Les auteurs sont économistes et respectivement candidat au doctorat en histoire économique à la London School of Economics et professeur associé à HEC Montréal
En pleine campagne électorale et afin de faire valoir ses lettres de noblesse nationalistes, le Parti Québécois a proposé d'étendre la loi 101 aux étudiants du CÉGEP. Ainsi, les allophones et anglophones n'ayant pas été à l'école en anglais devront aller au CÉGEP en français. Cette idée, en vogue dans les milieux nationalistes depuis plusieurs années, se base sur un faux constat de la situation. En plus, les effets de l'application de cette proposition seraient plus nocifs que bénéfiques.
Premièrement, la supposée crise du français n'existe pas. Un simple regard aux données des recensements de Statistiques Canada le démontre. Le français comme langue d'usage augmente au Québec. Les allophones (souvent des immigrants) qui utilisent le français comme langue d'usage à la maison sont plus nombreux que ceux qui utilisent l'anglais (24% contre 21%). Lorsque les allophones québécois effectuent un transfert vers l'une des deux langues officielles du pays, ils sont majoritaires à choisir le français. La connaissance du français chez les allophones et anglophones augmente. En 1991, 68,6% des allophones et 60,7% des anglophones connaissaient le français. En 2006, on parlait plutôt de 75,3% et 70,3%. Au cours de la même période, la connaissance de l'anglais stagnait à 67,5% chez les allophones. Au travail, même si l'anglais est l'une des langues du commerce au centre-ville de Montréal, la proportion d'anglophones qui utilisent le français (principalement ou régulièrement) au travail a augmenté entre les deux derniers recensements disponibles. À la lumière de ces faits, il n'y a donc pas lieu d'alimenter un climat d'inquiétude.
Qu'en est-il des CÉGEPS? Selon une étude du Conseil Supérieur de la Langue Française, 69% des étudiants allophones choisissaient le français au niveau collégial en 2009. Selon une autre étude du Ministère de l'Éducation, cette proportion atteignait 52% en 2009 (et 53% en 2010). Que l'on utilise l'un ou l'autre de ces deux chiffres, on constate un saut gigantesque relativement à l'année 1981, alors que moins de 16% des allophones choisissaient le français pour leurs études collégiales. Comment peut-on parler d'une crise alors que le «problème» se résorbe de lui-même?
De plus, il faut se poser des questions concernant l'efficacité d'une telle mesure. Si les allophones ont été toute leur vie à l'école en français, ils ne « désapprendront » pas cette langue en deux ans d'études collégiales en anglais. Par ailleurs, pour ceux qui ont été à l'école en anglais auparavant, appliquer la loi 101 au niveau collégial n'aura aucun effet.
Parmi les grands perdants d'une extension éventuelle de la loi 101 au niveau collégial, il y aura en premier lieu les jeunes francophones qui désirent y perfectionner leur anglais tout en recevant la formation qu'ils désirent. On n'a qu'à regarder l'exemple du Champlain College à Saint-Lambert pour comprendre. Dans ce collège, 52% des étudiants inscrits sont des francophones. Si nous devions appliquer la loi 101 aux institutions collégiales, combien de jeunes francophones perdraient ainsi l'opportunité de perfectionner leur anglais?
Nous n'ignorons nullement l'importance de protéger la culture francophone en Amérique du Nord. Cependant, l'extension de la loi 101 aux CEGEP constitue le mauvais remède à un faux problème.
Est-il nécessaire de dire les auteurs de ce billet tordu, ne sont pas francophones.
Ce sont des produits de l'éducation colonisée, anglo-saxonne. Anglaise pour Geloso et américaine pour Coiteux.
Ce billet de structure étrangère, a une forme de pensée qui glorifie la supériorité de la civilisation divine de l'anglo-saxon américain. Ostracise toute autre civilisation de langue et culture, française ou espagnole, en Amérique.
Des économistes qui de mêlent d'identité et d'appartenance, de langue et culture de l'éducation supérieur du Québec, il n'y a pas plus incompétent que ça en la matière.
SP
On peut très bien, comme les pays européens, avoir un système d'éducation dispensé dans la langue nationale, tout en encourageant l'apprentissage d'une ou de plusieurs langues secondes. Le fait que, jusqu'à maintenant, nos techniques d'apprentissage de la langue seconde ne soient pas très performantes, ne signifie pas que nous ne puissions faire beaucoup mieux. D'ailleurs, si le gouvernement ne pouvait plus se fier à des lieux d'apprentissage comme les cégeps anglophones, il est probable qu'il n'aurait plus le choix et devrait investir dans la bonification des cours d'anglais langue seconde. Cela aurait l'avantage de rendre celle-ci à la portée de tous les étudiants, plutôt que d'une minorité. Il n'est donc pas du tout nécessaire ou même efficace de conserver des cégeps anglophones si leur existence n'est fondée que sur la question d'apprendre l'anglais.
La question n'est pas de savoir pourquoi devrait-on cesser de laisser le libre choix de la langue au CÉGEP mais bien de savoir pourquoi on le fait encore. Pourquoi éduquons-nous dans une langue étrangères des immigrants qui refusent de s'intégrer ? des gens qui n'ont pas d'attachement à notre culture et qui veulent se faire payer des études pas cher pour ensuite aller en faire profiter l'Ontario ou l'Alberta.
Nonobstant la question culturelle ; en cette période de turbulence économique et de presque doublement de la dette apres neuf ans de régime John James, il me semble que tous ne peuvent qu'être d'accord pour qu'on cesse de payer pour ça. On doit rediriger l'argent vers des services beaucoup plus essentiels pour nous.
Better double check before you trademark it.
Comme tout le reste d'ailleur. J'ai toujours eu un respect pour l'idee de la souveraineté. J'ai voté OUI au deux referendums!
Mais depuis quelques annees, la cause a ete pris d'assault par ce que je considere etre notre penchant Quebecois des reformistes a Ottawa.
Des gens qui mentent, qui trompent la population, qui font de la propagande mensongere, bref tout ce qu'il y a de plus vil comme politique. Au moins s'ils etaient capable de vendre leur salade en vantant les forces du Quebec. On n'en voit pas de ca.
En ce qui me concerne ils viennent de s'aliener mon appui depuis belle lurette!
J'ai des convictions politiques certe, mais je suis capable de discuter des enjeux de facon intelligente et non partisanne.
Impossible a faire avec la majorité d'entre eux!
C'est triste, mais ils mettent eux-meme le dernier clou dans leur projet.
en vous lisant effectivement on constate que vous êtes partisan, mais c'est tout.
Je vous lis sur le site de radio-can depuis quelques années et ça se résume en général à cela. Vous n'apportez aucun fait, aucune donnée pertinente, autre que vos préjugés , qui permettrait une ""discussion intelligente et non partisane"
C'est parce qu'il n'y a rien a discuter avec vous autres, les faits, vous les chasser de la main!
Si je lis des stupidites, je les denonce comme tel, point a la ligne.
Un peu de projection avec ca?
Ce que les études ont montré c'est que les allophones qui font leur cegep en anglais ont par la suite tendance à s'insérer dans les réseaux anglos et à travailler en anglais. Et c,est là que le bât blesse.
Parler anglais n'est pas synonyme de s'ouvrir sur le monde, je dirais que c'est plutôt une ouverture sur les États Unis et le canada et que les États Unis, ce n'est pas le monde.
pour avoir voyagé dans plus d'une trentaine de pays, je dirais que le français est une langue internationale et çà vous l'oublier et que l'espagnol est aussi très international. Parler en anglais en Amérique latine, c'est simplement démontrer une certaine fermeture , propre aux gringos.
Enfin je conclurai en disant que je suis pleinement en accord avec la mesure de Mme Marois et du Parti Québécois, il n'y a aucune raison pour financer la gratuité de l'enseignement en anglais. Puisque c'est financé à même nos taxes, soit celles payées par une population francophone à 80%
il faut que le niveau collégial soit fait en français, .
Notez que n'importe au Québec peut suivre son cegep en anglais, mais ce peut aussi être à ses frais et non aux frais de la population. Une population n'a pas à payer pour sa disparition culturelle.
et que s'il y avait une véritable francisation des milieux de travail, il n'y aurait aucune raison pour un jeune allophone de choisir le cegep en anglais.
Ceci étant écrit, il n,en reste pas moins qu'il n'y a aucune raison pour qu'une population à 80 % francophone offre de payer la gratuité scolaire collégiale à des nouveaux arrivants afin qu'il s'anglicise. Ce doit être une décision individuelle et des frais individuels. L'allophone qui veut faire son cegep en anglais peut le faire, mais alors qu'il fasse un cegep privé où les frais sont plus élevés (mais qui sont tout de même en partie financés par l'état)
C'est plus sérieux que cela, il va sans dire.
D'abord il faut préciser, que même si le PQ passait cette loi, les francophones et les allophones du Québec , de tout âge pourrait continuer à vivre une belle aventure quotidienne de perfectionnement en anglais ""à bas coûts" et en ce sens toute votre argumentation autour du cegep est inutile.
Cette immersion anglaise à coût zéro est simplement la radio, la télé , la musique , etc. tous nous avons accès à des centaines de canaux en anglais quotidiennement et tous ceux qui ont fait leur secondaire en français comprennent suffisamment l'anglais pour s'y brancher quotidiennement et nombre le font.
Il n'y a qu'ici que l'on a accès à des centaines de canaux en anglais. J'ai voyagé sur différents continents et en Europe en particulier, les jeunes ont accès à des canaux d'une bonne dizaine de langues. (1ere partie à suivre)
Et combien de ces jeunes qui vont étudier en anglais en ressortent avec une maitrise du français "de niveau collégial"? Ce sont des cas anecdotiques et non une statistique vérifiable j'en conviens, mais j'en connais quelques uns dont la maitrise du français en est devenue plus que douteuse. C'est prévisible.
Et tous ces allophones, une moitié n'étudie pas en français, et 21% du total parle anglais à la maison et seulement 24% le français,ça aide les enfants à acquérir la maitrise du français ça! Si l'anglais n'est pas leur langue maternelle, ils n'ont pas affaire à revendiquer les droits de nos québécois anglophones d'étudier en anglais.
Quant à indiquer dans un recensement que tu "connais" le français, un questionnaire comme ça, ça évalue précisément le niveau de connaissance évidemment....
Donnez moi des statistiques qui démontrent qu'une majorité ÉCRASANTE des 2e et 3e génération d'allophones vivent 100% en français et élèvent leurs enfants en français en le parlant à la maison et en les faisant étudier en français comme de "vrais" québécois et on en reparlera.
«Qu'en est-il des CÉGEPS? Selon une étude du Conseil Supérieur de la Langue Française, 69% des étudiants allophones choisissaient le français au niveau collégial en 2009. Selon une autre étude du Ministère de l'Éducation, cette proportion atteignait 52% en 2009 (et 53% en 2010). Que l'on utilise l'un ou l'autre de ces deux chiffres, on constate un saut gigantesque relativement à l'année 1981, alors que moins de 16% des allophones choisissaient le français pour leurs études collégiales.»