Simon Leduc

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Des élections générales estivales sont inévitables

Publication: 08/06/2012 10:44

Cela fait quinze semaines que le gouvernement et les leaders étudiants s'affrontent sur la hausse des frais de scolarité. Le premier ministre Charest a toujours affirmé qu'il n'allait jamais reculer sur cette décision gouvernementale. À l'aube de la saison touristique (qui est menacée par les manifestations), le gouvernement libéral a décidé de convoquer les leaders étudiants à une nouvelle ronde de négociation afin de mettre fin à la crise. La ministre de l'Éducation a proposé à la partie adversaire de baisser la hausse des droit de scolarité. Les futurs leaders syndicaux ont massivement rejeté l'offre gouvernementale. Le dogmatisme et l'intransigeance de ceux-ci empêchent tout dénouement à la crise. Est-ce que le déclenchement d'élections générales estivales est la seule façon de mettre fin à cette mascarade?

Le gouvernement a fait des compromis contrairement aux leaders étudiants

Depuis le début de ce litige, le gouvernement libéral a réitéré son désir de hausser les frais de scolarité. Ce gouvernement a été réélu le 8 décembre 2008 pour diriger la province. Il a pris la décision d'augmenter les droits de scolarité et cette politique a été adoptée (c'était une mesure budgétaire) par une majorité de députés de l'Assemblée nationale en 2011. Le premier ministre est resté ferme sur cet enjeu et la majorité des Québécois l'appuie sur cette question.

Le mouvement progressiste (les artistes, le PQ, QS, les associations étudiantes, les groupes communautaires, les écologistes et les grandes centrales syndicales) a férocement dénoncé la décision gouvernementale. Cela fait plus de quinze semaines que les gauchistes manifestent contre cette supposée politique injuste. Ils ont tenté de faire reculer le gouvernement comme cela avait été le cas dans d'autres dossiers.

Contrairement à l'intransigeance des boycotteurs, le gouvernement a fait un compromis qui est bénéfique aux jeunes de familles moins biens nantis : la bonification des prêts et bourses. Les associations étudiantes ont campé sur leurs positions. L'offre gouvernementale a été rejetée unanimement par les trois marionnettes des centrales syndicales. Cela démontre bien leur dogmatisme et intransigeance. Les négociations semblent être au point mort et cette crise va se poursuivre durant la saison estivale.

En conférence de presse, le premier ministre a affirmé que son gouvernement a fait d'importantes concessions aux étudiants afin de mettre un terme à ce conflit qui déchire la société québécoise. La bonification des prêts et bourses va permettre aux familles pauvres d'envoyer leurs enfants à l'université. Jean Charest a fait une déclaration qui résume bien le compromis de son gouvernement : «jusqu'à 51 000$ de revenu familial, c'est l'équivalent de la gratuité scolaire. Les prêts sont possibles jusqu'à 100 000$ [pour un revenu familial]. Des bourses, jusqu'à 72 000$... Les associations se battent pour qui, au juste?».

Le chef libéral a raison, la minorité étudiante défend les intérêts des familles riches qui payent des frais de scolarité ridiculement bas. Le Che Guevara québécois - Gabriel Nadeau-Dubois - se fout des étudiants de familles pauvres qui vont bénéficier de la gratuité scolaire avec la proposition gouvernementale. Les leaders étudiants sont les seuls responsables de la crise qui secoue le Québec depuis plus de trois mois.

À cause de l'échec des négociations, le plus grand événement touristique montréalais de l'année va être menacé par des manifestations étudiantes. Les apprentis sorciers communistes - les gens de la CLASSE - vont tenter de nuire au Grand Prix de Formule Un du Canada qui aura lieu les 8, 9 et 10 juin à Montréal. Ces petits révolutionnaires vont causer un tort irréparable à la métropole montréalaise durant l'été et c'est toute l'économie du Québec qui va en souffrir. Gabriel Nadeau-Dubois se fout éperdument des travailleurs québécois.

Cette mascarade doit prendre fin et le déclenchement d'élections générales estivales est la seule façon de mettre fin au conflit étudiant et de ramener le calme à Montréal. Les Québécois doivent avoir le dernier mot, point à la ligne.

 
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