctionnels.
Y a-t-il des solutions? Peut-être. Mais de penser qu'une hypothétique séparation du Québec pourrait remédier à la situation relève de la pensée magique.
L'alternative soit rester dans le Canada garanti a 100% notre disparition à long terme. Alors je crois que je vais prendre ma chance avec l'indépendance du Québec.
Peu être qu'un québec libre interdira l'usage publique de l'anglais, interdira la diffusion de radio et télé anglaise, fera comme la chine et interdira les site anglais?
seul des imbéciles peuvent croire que la séparation est une solution au français
Ce n'est pas le canada qui dit a la banque national d'engager des cadres unilingue anglais, ce n'est pas le canada qui demande au francophone du quebec de ce faire servir en anglais, ce sont les quebecois eux-meme qui n'exige pas de ce faire servire en francais.
Ce n'est pas le canada qui empeche l'OQLF de faire sont travail s'il ya un laissé aller les francophone quebecois eux-meme sont a blamer et la séparation n'y changerais rien, car nous vivons en amérique du nord, pas sur une ile desert, avec 300 millions d'anglophones, de plus l'anglais est la langue international. Je dit oui au francais et je dit oui au bilinguisme.
Les séparatistes essais toujours de faire peur au gens en généralisant tous, ceci a pour conséquence qu'ils n'ont plus de crédibilité dans ce dossier. La séparations n'est qu'un leur, on utilise cette action pour faire croire au gens que si l'on ce sépare, il n'y aura plus d'anglo a montreal, le francais deviendra la langue mondial. Nous avons déja tous les outils pour affirmer le fait francais au quebec il ne reste qu'a les utiliser
On remue ciel et terre pour franciser les nouveaux arrivant, chasser les commerçants qui affichent en anglais, financer l'OLF, embaucher des inspecteurs.
Pendant ce temps, 50 % des Québécois ont des difficultés en français.
« 49 % des Québécois ont de grandes difficultés de lecture » et « 800 000 Québécois sont analphabètes ».
http://www.fondationalphabetisation.org/fondation/campagnes_societales/
Si de jeunes leaders étudiants vraiment décidés sont capables d'intéresser tous les jours les médias du Québec, concernant leur refus d'une hausse de frais de scolarité, pourquoi des leaders nationalistes et souverainistes, peut-être égotiques, ne réussisent pas à faire la même chose entre les élections ? Qu'est-ce qu'ils attendent pour, vraiment ensemble, mieux s'organiser et se manifester?
Le problème est que les politiciens séparatistes sont incapables de parler d'économie, comment ils feront pour réduire le déficit, éviter qu'on nous surtaxe, créé de la richesse, les séparatistes pourraient expliquer comment économiquement ils vont nous séparer du reste du monde ... etc..
Mais non , les séparatistes parlent de langue... pas mal moins compliqué de faire la chasse aux anglos que de parler d'économie.
Surtout plus payant politiquement. Les Quebecois sont des cancres lorsqu'il s'agit d'economie. Vous en trouverez meme pour vous dire que tout est beau dans le meilleur des mondes.
mdr
C'est ca le probleme au Quebec! Si on parlait au gens des vrais affaires, les partis de seraient pas elus.
240 millards de dettes. Ca va frapper dans le dash bientot.
Vous auriez intérêt à demeurer factuel.
"L’Institut Fraser, réputé pour son penchant pour les politiques de droite, a de bons mots pour la gestion des finances publiques du Parti québécois dans les années 1990 dans un livre à venir.
Dans Learning from the Past: How Canadian Fiscal Policies of the 1990s Can Be Applied Today, dont Argent a obtenu copie, l’Institut recommande que le gouvernement Charest s’inspire des objectifs de rigueur budgétaire des années Parizeau et Bouchard."
Bref, je vois pas pourquoi vous trouvez que le PQ ne parle pas assez d'économie. Le PQ ne vous fait pas mirroiter qu'il a les deux mains sur le volant, il agit. Eh oui même pour réduire le déficit budgétaire, première étape avant de payer la dette qui vous est si chère. Venant de l'institut économique le plus à droite au pays, ça me semble suffisement crédible. Cependant, c'est drôle parce que les mêmes qui répandre leur fiel sur le PQ en terme d'économie vont dire en même temps que la réduction de la taille de l'État dans les années 90 a été destructrice. Faudrait arrêter de dire tout et son contraire, pour que nos politiciens aient un discours cohérant à l'avenir.