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Les djihadistes néo-sionistes

18/07/2014 11:00 EDT | Actualisé 17/09/2014 05:12 EDT

Dimanche 13 Juillet, une manifestation multiculturelle a réuni à Paris entre 7000 et 30 000 manifestants, venus de tous les coins de l'île de France. Toutes et tous étaient en faveur de la Palestine libre, de la paix et exigeaient le respect du droit international.

La marche s'est mise en branle à partir du quartier mythique de Barbes. Rappelons que la manifestation pacifique a été appelée par plusieurs entités sociales, dont l'Union des juifs français pour la paix (UJFP).

Les manifestants ont scandé des slogans condamnant la position partiale de la République française vis-à-vis du conflit israélo-palestinien. Comme dans toute manifestation bon-enfant, les marcheurs chantent, crient, jouent des instruments... Enfin, toute activité pour déclarer son refus à la guerre et manifester son désarroi face à l'agression militaire israélienne. Tout se déroulait comme prévu, jusqu'à ce que les manifestants aient atteint la place de la Bastille.

Soudain, un groupe surgit pour déranger le bon déroulement de l'événement. Ces intervenants font partie de la Ligue de défense juive, connue sous l'acronyme LDJ ou JDL. Rappelons l'origine de ce groupe, interdit en Israël, aux États-Unis et dans plusieurs pays. La France devient donc exception en autorisant un groupe radicalement violent dans son territoire.

La LDJ est un groupe créé à New-York par un suprématiste néo-sioniste du nom de Meir Kahane. Ce dernier a semé les graines de la haine partout, au point que ses adeptes continuent d'imiter les pratiques des néo-nazis pour terroriser et les musulmans et les citoyens de la France. Ce groupe prétend défendre la communauté juive en France en envoyant balader les principes de la République française. Cette dernière aide même ces suprématistes à s'entrainer dans ses propres locaux, comme l'a prouvé le journaliste de Complément d'enquête sur France 2. Si le groupe ne compte que quelques centaines de membres, ses interventions et ses intentions sont antirépublicaines par excellence. Le silence de la France officielle vis-à-vis de ces voyous est condamnable.

Cette Ligue (de la délinquance) s'est donnée comme ordre de perturber la marche pacifique en donnant rendez-vous à ses membres sur la rue de la Roquette, où une synagogue y est domiciliée.

Sans avoir à pointer du doigt, la LDJ comme seule responsable, il est important de mentionner que pour qu'une échauffourée éclate, il faut être deux clans de voyous insensibles. Mais avant, il faut se questionner sur le rôle des CRS dans cette provocation, car d'après les témoignages, ils n'ont point réagi pour éloigner cette ligue des délinquants.

Néanmoins, il faut croire que certains marcheurs sont tombés dans le piège.

La LDJ a attisé la bêtise de quelques manifestants, qu'ils soient victimes ou non, la question n'est plus là. Les délinquants ont eu raison sur la manifestation entière.

En criant, « Palestine, on t'encule ! », les pro-palestiniens ont réagi. Certains affirment que les réactionnaires avaient une tendance islamiste, d'autres supposent qu'ils avaient le profil des jeunes banlieusards.

De toute manière, en répondant à ce groupe criminel, les manifestants ont offert à ce dernier le plus beau des cadeaux et devant les médias français. Ces derniers, selon leurs lignes éditoriales, ont repris l'incident durant des heures et des jours, et en continu. Encore une fois, le rôle du méchant revient au manifestant pro-palestinien qui crie '' Dieu est grand''. Ce que l'on remarque ici, c'est que les CRS sont restés à l'arrière des fous de la LDJ dans un scénario qui semble bien préparé, la vidéo l'illustre, il fallait attirer près de la synagogue les plus téméraires parmi les manifestants en les provoquant oralement et physiquement.

Quelques minutes seulement après les affrontements, le premier ministre français Manuel Valls, publie une déclaration condamnant fermement l'attaque sur la synagogue et s'engage à respecter la loi. Il s'en suivra la réception du président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) par le président Hollande pour exprimer sa solidarité envers la communauté juive. Rappelons aux instances gouvernementales que la loi exige la dissolution de tels groupes.

Immédiatement après la réunion, la préfecture de police de Paris a engagé une procédure d'interdiction à l'encontre d'une nouvelle manifestation pro-palestinienne.

Après les émotions, les manifestants se doivent de se poser la question suivante : à qui a bénéficie ce trouble ?

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