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Le CV à l'ère numérique

01/11/2015 11:40 EST | Actualisé 01/11/2016 05:12 EDT

Nous avons tous, à un moment ou à un autre, dû plancher sur un document à imprimer, à télécopier ou à télécharger qui se devait de mettre en valeur nos connaissances, notre formation, notre expérience, et nombres d'autres détails pertinents à notre profil professionnel. Cette forme traditionnelle de curriculum vitae servant de passeport pour accéder au poste convoité. Mais qu'en est-il de notre CV en 2015? Est-il toujours essentiel d'élaborer un document peaufiné dans le moindre détail avec une mise en page attrayante pour promouvoir sa candidature? Est-il toujours représentatif de notre identité réelle aux yeux d'un employeur à la recherche de la perle rare ou agit-il plutôt comme une version idéaliste de notre profil?

Avec l'avènement du Big Data, il est désormais possible de mettre la main sur quantités d'informations afin de tracer le profil formel et informel d'un individu. Les sourceurs de talents peuvent en quelques clics découvrir notre formation, notre expérience de travail, nos passions, notre adhésion à des groupes professionnels et beaucoup d'autres informations que ne figureraient pas nécessairement dans notre cv traditionnel. Une simple requête sur le Web en utilisant des moteurs de recherche pouvant indexer des données quasi illimitées permet de découvrir des profils correspondants à une ouverture de poste spécifique. Certes, un avantage énorme pour le recruteur qui cherche le mariage parfait d'expertise, connaissances et valeurs, mais qu'en est-il pour le candidat? Cette transparence accrue est-elle souhaitable pour tous les chercheurs d'emploi?

À l'ère numérique, nous laissons une empreinte au quotidien sur le Web avec nos échanges, nos publications, nos photos, nos vidéos, et aussi ne l'oublions pas, avec la mention de notre nom par les autres. Notre identité numérique contribue désormais à notre e-réputation et peut même aller jusqu'à remplacer notre CV sous une forme bien spéciale incluant nos coordonnées, notre éducation, nos informations professionnelles, nos activités et passe-temps, nos habitudes, nos fréquentations, notre notoriété sur le web, et bien d'autres. Ceci signifie qu'il est possible, sans que l'on s'en rende compte, que notre identité numérique dresse un portrait autre que celui dont nous faisions la promotion avec notre fameux CV traditionnel.

Sachant que votre CV informel est public et disponible aux yeux de tous sur le Web, n'en revêt-il pas une importance accrue? Eh bien oui! Essayez par exemple de fouiller avec les moteurs de recherche pour rassembler toutes les informations disponibles sur un collègue ou ami, puis comparer les résultats avec le curriculum formel de cet individu. Il est fort probable que hormis le format différent vous obteniez également des informations convergentes, mais parsemées de multiples variantes au niveau des dates, titres, adresses, descriptions, etc. Maintenant, imaginez un DRH qui se livre au même exercice, mais cette fois-ci pour votre curriculum... Va-t-il trouver une parfaite similitude entre vos données sur Internet et celles qui se trouvent dans votre postulation? Pour éviter de semer la confusion, il vaut mieux uniformiser nos informations professionnelles sur toutes les plateformes afin qu'elles corroborent, peu importe le format présenté.

En 2015, gardons en tête que même si nous présentons un curriculum vitae dûment élaboré dans les règles de l'art, nous possédons aussi une identité numérique qu'il faut soigner tout autant.

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