Stéphane Biron

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Quoi de neuf, docteur?

Publication: 09/05/2012 00:26

Dis-moi Doc, notre Québec est-il malade? Je ne sais pas, mais avec toutes ces petites crises, il doit bien couvrir un petit quelque chose. À la première crise, on se disait qu'il devait faire une petite indigestion passagère. Nous avions sûrement fait un mauvais pas! Nous avions abusé des bonnes choses. Il suffirait d'un petit régime d'obéissance pour que tout rentre dans l'ordre. Quoi? Certains ont beaucoup trop abusé! Ils ont abusé de quoi au juste! Ils ont toujours cru bien faire. D'ailleurs, leurs prédécesseurs n'ont-ils pas fait quelques abus? Pourtant, ils ont survécu pendant de longues années. Vous me dites que le virus est plus puissant, qu'il est mieux organisé, mieux informé! C'est peut-être vrai, nous nous sommes peut-être trop empiffrés, les uns dans leurs certitudes et les autres dans leur ignorance.

Une indifférence, que nous nous sommes payée pendant un petit bout, nous rattrape peut-être. Tu te rappelles cette période où nous pensions ne pouvoir rien changer, que de toute façon, rien ne change jamais! Peu importe la marque, c'est toujours du pareil au même. Pourquoi la marque? Parce que c'est quelques fois devenu comme ça, on consomme des promesses, de l'espoir, des chefs ou des miracles! Tu sais bien, peu importe les idées, lui, je n'aime pas ses cheveux blonds grisonnants. Elle, c'est plutôt ses robes qui viennent me titiller. Pas besoin de te faire un dessin, tu sais bien, toutes ces petites choses qui sont importantes pour gouverner!

Qu'on le veuille ou non, le rendez-vous manqué de 1995 a laissé des marques chez plusieurs. Au moins, nous avions un débat! Après, nous nous sommes laissés aller tout doucement, jusqu'au seuil du pôle pour un petit 56 %. Même, nos vaillants adéquistes, sur le haut de leur vague, ont sombré dans l'oubli. Ils étaient presque emportés par l'abîme, avant qu'arrive le capitaine Legault pour les sauver d'un naufrage certain. Ces vaillants avaient réussi à apporter un nouveau discours dans le courant des accommodements raisonnables. Dans les faits, il n'était pas si nouveau, c'est plutôt un mot qui devenait à la mode, la droite.

Maintenant, après avoir dit aux Québécois que l'on devait quitter le nid canadien, il faut aussi leur dire de quel côté tourner. À suivre les nombreux discours, le tout est d'une simplicité à laquelle personne n'avait pensé. Au prochain coin, il suffit de tourner à droite et tous vos malheurs seront derrière vous. Non, non, monsieur, il suffit plutôt de tourner à gauche pour trouver le chemin de la plénitude. Nous sommes pourtant d'accord sur une chose, des deux côtés de la clôture, certains abusent! S'il est inconcevable de se faire voler par certains, il est aussi parfois inconcevable de toujours tenir certains par la main. Tous devront comprendre que tout ne leur appartient pas. Et peu importe le côté, il ne sera jamais parfait.

Comme nos cousins français, nous alternerons nos idées parce que nous serons toujours déçus de l'un comme de l'autre. Nous avons des deux côtés des irréductibles et dans le milieu, le reste. Et le reste, il aime bien tourner où bon lui semble dans le but de trouver un peu d'espoir, celui qui le réconfortera le plus. Donc, nous alternerons sans cesse à gauche et à droite, jusqu'à ce que nous comprenions que peu importe le côté, le meilleur est celui où nous déciderons de nous occuper enfin de nos affaires. Les laisser par procuration à d'autres, c'est bien sûr la démocratie. Ne plus nous en occuper pendant quatre ans, c'est cependant un petit jeu dangereux! Et à ce petit jeu, nous perdons chaque fois! Au final, ça devient parfois une oligarchie.

« Les hommes naissent égaux, dès le lendemain, ils ne le sont plus » Jules Renard

 

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22:45 sur 29/05/2012
J'ai l'impression que les Québécois ont toujours cherché la solution-miracle derrière une idéologie. Votons pour ce gauchiste et nos problèmes seront réglés. Il nous a déçu, votons pour la droite maintenant. C'est peut-être pour ça que le mouvement étudiant fait si peur à la population: des citoyens qui se lèvent et agissent plutôt que d'espèrer que la solution-miracle viennent des élus...
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07:27 sur 10/05/2012
Le problème est pourtant entier et certains américains de droite (libertariens) ont mis le doigt dessus: le fédéral est beaucoup trop gras.
Au Québec, ceux qui se prennent pour des libertariens ne se rendent pas compte à quel point ils sont confus. Il ne faut pas défendre les feds, il faut décentraliser au max cette patente loin de nous qui prend des décisions imbéciles: F-35, prison pour les mineurs, subventions aux pétrolières, reineries etc.
14:53 sur 09/05/2012
On vous attend sur la création d'emploi
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Reflexion01
Reflexion 101
06:44 sur 09/05/2012
Le Québec est malade docteur...il se plain toujours mais ne sait pas de quoi...
Peut-être de trop de gras.....
Du gras artificiel, on en a partout, lorsque le PQ a pris le pouvoir avec les syndicats, ils ont crée du gros gras partout...ils sont plus de 100,000 aujourd'hui qui rentrent chaque jour au "travail" à la fonction publique, le journal plié sous le bras et en ressortent 5 heures plus tard avec les mots croisés de faits.

Oui le Québec est malade de se regarder le ventre en passant son temps à critiquer négativement toutes ceux et celles qui essaient positivement d'avancer.

L'État Providence était une bévue de l'esprit docteur...il est temps de faire sauter la baloune !
12:19 sur 09/05/2012
C'est beaucoup mieux avec les Libéraux corrompus et mafieux, bien-sûr: entre la mafia, qui n'est soumise à aucune règle de bien commun, et les syndicats qui, s'ils agissent parfois comme la mafia, sont au moins encadrés par les lois, s'il faut choisir le moindre mal mon choix est fait. Et manifestement il est différent du vôtre!