Après vingt-deux heures de débats houleux à l'Assemblée nationale, le gouvernement libéral a adopté la Loi spéciale 78 avec l'appui des députés de la CAQ. Cette législation contient trente six articles, mais les trois grands volets sont les suivants : la suspension des sessions dans les établissements en boycott jusqu'au 17 août, permettre aux étudiants de retourner en classe en toute tranquillité et l'encadrement du droit de manifester. Est-ce que la réaction de la gauche prouve qu'elle ne respecte pas la démocratie?
L'adoption d'une loi spéciale : une décision inévitable du gouvernement libéral
Cela fait treize semaines que cette crise sociale empoisonne la société québécoise et plus particulièrement la métropole montréalaise. Les commerçants, les montréalais et les automobilistes sont les victimes de ces groupes radicaux qui font de la casse durant les manifestations nocturnes. Les étudiants (qui veulent étudier) se faisaient intimider et harceler par les carrés rouges aux portes des établissements postsecondaires. Le gouvernement Charest devait agir afin de mettre fin à ces actes illégaux. Il a adopté une loi spéciale pour mettre au pas ces extrémistes. Dorénavant, les organisateurs d'une manifestation qui regroupera plus de cinquante personnes vont devoir en informer les policiers huit heures avant le début de leur rassemblement. Avec cette mesure, certaines personnes affirment que le gouvernement libéral brime les libertés individuelles des manifestants. Cela se défend, mais a-t-on pensé aux droits et libertés des commerçants, montréalais et automobilistes qui en ont marre de se faire écœurer par des casseurs et anarchistes?
La réaction de la gauche réactionnaire
Sans surprise, la gauche québécoise a unanimement dénoncé et attaqué le projet de loi du gouvernement libéral. Premièrement, les associations étudiantes ont dit que cela allait envenimer la crise sociale. La CLASSE refuse de se soumettre à cette loi qui selon elle, est injuste et attaque une génération entière. C'est une déclaration fausse. La législation veut mettre au pas une minorité d'étudiants radicaux qui ne veut pas respecter la loi. Selon Gabriel Nadeau-Dubois, cette loi est digne d'un régime autoritaire. Ce petit gamin n'a pas peur du ridicule. Certains manifestants n'ont pas de classe.
Lors de la manifestation monstre du 22 mai, ils ont traité la femme d'un chroniqueur politique bien connu de salope, cela me lève le cœur. Deuxièmement, le Parti québécois a voté contre ce projet législatif. Dans ce dossier, l'opposition officielle a choisi de défendre une minorité d'anarchistes qui veulent faire avancer leur cause en utilisant la violence. Pauline Marois a tourné le dos à la majorité silencieuse qui en a marre de se faire empoisonner la vie par une gauche radicale. Opportuniste, elle a décidé de flirter avec l'extrême-gauche. Et elle va en payer le prix au prochain scrutin. Il y a une chose qui doit être claire, cette politique a été adoptée par une majorité de députés élus de l'Assemblée nationale. Elle a force de loi et on doit la respecter et s'y soumettre.
Le mouvement progressiste respecte la démocratie quand cela fait son affaire. Quand un gouvernement légitime adopte une loi qui va à l'encontre de ses intérêts, il crache sur la démocratie et il va manifester dans la rue pour l'intimider et la faire reculer. Il faut que les gauchistes comprennent qu'une société civilisée ne peut pas fonctionner comme cela. Un gouvernement ne peut pas céder devant la violence et l'intimidation. Qu'on l'aime ou non, le gouvernement libéral de Jean Charest a été élu par le peuple québécois le 8 décembre 2008. Il a la légitimité démocratique pour diriger la province jusqu'à la fin de son mandat. Si les étudiants n'aiment pas Jean Charest, ils ont juste à voter contre lui aux prochaines élections générales.
Tous les Québécois doivent dénoncer haut et fort les appels à la désobéissance civile de la part d'une gauche radicale (Amir Khadir, la CLASSE, Léo-Paul Lauzon, François Avard, etc.). Cette attitude n'est pas acceptable dans une société de droit. L'attitude de la gauche québécoise durant cette crise sociale prouve bien qu'elle n'a aucun respect pour la démocratie, point à la ligne.
C'est comme un vieux couple usé, au bord du divorce; l'autre partenaire a beau tout essayer; faire toute la vaisselle, le ménage, sortir les vidanges, apporter des fleurs à chaque jour, donner de l'attention: la vaisselle est mal lavée, les fleurs ne sont pas belles et il est trop collant ou collante! Bref tout ce qu'il ou elle peut faire énerve l'autre..
Les solutions possibles se réduisent de plus en plus à une seule: des élections.
Cela ressemble plus au film fou du volant !
À bientôt quand vous aurez compris que le monde a changé et que vous êtes assis où il n'y plus personne que vous-mêmes.
Alain Rioux
(M.A. philosophie)
Il faut dire aussi que tout ça est rendu un beau ramassis de n'importe quoi. Toutes sortes de groupes essayent de s'attacher au mouvement pour en tirer un avantage.
Je pense que le non respect de la loi 78 est causé parce que le gouvernement perd sa légitimité. Pourquoi respecter la loi quand les élus ne le font pas?
Mais inquiétez-vous pas, les manifestants ne vont pas vous enlever vos piscines hors terres ou vos ski-doo. Et occupation double sera à l'antenne comme prévu, en plus ça l'air qui vont être en Californie cette année, ça va être telllllement bon!!
Le gouvernement a créé de toutes pièces, par son acharnement et son mépris, une crise sociale. La loi spéciale n'était pas nécessaire, le gouvernement a plutôt tâché d'envenimer la situation pour essayer de la rendre nécessaire.
Qui es-tu pour parler de mépris de la démocratie quand tu supportes des étudiants qui refusent de respecter le vote démocratique de leurs associations en faveur de la grève? Est-ce là un comportement réellement démocratique? "Si je gagne le vote, tous respectent la décision, si je le perds, je ne respecterai pas le résultat".
Tu assimiles tous les manifestants à des casseurs, c'est toi qui n'a pas peur du ridicule... ou plutôt du mensonge. Car oui, en traitant tous les étudiants en grève de casseur, en accusant ceux qui supportent leur combat de supporter l'"extrême-gauche" et quasiment le terrorisme, tu te dévoiles comme un vil menteur, Simon Leduc.
Conséquemment, le commentaire de lasourisverte est ridicule.
L'idée que le "droit à l'éducation" permet aux étudiants d'ignorer la volonté démocratique des étudiants dans leur association est un argument nouveau, jamais vu. C'est le gouvernement Libéral qui attaque les fondements même de la contestation étudiante afin de la tuer par des méthodes judiciaires ou policières plutôt que par des manières politiques, en incitant les étudiants à demander des injonctions. En effet, si les étudiants n'ont pas à respecter le mot d'ordre de grève, les cours peuvent continuer, les grévistes sont indiqués comme absents et perdent leur session. Ni les établissements d'enseignement, ni le gouvernement ne sont affectés, la grève n'a aucune force.
C'est d'ailleurs pourquoi il y a tant de violence. Les étudiants qui veulent forcer les cours à reprendre menacent de faire perdre la session aux autres. Ça révèle leur égoïsme, afin de ne pas retarder leur session, ils veulent faire perdre la session des autres.
D'ailleurs si le droit à l'éducation est absolu au point d'interdire les grèves étudiantes, il devrait aussi interdire le contingentement ainsi que les frais de scolarité... deux éléments qui interdisent carrément l'accès à l'éducation plutôt que sa suspension temporaire.
La loi spéciale permet aux forces de l'ordre de détourner une manifestation et de choisir ou elle aura lieu. Ça n'empêche pas les gens de manifester, mais ça peut enlever tout poids à leur manifestation (admettons, si on détourne une manifestation qui devait avoir lieu devant le parlement pour l'envoyer se cacher dans le fin fond des plaines d'Abraham). Je fais partie des gens qui pensent que la démocratie, ce n'est pas seulement d'aller voir une fois aux quatre ans et de ne se préoccuper de rien jusqu'aux prochaines d'élections. Manifester, c'est un des outils pour participer à la démocratie. Et de donner aux forces de l'ordre le droit d'arrêter des manifestants, de les envoyer manifester ailleurs ou de leur foutre des amendes visant à les dissuader de manifester, c'est une atteinte directe à la démocratie. Point final.
Les problèmes se sont amplifiés quand certains étudiants, contre la grève, n'ont pas accepté le résultat du vote (prétextant que le droit individuel avait primauté sur le droit d'association).
Qu'est-ce que se serait si, chaque fois qu'il y a un vote, les perdants débutaient une contestation judiciaire ?
2. Combien de fois faudra le dire. Les votes de grèves étudiantes n'ont pas force de loi comme celle des syndicats..Un étudiant n'est pas un travailleur syndiqué.
Le droit d'association c'est quand même pas rien en démocratie. Est-ce plus important que les droits individuels ? Ça reste à vérifier.
Tout à fait vrai… dans une démocratie, il va sans dire. Mais une association étudiante même si elle fonctionne ou prétend fonctionner au scrutin majoritaire comme dans une démocratie, n'est pas une démocratie, c'est simplement… hum!, attendez un peu que j'y réfléchisse. Oui, c'est ça, une association, c'est… une association. Et une association, en démocratie, possède seulement les droits que la loi lui confère, ni plus, ni moins.
Mais pour ce qui est, par exemple, d'interdire l'intimidation des non-grévistes par les grévistes, c'est parce que la loi en vigueur n'étaient pas respectée – au point même, pour certains, de se rendre coupable d'outrage au tribunal – que la nouvelle loi impose maintenant de si lourdes amendes pour des gestes qui étaient déjà illégaux en vertu des lois existantes.