Ce que Mme Céline Hervieux-Payette ne saisit pas du tout, c'est que la prison est un lieu où l'on détient les personnes condamnées à une peine privative de liberté. Pourquoi être privé de liberté lorsqu'on commet un crime? Parce que la définition du mot justice est une vertu morale. Pour reprendre ses propres termes, «faut-il» lire à la sénatrice la définition du mot «moral»? J'ose espérer que non.
Pourquoi la sénatrice s'offense-t-elle qu'on veuille rectifier les incohérences de notre système judiciaire (lorsque presque tout le Québec le demande) pour «un seul crime»? «Faut-il» expliquer à la sénatrice que la vie de chaque enfant est unique sur cette Terre et que chaque enfant possède le droit de vivre?
Pourquoi la sénatrice ose-t-elle appeler «un crime odieux» un «prétexte»? «Faut-il» vraiment demander à Merlin l'enchanteur (auquel l'ex-ministre fait elle-même référence) de mettre de la compassion dans son cœur enfin qu'elle puisse travailler à faire respecter les droits fondamentaux des enfants assassinés au lieu de gaspiller son énergie sur leurs bourreaux?
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- La prison ne guérit pas les meurtriers d'enfants, par la sénatrice Hervieux-Payette
- Les meurtriers d'enfants ne vont pas tous en prison, par le sénateur Boisvenu
Je sors ma baguette magique et suivez-moi bien par pitié. Tous les facteurs s'additionnent pour les victimes. L'atrocité des crimes s'additionne toujours à la folie des criminels. Il n'y a jamais aucun facteur atténuant pour les victimes. Puisque nous demandons aux enfants de savoir additionner «un + un» qui fait deux, pourquoi notre système judiciaire ne décide pas enfin de voir la réalité en face? De un, coupable? En prison. De deux, fou également? En prison et suivi obligatoirement par un psychologue de notre choix, puisque n'oubliez pas, on vient de diagnostiquer à monsieur le criminel un grave problème d'adaptation!!! Je suis certaine que si on a l'intelligence de voter de telles lois, ce sont les avocats de la défense qui plaideront dorénavant que leurs clients ne sont pas fous...
Cette nouvelle loi que j'ose appeler «projet brillant n° 1» nécessiterait effectivement une bonne réforme de nos prisons qui sont devenues des écoles du crime. Présentement, les criminels sont les rois dans les palais de justice ainsi que dans les prisons où ils font régner leur toute puissante force d'homme de Cro-Magnon. On l'a encore vu tout dernièrement avec l'assassin de 21 ans de Jacques Jong, qui a été tabassé par les détenus. En nécessité, toutes les sentences devraient être recluses sans aucun contact entre les criminels. Les détails de ces «vraies prisons» figurent au chapitre 15 (sans frais) de mon témoignage.
«Faut-il» toujours mettre les êtres inhumains sur un piédestal? Non. Mille fois bravo au sénateur Boisvenu et à Stephen Harper ainsi qu'à tous les citoyens du Québec qui ont pitié des enfants victime d'actes criminels avant tout et qui témoignent d'une volonté morale et d'un gros bon sens dignes de notre humanité.
La sénatrice Hervieux-Payette ose même parler «d'un seul cas», lorsqu'elle oublie volontairement les cas de Laurence et Juliette Filion, 8 et 11 ans, assassinées en février 2012 ainsi que leur grand-mère de manière totalement ignoble, sans que l'assassin n'ait eu à subir aucun procès!!! «Je jure de dire toute la vérité et rien que la vérité votre honneur »... Est-ce toute la vérité de juger que «crime + folie = zéro»??? Non, c'est même une grosse absurdité votre horreur.
Par pitié, prenons pitié des victimes au lieu des criminels et révisons enfin nos mathématiques du primaire. C'est une urgence. Pour le bien-être et la vie de tous les citoyens et les enfants du Québec, un peu de «magie» bien dirigée ne fera jamais de mal à personne, bien au contraire, c'est une urgence.
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15 choses à craindre de C-10
Les partis d'opposition, les organisations qui travaillent dans le milieu carcéral, le Barreau du Québec tout comme l'Association du Barreau canadiens: plusieurs groupes ont exprimé leur désaccord face au projet de loi C-10, une loi omnibus qui va modifier la justice criminelle en durcissant les peines et en imposant des peines minimales.
Voici une synthèse de leurs objections.
(CP/Alamy)
15. Des peines plus lourdes pour les jeunes contrevenants
Les changements à la loi sur les jeunes criminels imposeront des sentences plus sévères contre les jeunes contrevenants coupables de crimes violents ou les jeunes récidivistes. Il sera plus facile de garder ces jeunes en détention avant le procès.
C-10 élargit aussi la définition d'un crime violent en ajoutant la notion de «créer créant une probabilité marquée qu'il en résulte des lésions corporelles» plutôt qu'une infraction dans laquelle l'adolescent « cause des lésions corporelles graves ou tente d'en causer ».
La nouvelle législation forcera aussi la Couronne à envisager des peines pour adulte pour les contrevenants coupables de crimes violents, et imposera aux juges d'examiner la possibilité de lever l'interdiction d'identifier les jeunes condamnés, et ce, même s'ils sont jugés comme mineurs.
(Alamy)
14. Jeunes contrevenants - La divulgation des noms
La publication des noms des jeunes contrevenants pourrait leur porter préjudice pour le reste de leur vie. Le Québec a d'ailleurs réclamé que les provinces puissent se retirer de cet aspect de la loi. (Flickr)
13. Jeunes contrevenants - Des peines inutilement longues
De longs séjours passés derrière les barreaux, en mauvaise compagnie, risquent de transformer les jeunes contrevenants en criminels endurcis et de miner leur potentiel de réhabilitation. (Alamy)
12. Jeunes contrevenants - Les minorités ethniques pénalisées à outrance
Les Canadiens d'origine autochtone ou de couleur noire risquent de pâtir des nouvelles mesures qui faciliteront leur emprisonnement. Ceux-ci sont déjà surreprésentés au sein de la population carcérale. (Alamy)
11. Jeunes contrevenants - Oubliez la réhabilitation
Les changements apportés à la loi mettront l'accent sur la « protection de la société ». Mais selon les critiques, faciliter l'emprisonnement des adolescents n'aidera en rien à les éloigner d'un mode de vie criminel. Le Québec a tenté sans succès d'obtenir des amendements, afin de poursuivre ses programmes de réhabilitation dont le succès a été démontré au fil du temps. (Alamy)
10. Moins de libérations conditionnelles
Les modifications au Code criminel vont éliminer la possibilité de libérations conditionnelles et de peines avec sursis (purgées dans la communauté ou à domicile) pour une panoplie de crimes incluant l'agression sexuelle, l'incendie criminel, le trafic de stupéfiants, le meurtre, le kidnapping, ainsi que toute fraude ou vol de plus de 5000 $. Le double crédit pour le temps passé en détention avant le procès sera éliminé lui aussi.
(Getty)
9. Moins de libérations conditionnelles - Hausse des coûts d'incarcération
Les différentes mesures qui seront bientôt adoptées coûteront plusieurs millions de dollars par année. Selon le directeur parlementaire du budget Kevin Page, l'abolition des libérations conditionnelles fera grimper les coûts d'incarcération de 2600 $ à 41 000 $ par contrevenant.
(Alamy)
8. Moins de libérations conditionnelles - Engorgement du système judiciaire
Les accusés choisiront de subir un procès en plus grand nombre. En effet, peu d'entre eux plaideront coupable, sachant que les libérations conditionnelles sont abolies. Le système judiciaire, déjà passablement engorgé, le deviendra encore plus.
Dans les cas où les libérations conditionnelles sont encore possibles, le nombre d'audiences est voué à augmenter. Un nombre plus élevé d'incarcérations résultera en un nombre record de personnes éligibles. La Commission des libérations conditionnelles du Canada, la Commission québécoise et les autres organismes provinciaux équivalents devront obtenir des budgets plus élevés. Selon Kevin Page, une demande de libération conditionnelle coûte actuellement 4289 $ par personne.
(Alamy)
7. Peines minimales obligatoires
Les peines minimales obligatoires sont l'aspect le plus décrié des nouvelles mesures imposées par le gouvernement conservateur. Elles seront appliquées en matière d'agression sexuelle, de trafic de drogue, de crimes violents et de violence envers les enfants.
Toutefois, les statistiques en provenance des États-Unis démontrent qu'elles ont créé plus de problèmes qu'elles n'en ont réglé.
Jumelées avec des peines plus longues et l'abolition des libérations conditionnelles, elles risquent de congestionner les systèmes judiciaire et carcéral d'une manière insoutenable à long terme.
(Jupiter Images)
6. Peines minimales obligatoires - Hausse des coûts d'incarcération
Le coût des poursuites et de l'incarcération est voué à augmenter, ce qui fera diminuer le budget disponible pour les mesures de réhabilitation.
(Alamy)
5. Peines minimales obligatoires - Surpopulation des pénitenciers
Les pénitenciers existants sont déjà remplis à pleine capacité. Les nouvelles mesures entraîneront leur surpeuplement, à moins que de nouveaux établissements soient construits rapidement.
(Alamy)
4. Peines minimales obligatoires - Les juges privés de leur pouvoir discrétionnaire
Les juges ne pourront plus tenir compte du profil de l'accusé et des circonstances du crime. Ils devront imposer des peines identiques, peu importe la situation.
Par conséquent, les autochtones ne pourront plus bénéficier de mesures disciplinaires alternatives.
(Alamy)
3. Peines minimales obligatoires - Des sanctions démesurées pour les délits mineurs en matière de drogues
Les petits trafiquants de drogue seront pénalisés durement. Cependant, la loi aura peu d'effet sur les producteurs et les chefs de réseau liés au crime organisé.
(Alamy)
2. Peines minimales obligatoires - Des résultats mitigés
Les prisonniers auront peu de chances d'être réhabilités et risqueront de récidiver davantage. De nombreuses études démontrent que des peines plus sévères n'ont pas l'effet dissuasif escompté et n'entraînent pas une baisse du taux de criminalité. Par conséquent, les changements apportés à la loi n'atteindront pas leurs objectifs.
(Alamy)
1. Peines minimales obligatoires - La Charte? Quelle Charte?
La nouvelle législation en matière de criminalité risque de susciter une vague de contestation judiciaire s'appuyant sur la Charte canadienne des droits et libertés. De manière générale, certains articles menacent la liberté et la sécurité de la personne. D'autres menacent plus particulièrement « la protection contre tous traitements ou peines cruels et inusités », ainsi que « le droit à la même protection de la loi, indépendamment de toute discrimination ».
(Alamy)
Les crimes contre la personne devraient tous emporter des sentences minimum.
Par ailleurs, tout criminel qui commet une infraction contre la personne ne devrait être relâché que lorsqu'il est démontré qu'il n'est plus dangereux même si le temps minimum a été atteint. Il est invraisemblable de soumettre le public à des risques considérables en laissant aller quelqu'un de dangereux simplement parce qu'il a "purgé sa peine".
Toute récidive en matière de crime contre la personne devrait automatiquement entraîner la perpétuité.
Il faut aussi abolir la défense d'aliénation mentale. Le constat d'aliénation mentale devrait tout simplement mener à un traitement approprié en prison. Les peines minimum devraient s'appliquer.
Je suis conscient que ce que je propose est mal ficelé, mais il faut faire quelque chose et arrêter de faire semblant que le système fonctionne de manière appropriée.
Pourquoi la prison ne devrait servir qu'à neutraliser?
Vous êtes prêtes à payer combien pour construire de nouvelles prisons?
Qu'est-ce que vous appellez récidive et combien y-en-a-t-il eu au Québec?
Donc vous enfermeriez des enfants et des malades mentaux en prisons juste parce que c'est la prison?!
Je trouve qu'il faut trouver un juste milieu entre prévention, réhabilitation et justice !
Et je n'en reviens pas de voir des gens se déresponsabiliser totalement au niveau social dans certains commentaires... "la prison... ne protège personne...faut avoir commis un crime"... bien voyons donc... des discours d'ami des criminels (ou bien de criminels eux-mêmes?), qui idolâtrent et protègent les bourreaux, qui ont "tend l'autre joue" de tatoué dans le front... On dirait carrément des peureux qui préfèrent se cacher derrière les criminels que de se tenir debout devant eux!!! Pas fort...
Si j'étais peureux, je n'écrirait pas ici. Mais peut-être est-ce trop vous demander?!
1- Sachant que la plupart des criminels ont eux-mêmes été victimes lorsqu'ils étaient enfants, est-il approprié d'exercer notre vengeance sur eux une fois qu'ils ont été transformés en criminels ?
2- Est-ce que la vengeance apporte un réèl soulagement aux victimes ? Et de quelle façon ?
3- Si oui à la question 2, pourquoi ne pas simplement assassiner les criminels ?
Merci.
Selon moi Siocnarf, les marionnettes, ce sont tous les amis des criminels qui ont trop peur de recevoir eux-même des coups de scalpel alors ils préfèrent patauger dans le sang avec les criminels... beaucoup plus facile que d'honorer la mémoire des victimes six pieds sous terre et de travailler fort à protéger toute une société!!!
2-Les victimes ne se vengent pas, relire le point 1 si nécessaire. Les victimes survivantes acceptent de porter le fardeau de dénoncer, donc de subir toutes les étapes de la justice où elles se font sans arrêt lyncher. Les victimes mortes? Elles méritent que la société honore leur mémoire et protège le reste de la population, car un martyre suffit.
3-La peine de mort ne règle rien selon moi. Je préfère les vraies prisons du chapitre 15 de Mme Ribeyro. Priver les criminels de liberté en les encadrant correctement, agir en bon parent responsable.
4-Une question pour vous... que feriez vous si vous-même étiez violé, séquestré, et enterré six pieds sous terre pour l'éternité? Léguer votre testament qui stipule que la société doit tendre l'autre joue et présente une nouvelle proie à votre agresseur pour qu'il la martyrise également? Waow... belle responsabilité sociale...
La maladie mentale existe; c'est une maladie extrèmement souffrante, un véritable enfer; j'imagine mal une personne atteinte de psychose être incarcéré dans un milieu aussi malsain qu'une prison. Traiter ces gens d'inhumains démontre à quel point vous ignorez tout de la problématique. Sortez de votre tête l'exemple de Turcotte car ça n'a rien à voir.
Assassiner, c'est inhumain, point. Une personne souffrant de maladie mentale n'a pas davantage le droit d'utiliser ses deux mains pour martyriser d'autres personnes et leur enlever la vie. Vous ignorez tout de "la problématique" et de "la souffrance" et du "véritable enfer" que vivent les victimes. Mortes et enterrées, incapables de se défendre... et on les ré-enterre encore sous des commentaires condescendants...
Bien triste votre jugement Musael. La logique oeil pour oeil, c'est celle des criminels, pas des victimes.
Alors que les victimes ont besoin de support financier, humain, psychologique les criminels auront besoin d'être jugé et réhabilité. Ce sont des cheminements bien différents qui nécessiteront des processus différents. Il faut cesser de mélanger et confronter les deux car il n'en ressort rien de bon.
On nous a endormi avec le modèle de réhabilitation exceptionnelle pratiquer dans nos centres de détention, les détenius sortent aussi vite qu'ils entrent, gérie, sauf pour le 80 % de récidiviste.
Mais comme me disait un avocat, un criminel en dedans ce n'est pas payant
http://www.csc-scc.gc.ca/text/pblct/forum/e053/e053h-fra.shtml
Le risque est grand que ces enfants se retrouvent sur le chemin de la criminalité et d'une santé mentale à leur tour, fragilisée et vulnérable à la folie à leur tour.
Ils ont besoin d'une justice claire avec des vraies sentences pour leur redonner la liberté au mieux de leur vie et qu'ils puissent espérer reprendre leur liberté sans craindre leur bourreau.
Au moment où ils ont besoin d'une société juste et qui rend une vraie justice, là nous sortons de la confusion entre *maladie mentale* et la *criminalité*. Non pas 1 + 1 = 0
Lorsqu'on parle de maladie mentale, il ne faut pas soustraire la criminalité !!