Mercredi le 14 mars, j'ai assisté au discours de Jean Charest à l'Institut Français des Relations Internationales à Paris, devant un parterre composé de diplomates aguerris, de fonctionnaires de délégations et de consulats, et de personnalités intéressées par la politique québécoise. Il a livré un long discours, encore que selon les normes françaises, les quarante minutes pendant lesquelles il a détaillé la vision internationale du Québec, peuvent paraître courtes!
On sait le premier ministre bon orateur et blagueur, toutes qualités qu'il a à nouveau mises à profit pour séduire et emporter l'adhésion de son public. Plus sérieusement, qu'était venu faire le premier ministre en France?
Signer des accords et préparer une des nombreuses rencontres de la Francophonie, comme celle sur la langue cet été au Québec...Certes, et sa complicité avec le discret et néanmoins efficace Clément Duhaime, directeur général de l'Office International de la Francophonie (OIF), a permis au Québec de maintenir une présence continue et importante dans ce domaine. Élément majeur de la politique internationale du Québec, la francophonie a permis à Jean Charest de tester la résistance du gouvernement fédéral à ses ambitions internationales.
Force est de constater d'ailleurs qu'il a en partie gagné la bataille sur le terrain, puisque le Québec a sa (petite) place à l'UNESCO et que sur le plan de la rhétorique, sa doctrine (Gérin-Lajoie) du prolongement des compétences provinciales sur le plan international est désormais bien rodée. Il nous en a donné mercredi une excellente preuve, puisqu'à part un attaché d'ambassade qui persistait à ne pas comprendre comment cette chose-là marchait, tout le monde à qui j'en ai parlé ensuite, a semblé convaincu par sa démonstration limpide...
Jean Charest a ainsi indiqué la nature des différends qui l'opposent actuellement au gouvernement de Stephen Harper en matière d'environnement en particulier et réitéré l'engagement absolu de son gouvernement en faveur de la limitation des gaz à effets de serre et de l'émission de quotas pour en limiter l'impact; politique qui selon le premier ministre, montre la « souveraineté » du Québec sur des enjeux cruciaux, et qui peut être menée dans le cadre confédéral canadien, le plus décentralisé du monde...( ce qui atténuait quelque peu la critique précédente de la politique environnementale du Canada et plaire à Jean-Pierre Blackburn, l'ambassadeur du Canada à l'UNESCO, présent dans la salle)!
Serait-il venu alors à Paris pour faire la démonstration de sa vision de la souveraineté des états fédérés comme le Québec dans des dossiers internationaux comme ceux de l'environnement ou de l'immigration?
Dans une Europe qui est plongée dans une profonde crise économique et morale, où le retour au protectionnisme engendre souvent un repli identitaire et nationaliste, son hymne au modèle confédéral apparaissait réjouissant!
Car au cœur des débats actuels sur l'Europe se trouve la question des souverainetés partagées. À l'heure de la mondialisation, les souverainetés nationales sont fragilisées par la crise économique et le défi en Europe est bien de savoir si une politique européenne commune, qui maintient les extraordinaires acquis sociaux de certains pays membres, peut voir le jour! Dans un pays, comme la France, où la centralisation héritée du jacobinisme marque encore fortement les prérogatives de l'État central, et où les protections sociales sont très étendues, le cas québécois deviendrait un modèle d'un fédéralisme décentralisé qui fonctionne et qui pourrait être un exemple pour les pays européens dans leur quête d'une solution non uniquement néo-libérale à la crise qui les secoue!
Or pour Jean Charest, comme pour les autres premiers ministres des provinces canadiennes, le retour au protectionnisme apparaît comme une régression de taille, qui limiterait leur développement économique. C'est pourquoi il préconise l'ouverture encore plus grande des frontières, des migrations encore plus importantes de populations toujours en mouvement, poussant les gouvernements à faciliter ces échanges et ces flux. Stratégie qu'il a dûment appliquée depuis dix ans au sein du Canada et avec la ratification de plus de soixante-dix ententes pour faciliter la mobilité de la main-d'œuvre entre la France et le Québec, et sa politique de renforcement des relations privilégiées avec la France, la Bavière, le Mexique, etc..., qui s'inscrit dans l'orientation ancienne du Québec en faveur du libre-échange.
Rappelant le soutien massif de la population du Québec aux accords de libre-échange nord-américains (l'ALENA), il n'a pas épilogué longuement sur les difficultés actuelles que rencontre ce traité, en ces temps de repli de nos voisins américains ( Buy American). Pourtant ces difficultés sont réelles, qui conduisent les deux principaux candidats à la présidentielle française à envisager à leur tour la renégociation des traités européens. Car aujourd'hui n'est plus hier et la question n'est pas uniquement celle de la fragilisation des souverainetés nationales, mais bien celle du modèle politique qui permettra d'assurer la prospérité économique des nations. En somme le vieux débat droite-gauche, remis au goût du jour par la mondialisation et l'accroissement des inégalités, revient au centre de l'échiquier politique mondial.
L'alternative en Europe comme au Canada me semble se poser en termes du développement durable de nos sociétés, protégé et encadré par des États de droit qui sont à même d'imposer ces règles aux grandes multinationales et ainsi protéger leurs populations. La négociation de ces règles transnationales par les États de droit reste encore une des solutions envisagées pour mettre une limite au pillage des ressources et au profit sans fin si chers au néo-libéralisme. En ce sens, une politique de développement durable et écologiquement responsable clairement engagée au Québec devient un modèle ni néo-libéral ni protectionniste de notre souveraineté!
Parlez-en en bien ou en mal, mais parlez-en, disait une vieille pub sur la politique.
Je crois que les indécis vont bientôt voter OUI par simple réflexe de défense légitime.
Car si on laisse les politiques fédérales continuer à minoriser le peuple québécois au sein de leur Dominion, il ne restera plus guère que 10% de Québécois pour se présenter aux urnes.
Si vous ne me croyez pas, demandez aux anglos, aux Anglais, aux Étasuniens, aux Français, aux Suédois, aux Mexicains, etc.
Ont devrait fermé notre gueule comme des assimillés selon vous?
Si vous êtes vendu c'est votre choix,alors allez vivre aileurs qu'au Québec si vous prétendez être de vrai Canadian.
Ont ne veut pas que la langue francaise du Québec ne sois utilisé que pour amusé la galerie anglophone du Canada comme le fait les État-Unis dans leurs télé série.
Nous sommes plus que ca!
Si John James Charest a tronqué sont prénom en Jean Charest pour endormir certain francophones incultes,ont est pas tous dupe de se genre de petite manipulation politique.
Ça en dit long sur ce qu'il pense des Québécois : Des racistes qui ne voteraient pas pour lui s'il avait un nom anglo.
Pourtant nous avons voté pour des Ryan, Johnson, Mulroney, Mulcair, etc.
Le Prof. Cohen avait le choix entre «La souveraineté, pour quoi faire?'», en deux mots, et «La souveraineté, pourquoi?». Mais elle a écrit : «La souveraineté, pourquoi faire?».
Dans le premier deux cas, le sens est : la souveraineté, pour faire quoi? (Sous-entendu : qu'est-ce que le Québec pourrait faire de plus s'il était souverain? Rien de plus qu'à l'heure actuelle, il n'aurait aucun pouvoir de plus, alors pourquoi s'entêter à vouloir la faire, cette souveraineté?). Deuxième sous-entendu du Prof. Cohen : moi, je suis contre.
Dans le second cas («La souveraineté, pourquoi?»), le sens aurait été : Pourquoi? Mais pour les raisons suivantes, pardieu! (sous-entendu : certaines raisons sont valables, d'autres non; moi, je ne suis ni pour ni contre, je suis objective, lisez mon article et décidez par vous-même ).
Mais voilà, elle a écrit «La souveraineté, pourquoi faire?», ce qui suppose qu'elle a voulu faire court (la phrase complète serait : «La souveraineté, pourquoi la faire?») ou, tout simplement d'inverser la phrase normale, qui serait: «Pourquoi faire la souveraineté?» Le sous-entendu, cette fois, c'est qu'il y a de bonnes raisons de la faire, ce qui n'entrait peut-être pas du tout dans les intentions du Prof. Cohen lorsqu'elle a décidé de rédiger son article... Mais ça, le saura-t-on jamais?
Le Québec est déja souverain, mais ne le constate simplement pas. Il préfère croire en la magie.
Lorsque l'appui au projet d'indépendance est de 40% à 45% de façon continue et indéfectible depuis plus de 40 ans, il y a quelque chose d'indécent chez les politiciens qui affirment que le mouvement souverainiste est chose du passé.
Je serais curieux de savoir combien parmi les 200 000 manifestants de jeudi dernier, appuient la souveraineté. Je n'ai pourtant vu là aucun drapeau canadien.
Le culte de la separation perd des plumes d'annees en annees, et ce, depuis le dernier reverendum. Mais je vous l'accordre, il y a un leger regain c'est temps-ci, c'est toujours le cas lorsque l'economie est au ralenti, mais ca passera, comme toutes les fois precedentes.
Je vous suggere fortement d'ecouter les experts politiques et non la propagande. La separation n'a pas le vent dans les voiles. C'est de la propagande pure et simple. Et c'est tres gazant a la longue. On n'a l'impression de partager notre province avec des illuminés! Sans blague la, revenez sur Terre.
Il n'y aura pas de reverendum ni de separation. Meme si vous aviez 60% d'appui. Ca ne se transpose pas en votes pour le "oui" de facon assuré.
Ecoutez surtout vos idoles:
« Les sondages qui situent l'indépendance à 40 % sont des illusions, tranche Louise Beaudoin. Il y a beaucoup de croyants, mais presque plus de pratiquants. La souveraineté ne fait plus partie des priorités des Québécois.»
http://www.lactualite.com/politique/rien-ne-va-plus?page=0,2
Il y a des tas de choses beaucoup plus preoccupantes et urgentes au Quebec. Si vous ne vous en etes pas encore rendu compte, ne vous en faites pas, ca viendra assez vite...
Car pour eux ce n'est pas les Québécois qui mêne le Canada mais bien les anglophones et ils se demande pendant combien de temps le francais leurs sera utile au Québec et cela leurs fait peur aussi.
l'immigration accordé par le Canada donne une démographie perdante pour la naissance d'un Québec souverain a chaque année qui passe,rien avoir avec ce que les citoyen Québécois veulent vraiment inconsciement.
Car vous utilisé la menace,la peur,la tricherie avec les lois sur le controle de l'immigration et les médias CRTC et c'est la seul raison et unique raison que le référendum de 1980 et 1995 n'a pas passé,créer de l'insécurité et La Peur!
Avec de telle condition irrégulière,les immigrants ne devraient pas avoir le droit de vote avant 18 ans de vie sur le territoire Canadian pour avoir un objectivité plus éllargie en politique sans ce sentir menacé par le pouvoir en place.
En effet. Les sondages mettaient la souveraineté à moins de 40 % quand le PQ a prit le pouvoir en 1994 et le référendum est allé chercher 49,4 %.
Afin de diviser pour mieux regner
pierre m de ruelle
pour quoi faire = pour faire quoi avec ca?
Souveraineté Pourquoi faire = Sovereignty, why do?
Souveraineté Pour Quoi Faire? = Sovereignty, to do what with it? (i.e. what for)
Et puis il n'y aurait plus rien d'anglo en Amérique du Nord sans nous car nous avons sauvé le Canada des rebelles étasuniens par deux fois.
Et si d’aventure le canada avait pu se faire sans nous, il serait aussi platte et anonyme que la Nouvelle-Zélande et ces milliards de gens dont vous parlez ne saurait même pas qu'il existe.
Merci beaucoup.
Il s'appel le parti Conservateur du Canada.
La route risque d'être très très longue.
Le dernier sondage de janvier donne 45% d'appuis à la souveraineté du Québec et un gouvernement majoritaire du Parti québécois, et vous dites que tout va bien madame la marquise dans notre système made in Canada.
Vous prenez vos rêve pour des réalités et en plus le PQ va être majoritaire,oh la la,le Canada est vraiment mal persue au Québec,ce n'est pas beaux ca.
Le Partie souverainiste au dernier sondage est voué à remporter les élections avec une majorité absolue.
Le Bloc Québécois, au fédéral, avec seulement deux députés mène la charge avec une majorité dans les sondages. Mme Cohen, votre désinformation fait honte à ce journal.
Dire 'Oui" a un sondage telephonique (qui n'implique en rien du tout) pas de probleme, mais cocher "Oui" sur la tite carte, ouff; deux choses totallement differentes.
Et parlons-en du bloc. Le bloc n'a rien dit depuis la derniere election. Pas un seul mot. Et des Quebecois voteraient....pour ca???
Y a pas a dire, on ferait toute une Nation...
La conclusion de cette article ne fait aucun sens. C'est incroyable c'est de la plus pure logomachie!