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Rétablir l'équité et l'équilibre dans les relations de travail au Canada

14/06/2017 11:03 EDT | Actualisé 14/06/2017 11:03 EDT

Aujourd'hui, à l'occasion d'une cérémonie au siège de l'Organisation internationale du Travail (OIT) de l'Organisation des Nations Unies (ONU) à Genève, en Suisse, le Canada se joindra enfin à 164 autres pays pour ratifier la Convention 98 de l'OIT, démontrant un engagement envers le droit d'organisation et de négociation collective dont bénéficient les travailleurs.

En tant que ministre du Travail du Canada, je déposerai aujourd'hui l'instrument de ratification devant les représentants des employeurs et des syndicats du Canada. Ce sera une grande fierté pour notre gouvernement qui, sous le leadership du premier ministre Justin Trudeau, a été élu parce qu'il s'est engagé à rétablir l'équité et l'équilibre dans les relations de travail au Canada.

Lorsque j'ai été assermentée à titre de ministre le 10 janvier dernier, j'ai abordé mon nouveau rôle avec mes expériences acquises qui me permettent depuis d'approcher mes dossiers avec une compréhension personnelle des bienfaits qu'apportent des relations de travail saines. Avant mon entrée en politique, je dirigeais le plus grand refuge pour sans-abris du nord-est de l'Ontario. C'est un milieu de travail syndiqué, et en tant que directrice exécutive, j'ai supervisé un personnel dont le syndicat défendait les salaires, les heures et les conditions de travail, et d'autres enjeux. Et ensemble, nous avons travaillé vers nos buts communs d'excellence en prestation de services et un milieu de travail sécuritaire et équitable.

Je porte avec moi cette expérience chaque jour en tant que députée et ministre du Travail. Cela me rappelle que les syndicats ont pour raison d'être les travailleurs qu'ils servent. Le « mouvement syndical » est avant tout pour les individus qui travaillent au Canada, et qui ont droit de travailler dans des milieux équitables et sécuritaires - et gagner un revenu acceptable. Et lorsque les employés s'épanouissent, autant le font leurs employeurs.

Nous savons que des relations de travail saines contribuent directement à la croissance économique. Les institutions indépendantes comme l'Organisation de coopération et de développement économiques ont conclu que des taux de syndicalisation inférieurs engendraient des revenus stagnants, en particulier pour la classe moyenne, ce qui entraîne des répercussions directes sur la croissance de notre économie.

Reconnaissant le rôle que les syndicats jouent pour veiller à ce que les travailleurs et leur famille puissent compter sur des conditions de travail et des salaires équitables, le gouvernement s'est engagé à renforcer la classe moyenne.

Reconnaissant le rôle que les syndicats jouent pour veiller à ce que les travailleurs et leur famille puissent compter sur des conditions de travail et des salaires équitables, le gouvernement s'est engagé à renforcer la classe moyenne.

C'est pourquoi l'une des premières mesures prises l'année dernière en tant que gouvernement libéral nouvellement élu a été de déposer le projet de loi C-4, qui permet de rétablir l'équité et l'équilibre dans la relation tripartite entre le gouvernement, les employeurs et les travailleurs -- un équilibre qui avait été bouleversé par le gouvernement conservateur précédent.

C'est également pourquoi nous croyons aux processus de convention collective durant les négociations collectives et nous respectons les désaccords découlant des négociations collectives.

Aujourd'hui, grâce à la ratification attendue depuis longtemps de la Convention 98, le Canada envoie également un message clair à nos amis et à nos alliés quant à l'importance de mettre en place des normes du travail et de bonnes conditions d'emploi pour les travailleurs du monde entier. En ratifiant la Convention 98, le Canada est maintenant signataire des huit conventions fondamentales de l'OIT.

L'OIT a été créée à titre d'organisme de l'ONU en 1919 afin d'établir les normes du travail et de promouvoir les conditions de travail décentes pour toutes les femmes et tous les hommes. Ses conventions constituent des traités internationaux ayant force de loi. En plus de la Convention 98, qui témoigne d'un engagement à (i) protéger les travailleurs contre la discrimination antisyndicale exercée par les employeurs; (ii) protéger les organisations de travailleurs et d'employeurs contre les actes d'ingérence commis par l'autre partie; (iii) promouvoir le droit de négociation collective des travailleurs; les autres conventions fondamentales portent sur la liberté d'association, le travail forcé, le travail des enfants, le salaire égal et la discrimination.

La défense des relations de travail saines, non seulement au Canada, mais également à l'étranger, confirme l'engagement du Canada à assurer l'ouverture, l'inclusion et la diversité à l'échelle mondiale. Comme l'a affirmé la semaine dernière la ministre des Affaires internationales, Chrystia Freeland, le soutien de notre gouvernement auprès de la classe moyenne, et ceux qui travaillent fort pour en faire partie, définit une approche en matière de mondialisation qui peut servir de modèle. Le multiculturalisme et la collaboration sont des éléments essentiels pour relever nos défis actuels. De Thunder Bay en Ontario, à Genève en Suisse, la ratification de la Convention 98 est un autre pas vers l'avant, avec nos alliés, en vue d'assurer la prospérité à l'échelle nationale et internationale.

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