Sylvie Lapointe

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Confronter ses peurs, c'est thérapeutique!

Publication: 21/09/2012 11:49

Cet été, j'ai osé me joindre à une aventure dans un parc aérien avec mon mari et ma fille de 16 ans. Nous avons dû traverser toute une série d'obstacles suspendus de 30 à 50 pieds dans les airs comme des cordes raides, des billots instables et des plates-formes mouvantes. Entre ces obstacles on devait se lancer à vive allure d'un arbre à l'autre sur des tyroliennes. Ce que je n'ai pas mentionné encore, c'est que j'ai une peur bleue des hauteurs... Au début, je me sentais brave (ou je voulais me croire brave pour ne pas perdre la face devant ma famille). J'ai franchi les premiers obstacles en me répétant comme un mantra de ne pas regarder en bas.

Mais j'ai été paralysée par la peur au quatrième obstacle. C'était une série de billots de bois suspendus comme des balançoires sur lesquels il fallait se balancer avant de faire une grande enjambée pour atteindre le prochain billot qui se mettait à bouger aussitôt qu'on y posait le pied. J'étais convaincue que je n'y parviendrais pas. Je me suis mise à paniquer. Je voulais capituler. J'ai crié à mon mari que j'allais abandonner, car j'avais trop peur. Le jeune guide qui m'observait d'en bas m'a dit «Madame, vous ne pouvez pas tomber au sol, votre harnais vous gardera suspendue et en sécurité. »

Ça m'a réveillée. Je me suis dit : « C'est vrai! Je ne peux pas tomber. Pourquoi ai-je peur alors? » J'ai réalisé que ce parc aérien était la meilleure place pour confronter ma peur des hauteurs parce que je ne pouvais pas tomber. J'ai décidé de persister et de terminer tout le parcours. Après la dernière tyrolienne, au bout de 2 heures, j'ai enlevé mon harnais en soupirant d'aise. Je me sentais comme un super héros.

En changeant ma façon de penser, j'ai trouvé le courage de continuer et je me suis découverte des habiletés que j'ignorais jusqu'alors. Nos pensées sont incroyablement puissantes. Elles nous motivent ou nous paralysent. Nos pensées peuvent nous ouvrir à un monde de possibilités ou nous imposer des limites artificielles. C'est à nous de choisir.

Comment confronter ses peurs et grandir?
• Quand vous sentez l'émotion de la peur monter, prenez une grande respiration pour vous recentrer et reprendre le contrôle de vos émotions.
• Raisonnez-vous. Faites entendre raison à votre cœur : on a souvent plus peur des histoires qu'on se raconte que des faits. Faites la distinction entre les faits indiscutables et les interprétations que l'on fait de ces faits. Par exemple, dans le parc aérien, le fait est que j'avais un harnais qui me rattachait à un câble de sécurité, tandis que les peurs que je me faisais, c'était que j'allais tomber au sol et me blesser.
• Une bonne façon de distinguer entre les faits et les interprétations qu'on en fait, c'est que les faits sont neutres, alors que les interprétations occasionnent presque toujours des émotions.
• Imaginez le pire. Si on se permet d'aller jusqu'au bout de sa peur dans son raisonnement, on réalise que le « pire » est très peu probable ou peut-être pas si terrible que cela.
• Le mot courage vient du mot cœur. Confronter sa peur, c'est avoir « du cœur au ventre ». Votre passion et la force de vos convictions vous donneront du courage.
• Le courage et la peur sont interdépendants. On n'a pas besoin d'être courageux si l'on n'a pas peur!
• Plus on s'expose à ses peurs, moins elles ont d'emprise sur nous. Ressentez votre peur pleinement et osez la confronter en faisant exactement ce qui vous fait peur. Comme l'a dit Eleanor Roosevelt, « Je crois que chacun d'entre nous peut conquérir ses peurs en faisant les choses dont il a peur. »
• À chaque fois que vous réussirez à surmonter une peur, votre confiance et votre force de caractère augmenteront. Il y aura de moins en moins de choses qui vous feront peur.
Songez à ceci : Que feriez-vous de différent si c'était absolument impossible d'échouer?

Quel univers s'ouvre à vous en contemplant cette question?

Bon courage!

 
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