La grande majorité des étudiants qui manifestent ces jours-ci le font pacifiquement. Ils expriment démocratiquement leur opinion au sujet de la hausse des frais de scolarité. Des lettres ouvertes, des sites web, des assemblées servent à diffuser leurs arguments.
Un porte-parole bien connu du mouvement étudiant aime décrire les actions étudiantes comme des manifestations « familiales et festives ». Mais tous ne suivent pas ce mot d'ordre. Il y a une minorité beaucoup moins respectueuse des citoyens et de la démocratie qui en profite pour mener des actions provocatrices, menaçantes, voire violentes.
Lorsque des individus cagoulés se présentent à la porte de l'IEDM, tentant de forcer la porte pour entrer dans nos bureaux, on sort du débat démocratique et on entre dans l'intimidation. Le message qui est lancé n'est pas une attaque contre les idées défendues par l'IEDM, c'est une menace contre les groupes et les individus qui ne partagent pas leur avis. C'est une façon de dire : «si tu continues à parler contre nous, on sait où tu travailles». Rien de familial ni de festif!
C'est justement la diversité des points de vue qui garantit la vie démocratique d'une société. La liberté d'exprimer des idées est fondamentale. En s'y attaquant, en tentant de bâillonner les opinions contraires, ces manifestants dérapent sérieusement et décrédibilisent leur propre cause. Il serait souhaitable que les responsables étudiants dénoncent ces gestes. Les chefs de file peuvent être convaincus de la justesse de leur cause, c'est leur conviction dans les principes de la démocratie qu'ils doivent aussi démontrer.
La démocratie s'incarne aussi dans les élections. Et malheureusement pour les étudiants, le gouvernement a été élu en proposant la hausse des frais de scolarité. Il a choisi de le faire en accroissant le financement des universités et en augmentant les prêts et bourses pour les étudiants les plus démunis, garantissant ainsi l'accessibilité. Je crois qu'il s'agit d'un pas dans la bonne direction, que la société québécoise en sort gagnante. Et je sais que d'autres ne sont pas d'accord avec moi. Par contre, j'espère qu'on pourra s'entendre sur un point : c'était une décision démocratique. C'est le « contrat social » qu'on s'est choisi. Et ceux qui ne sont pas d'accord doivent en convaincre leurs concitoyens par des moyens tout aussi démocratiques. Les comportements de fier-à-bras n'ont pas leur place.
Samuel Blouin: La violence du gouvernement Charest
Marc-André Robert: S'inspirer de l'histoire pour s'affirmer (enfin!) et clore le débat
Magaly Brodeur: En faveur d'une hausse des frais de scolarité
Christian Bolduc: Pourquoi il faut appuyer le printemps étudiant
Comment un organisme idéologique comme eux peuvent-ils se prévaloir du titre d'organisme de charité, C'est à chier et c'est très choquant.
Les étudiants ont raison de s'en prendre à eux pcq ils sont des vecteurs de haine.
Soyez bon joueur et admettez plutôt que votre institut a milité pour cette hausse , que grâce a son lobby et à son argent, il à accès aux ministres qui refusent de parlez aux étudiants qui eux sont directement concernés par la hausse contrairement à votre institut. Ca aussi c'est ce qu'on appelle sortir du débat démocratique pour aller tout simplement vers le clientélisme.
Je n'approuve pas les gestes de casse et autres , mais dans le cas de votre groupe d'oppression, je le comprends...
Il est tout aussi inacceptable de refuser de condamner un tel comportement et d'écrire que l'on "comprends".
L'institut en question n'est pas anti-démocratique parce qu'ils défend des opinions qui ne sont pas entièrement hyper-socialistes.
Ce qui est anti-démocratique, c'est de prétendre que tous ceux qui ne partagent pas la même opinion que nous n'ont pas de place pour l'exprimer dans notre soi-disant "démocratie" et de cautionner des comportements criminels à l'égard de ces personnes.
ce que je dit c'est que malheureusement eux peuvent s'Exprimer dans les oreilles de nos décideurs en tête à tête , alors que d'autres doivent sortir en groupe de quelques centaines ou milliers pour être entendu, et encore là...
IEDM peut exprimer ses idées autant qu'elles le veut. Par contre sur chaque tribune disponible j'ai la liberté de Dire que les idées de l'IEDM sont de la foutaise... C'est essentiellement le principe du débat démocratique.
Qui plus est , je trouve cela plutôt drôle que le chroniqueur ait tiré la conclusion de l'intimidation en assimilant ce qui s'est produit a quelqu'un qui dirait je sais ou tu travaille. C'est certain qu'on le sait une recherche de 2 minutes sur le web permet de localiser l'endroit et à ce que je sache aucune menace n'à été proféré...
Non il s'agit plutôt d'une tentative vaine de l'IEDM de détourner le débât en se présentant comme victime.