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Politiciens, mensonges, corruption et tare sociale à la COP21

14/12/2015 12:19 EST | Actualisé 14/12/2016 05:12 EST

Ceux qui décryptent les nouvelles ont pu observer encore un beau cas de démagogie et d'incohérence d'action de la part des politiciens au Québec.

Contrairement à la belle image projetée, le premier ministre Couillard n'était certainement pas à Paris pour agir sur les changements climatiques, malgré ce qu'ont rapporté les médias. Les psychologues auront remarqué ce qui semble être un profond malaise dans un rictus inhabituel du premier ministre sur les photos prises à la conférence.

À lire les réactions de l'industrie et des regroupements, on comprend encore mal le revirement inattendu de stratégie du premier ministre... Même les ONG et les Premières Nations se sont fait prendre au piège. Sans oublier Al Gore qui a applaudi le feu d'artifice.

La position de monsieur Couillard dans la lutte aux changements climatiques était inconnue avant son départ. Rien de ce qu'il a affirmé à Paris n'a été analysé, intégré, planifié, documenté ni annoncé publiquement au Québec! Pire, les journalistes ont été écartés des rencontres et Radio-Canada a même retiré des articles de son site! Pendant ce temps, l'opposition s'amuse.

L'incohérence politique s'est envenimée lorsque le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a décapé les propos de son premier ministre pour apaiser son industrie chérie prise de panique devant la menace de perdre les hydrocarbures du Québec.

Il est clair que monsieur Couillard séjournait dans la Ville Lumière pour faire un «show de boucane» en plaçant la belle province dans une position favorable afin que les yeux du monde se tournent vers un Québec peinturé vert pour attirer des investisseurs. Pari réussi! Les regards se sont braqués vers le Québec...

Mais il n'y a qu'une couche de finition. L'avenir est toujours noir pétrole et l'intérieur est pourri! La commission Charbonneau n'a exposé qu'un infirme morceau de la pointe de l'iceberg de la corruption entre des politiciens véreux et des industries assoiffées de bénéfices à force de crouler sous la pression fiscale d'un système économique qui se meurt.

Depuis les premiers rapports du GIEC en 1988, 27 ans de procrastination politique et de corruption économique caractérisent l'inaction symptomatique des politiciens dans le dossier des changements climatiques. Les émissions de CO2 ont suivi la croissance économique et précipitent la civilisation humaine dans le chaos d'effets climatiques accélérés échappant à tout contrôle.

Après vingt et une grandes messes comme la COP21, les politiciens ne sont pas plus croyants en la réalité scientifique qui leur fait face. Leur culture de marchands du temple est trop profondément incrustée dans leur comportement politique d'économie extractiviste durable.

L'incapacité et l'inconscience des politiciens confirment que leur rôle est une tare sociale pour l'espèce humaine assoiffée d'intégrité, parce qu'elle constitue le pire exemple de ce qu'il ne faut pas faire : mentir, corrompre et être incohérent!

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