En passant à une station-service pour remplir son réservoir à essence, il est impossible de ne pas grogner à la vue du compteur indiquant le montant total de la facture. Instinctivement, la grogne se dirige vers les « grandes multinationales » pétrolières qui profitent à nos dépens. Toutefois, ce ne sont pas ces dernières qu'il faut blâmer, mais plutôt l'inefficacité des grandes sociétés nationalisées qui produisent du pétrole!
Lorsqu'on regarde les grandes compagnies pétrolières du monde, on voit plusieurs compagnies privées sur lesquelles nous jetons notre dévolu. Toutefois, ces compagnies privées sont minuscules lorsqu'on les compare aux grandes sociétés d'État comme Pemex (Mexique), National Iranian Oil Company (Iran) et PVSA (Vénézuela). Selon un palmarès des vingt plus importantes compagnies pétrolières au monde en fonction des réserves de pétrole, seize d'entre elles sont des sociétés nationalisées.
En effet, ces dernières possèdent environ 90 % des réserves mondiales connues de pétrole - le reste va aux compagnies privées. Toutefois, avec seulement un dixième des réserves connues de pétrole, les compagnies privées produisent environ un quart du pétrole que nous consommons. Ceci en dit beaucoup sur la performance des compagnies privées et encore plus sur l'inefficacité des sociétés d'État. Pour chaque million de barils de pétrole produits, les compagnies privées emploient en moyenne 23,4 individus. Quant aux compagnies publiques, elles doivent engager environ 71,8 individus par million de barils produits. Un écart monumental quant à la performance.
La privatisation ferait baisser les prix!
L'inefficacité des compagnies publiques fait en sorte que l'augmentation de la demande de pétrole stimulée par la croissance économique de pays comme l'Inde et la Chine ne peut pas être satisfaite adéquatement en dépit de l'efficacité du secteur privé. En fait, dans des pays comme le Venezuela et l'Iran, la production de pétrole a diminué considérablement dans les dernières années. Par conséquent, les prix à la pompe augmentent.
Il y a une solution prouvée pour s'attaquer aux prix élevés de l'essence : la privatisation de ces sociétés d'État afin qu'elles deviennent plus performantes, qu'elles gaspillent moins et qu'elles produisent davantage. Il y a déjà eu des privatisations de compagnies pétrolières dans les années 1980 et au début des années 1990 - une période pendant laquelle les prix de l'essence à la pompe n'ont pas cessé de chuter même sans ajuster pour l'inflation. Des économistes de l'Université d'Oxford en Grande-Bretagne ont pris la peine de s'attarder aux résultats de ces privatisations. Sur une période de sept ans, les compagnies qui ont été privatisées ont été capables d'augmenter leur production de 40 pour cent, la production par employé de 30 pour cent et l'investissement de 47 pour cent. Les rendements ont par conséquent augmenté de manière considérable et les prix à la pompe ont baissé - tout le monde était gagnant.
Ces mêmes économistes ont aussi pris la peine d'évaluer ce qui se passerait si on privatisait les 18 compagnies détenues en totalité par des gouvernements et figurant dans le palmarès des 50 plus grandes compagnies pétrolières au monde. La première année, la production augmenterait de 2,7 millions de barils par jour - soit l'équivalent de la consommation de la France. Dans les six années qui suivent, ils estiment qu'à ce montant on additionnerait 19 millions de barils de plus par jour. Au final, on parle d'environ 15 % de ce qu'on produit actuellement. Ces calculs n'incluent pas les résultats potentiels de la privatisation de sociétés détenues par des gouvernements dans lesquels il y a des actionnaires minoritaires provenant du secteur privé.
Exposées à la discipline de la concurrence, ces sociétés privatisées devront devenir plus efficaces, réduire le gaspillage et investir intelligemment afin de réduire leurs prix. Encore une fois, le passé est très instructif à cet égard. Au 19e siècle, à l'époque où les gouvernements n'intervenaient pas dans l'industrie pétrolière, des hommes d'affaires comme John D. Rockefeller ont pu faire baisser de deux tiers le prix du baril de pétrole en l'espace d'à peine vingt ans. La privatisation des compagnies publiques permettra aux entrepreneurs et aux investisseurs de mieux valoriser les ressources en innovant et en développant de nouvelles manières de produire. Les consommateurs seront les grands gagnants.
L'ère du pétrole cheap est vraiment finie... Il existe des alternatives au pétrole conventionnel (tar oil, coal oil, shale oil, éthanol, gaz naturel, hydrogène) mais ces options ne sont pas vraiment plus économiques, ni vraiment écologiques......
Pour ce qui est de la disponibilté du pétrole, apparement, on a passé les peak oil en 2007, la demande est plus forte que l'offre, l'ère du pétrole cheap (conventionnel) est finie... Et les alternatives ( tar oil, coal oil, shale oil, éthanol, hydrogène, etc.) ne sont pas particulièrement bon marché...
http://www.fb-bourse.com/classement-compagnies-petrolieres-2011/2/
Les trois premières pétrolières pour le chiffre d'affaires sont des compagnies cotées en bourse Royal Dutch Shell (Pays-Bas) avec un chiffre d'affaires de 278.01 G$, Exxon Mobil (USA) avec 258.01 G$ et BP (Royaume-Uni) avec 224.42 G$.
Alors nous n'avons pas besoin d'un doctorat de la London School of Economics pour savoir à qui nous en prendre pour le prix du pétrole à la pompe. Il semble même que les études supérieures aient une influence néfaste sur le jugement de certaines personnes et que la London School of Economics semble favoriser l'enseignement de la pensée unique chère à l'IEDM, où vous trouverez certainement un emploi rémunérateur qui vous permettra de continuer à raconter des sornettes.
Mais là où votre "chronique" devient carrément répugnante, c'est lorsque vous essayez de nous faire avaler que ces trois entreprises seraient responsables des prix à la pompe. Vous nous prenez pour des dindes.
Pour ce qui regarde la si grande compétence du privé et ses performances, je vous réfère aux rapports produits par les autorités américaines concernant l'incurie de BP dans l'affaire de l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon et de la catastrophe qui s'ensuivit.
Ou suggérez-vous de faire de ces pays des Irak 2.0?
Les américains n'ont jamais produit autant de pétrole depuis 6 ans et ils ont exporté plus qu'ils ont importé cette année. Dans le midwest, ils sont même en oversupply... et pourtant, le prix à la pompe n'a jamais été aussi élévé (et étrangement, les profits des pétrolières aussi!).
- Ils ont de très bon salaire.
- Ils ont un compte de dépense pour les frais d'essence
- Leur gouvernement à besoin du revenu additionnel générer par les prix élever de l'essence.
Ceux qui consomme de l'essence profitent d'un prix avantageux et le reste de la société profite des rentes pétrolières de d'autres façons. Win-win situation.