Yanick Barrette

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PET et répète!

Publication: 15/04/2013 14:23

Je cite rarement un politicien conservateur, mais pour cette fois, et uniquement cette fois, je vais faire exception à la règle et reprendre l'opinion émise par James Moore après le triomphe surprise [sarcasme] du fils de l'autre: «Il [Trudeau] a remporté un concours de célébrité sans avoir soumis une seule proposition, une seule idée». Ça en dit long sur le personnage et surtout ça vient conforter la perception de plusieurs analystes politiques. Vous savez, depuis son entrée en politique, Justin surfe sur une vague de sympathie essentiellement reliée à son héritage, ce qui, par conséquent, lui confère une notoriété et un prestige démesuré et non justifié, surtout lorsque l'on s'aperçoit que malgré la marque du contenant, celui-ci est vide de contenu.

Justin n'a pas le charisme de son père, il n'a pas l'expérience ni le caractère de ce dernier; pire encore, il n'a certainement pas la verve dont disposait PET lors de ses discours et ses allocutions. Mais, c'est un Trudeau, un nom respecté par les Canadiens «Coast-to-Coast» qui lui octroie définitivement un capital de sympathie et un intérêt qui à mes yeux, relèvent du mysticisme, voire pratiquement de l'ésotérisme. Pendant plusieurs semaines, la course à la chefferie du PLC fut l'occasion de suivre l'évolution de la pensée politique du petit Justin; pourtant, du début à la fin ce fut la même vieille cassette, où d'un côté, il tentait de rassurer les Canadiens de son leadership exceptionnel, en leur rappelant qu'il avait été à la bonne école, celle de son père; tandis que, de l'autre, il demandait aux Québécois de lui accorder leur confiance aveugle.

Honnêtement, comment le fils de l'homme qui a berné, voire trahi le peuple du Québec, peut-il demander, sans honte, l'allégeance de ces mêmes personnes qui ont vécu douloureusement la Nuit des longs couteaux? Comment peut-il oser prétendre entretenir une distance par rapport aux idées du politicien qui a daigné instaurer unilatéralement et sans fondement la loi des mesures de guerre? Il faut être sot pour ne pas percevoir que les propos de Justin ne sont qu'une collection d'incohérences, qui feront assurément le bonheur des chroniqueurs et des journalistes pendant de longues années.

Le billet de Yanick Barrette se poursuit après la galerie

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Dans un autre ordre d'idées, bien qu'il affirme haut et fort ne pas vouloir rouvrir le débat constitutionnel - proposant plutôt naïvement l'alternative d'une approche consensuelle lorsqu'il implore les Québécois de mettre de côté les vieilles chicanes et de se rallier à la construction d'un Canada inachevé -, Justin est un carriériste, tout comme l'était d'ailleurs son papa, qui n'hésitera pas, si l'occasion se présente, de poignarder le Québec à nouveau. Et, laissez-moi vous dire que l'occasion se présentera éventuellement; après tout, s'il est élu, lors de la prochaine élection fédérale, au titre de monarque suprême de ce pays, il devra possiblement composer avec un PM provincial libéral en la personne de Philippe Couillard, car les sondages ne donnent pas beaucoup de la peau de Pôline! À ce sujet, nous savons que ce cher Philippe souhaite conduire le Québec à signer la constitution canadienne.

Conséquemment, assisterons-nous à un bras de fer entre les deux hommes forts du Parti libéral (PLC et PLQ) ou plutôt à de nouvelles fourberies visant à accroître la dépendance du Québec à l'égard du Canada? Assisterons-nous, pour paraphraser l'historien Frédéric Bastien, à un nouveau coup d'État qui sera fatal à la nation québécoise et à son rêve d'indépendance? Des questions que plusieurs jugeront audacieuses et même sans doute illégitimes, mais qui nécessitent d'être soulevées afin d'éviter, au mieux, de nouvelles hypocrisies et tromperies de la part de politiciens avides de marquer l'histoire au détriment d'une nécessité sociohistorique.

Ainsi, après avoir prononcé la mort des différentes factions du Parti libéral, autant la partie canadienne (Scandales des commandites, Option Canada, etc.) que la partie québécoise (commission Charbonneau, Printemps érable, etc.), voilà que nous assistons progressivement à un retour à la vie. Tels des zombies, le PL se fait cribler de balles, il est ensuite déclaré mort, pourtant il se relève et se remet en marche. D'autant qu'il n'est pas impossible que d'ici vingt-quatre mois les Québécois et, plus particulièrement, les Montréalais soient à nouveau assujettis au dogme libéral; l'avenir - avec Trudeau comme chef du PLC, Couillard comme chef du PLQ et Denis Coderre qui risque de briguer la mairie de Montréal - ne s'annonce pas rose pour les Québécois et, encore moins, pour les militants indépendantistes.

Mes amis, nous ne sommes pas encore sortis du bois. Enfin, la seule chose que nous devrions nous souvenir, autant individuellement que collectivement, c'est qu'après PET nous devrions simplement nous assurer que l'histoire ne se répète pas!

VOIR AUSSI

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  • Le premier ministre Pierre Elliott Trudeau et Margaret, sa femme de l'époque, quittent la basilique Notre-Dame après le baptême de leur enfant de 22 jours, Justin Pierre James, le 16 janvier 1972. L'enfant est protégé à la fois du froid et des photographes.

  • Justin Trudeau, 11 mois, escalade les marches d'un avion à Ottawa pour retrouver son père de retour d'un voyage au Royaume-Uni, le 5 décembre 1972.

  • Pierre Elliott Trudeau est salué par un membre de la GRC alors qu'il porte Justin à Rideau Hall, en 1973.

  • Alexandre (Sacha) Trudeau envoie une droite à son frère aîné Justin en s'amusant à l'aéroport d'Ottawa en 1980. Justin est né en 1971 et Sacha en 1973 - les deux le jour de Noël

  • Les enfants Trudeau en mars 1979: Michel (devant), Alexandre (Sacha) and Justin (derrière).

  • Assermentation de Pierre Elliott Trudeau comme premier ministre du Canada, le 3 mars 1980.

  • Justin Trudeau et son père. 7 novembre 1982.

  • À Oman, Pierre Elliott Trudeau regarde Justin, 11 ans, qui s'amuse sur une chaîne. 2 décembre 1983.

  • Justin Trudeau, 11 ans, à Oman.

  • Justin Trudeau et son ami Mathieu Walker dans le désert du Sahara, octobre 1994.

  • Justin Trudeau et son ami Mathieu Walker dans le désert du Sahara, octobre 1994.

  • Justin Trudeau avec ses amis Mathieu Walker et Allen Steverman à Shanghaï en 1994.

  • Justin Trudeau avec ses amis Mathieu Walker et Allen Steverman à la Grande Muraille de Chine en 1994.

  • La famille pleure le décès de Michel, décédé dans une avalanche en Colombie-Britannique. Montréal, 1998.

  • Justin et Alexandre (Sacha) Trudeau saluent la foule massée près des rails pour rendre un dernier hommage à leur père. Le train funéraire mènera la dépouille de Pierre Elliott Trudeau d'Ottawa à Montréal. 2 octobre 2000.

  • Justin Trudeau consolé par sa mère Margaret aux funérailles de son père, le 3 octobre 2000.

  • Justin Trudeau rend un hommage très émotif à son père à la Basilique Notre-Dame. 3 octobre 2000.

  • Justin Trudeau aux funérailles de son père, 3 octobre 2000, à la Basilique Notre-Dame à Montréal.

  • Justin Trudeau offre une rose à une jeune fille dans la foule. Des milliers de personnes sont venues rendre un dernier hommage à Pierre Elliott Trudeau, le 3 octobre 2000.

  • Une conférence de presse pour la promotion de la sécurité face aux avalanches, West Vancouver, 25 janvier 2001.

  • Justin Trudeau à Lake Louise, Alberta, 12 janvier 2002.

  • Justin Trudeau avec son conseiller et ami Gerald Butts en juillet 2003. Nahanni National Park Reserve de Virginia Falls dans les Territoires du Nord-Ouest.

  • Compétition entre personnalités à Mont Tremblant, le 12 décembre 2003. L'événement de bienfaisance des 24 heures de ski à Mont Tremblant est alors organisé par Jacques Villeneuve et son gérant Craig Pollock.

  • Justin Trudeau discute du projet Katimavik, 9 mars 2004.

  • Justin Trudeau à la sortie de l'église lors de son mariage avec Sophie Grégoire, dans la Mercedes 300 SEL 1959 de son père. Montréal, 28 mai 2005.

  • Mariage de Justin Trudeau et Sophie Grégoire, Montréal, 28 mai 2005.

  • Jean Chrétien et Justin Trudeau au congrès libéral pour la chefferie du PLC, 1er décembre 2006, à Montréal.

  • Justin Trudeau à London, en Ontario, avec un groupe du projet Katimavik, le 5 juin 2007.

  • Victoire dans sa circonscription de Papineau, 29 avril 2007.

  • Justin Trudeau fait du porte à porte dans Papineau avec sa mère Margaret, 23 septembre 2008.

  • Photo officielle avant le combat de Justin Trudeau contre le conservateur Patrick Brazeau.

  • Justin Trudeau et Patrick Brazeau, 28 mars 2012

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  • Justin Trudeau et Patrick Brazeau, 31 mars 2012

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  • Justin Trudeau célèbre sa victoire sur Patrick Brazeau, 31 mars 2012

  • Justin Trudeau célèbre sa victoire sur Patrick Brazeau avec sa femme Sophie Grégoire, 31 mars 2012

  • Devant Justin Trudeau, Patrick Brazeau tient un chandail de hockey aux couleurs du Parti libéral du Canada, 2 avril 2012.

  • Avec sa victoire, Justin Trudeau a obtenu le droit de couper la queue de cheval de Patrick Brazeau, 2 avril 2012.

  • Justin Trudeau annonce qu'il sera candidat dans la course à la chefferie du PLC, le 2 octobre 2012 à Montréal.

  • Justin Trudeau annonce qu'il sera candidat dans la course à la chefferie du PLC, le 2 octobre 2012 à Montréal. Avec son fils Xavier, sa fille Ella-Grace et sa femme Sophie Grégoire.

 

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