Depuis un peu plus d'un mois, les Autochtones qui se réclament du mouvement Idle No More multiplient les manifestations à travers le Canada. Des « flash mobs » rassemblent des centaines de participants qui dansent au son des tambours traditionnels. À Sarnia, dans le sud de l'Ontario, un groupe a bloqué les voies ferrées du Canadien National pendant près de deux semaines, avant de devoir démanteler ses barricades suite à une injonction des tribunaux.
À Ottawa, sur l'île Victoria au milieu de la rivière des Outaouais, juste en face du Parlement canadien, la chef Theresa Spence entame sa 4e semaine de jeûne dans l'espoir de pouvoir rencontrer le premier ministre Stephen Harper. Ailleurs, certains chefs parlent d'augmenter la pression en organisant des actions de désobéissance civile, comme l'occupation de postes frontières entre le Canada et les États-Unis.
Ce bouillonnement d'activisme autochtone est largement alimenté par les réseaux sociaux. Les médias traditionnels, eux, s'y intéressent peu, de sorte que la grande majorité des citoyens canadiens n'ont toujours aucune idée des raisons pouvant expliquer la montée de ce mouvement de contestation.
Pourquoi les Autochtones protestent-ils ?
Tout d'abord, pour dénoncer les nombreux changements législatifs contenus dans le projet de loi C-35 du gouvernement Harper, qui modifie à la fois des éléments de gouvernance autochtone ainsi que plusieurs normes environnementales et ce, sans que les Premières Nations aient jamais été consultées.
Mais aussi parce que l'an dernier, lorsque le conseil de bande d'Attawapiskat a décrété l'état d'urgence en raison d'une grave crise du logement, la réponse du gouvernement fédéral a été d'accuser la communauté de dilapider les fonds publics et de la placer sous tutelle. Un geste qui a par la suite été dénoncé par les tribunaux comme « inutile » et « déraisonnable ».
Parce que depuis 1980, au moins 600 femmes autochtones sont portées disparues ou ont été assassinées, des crimes qui demeurent souvent non résolus. Les femmes autochtones sont aujourd'hui cinq fois plus susceptibles de subir une mort violente que les autres Canadiennes.
Parce que pendant plus de 100 ans, le système de pensionnats fédéraux a été l'instrument d'un ethnocide délibéré visant à éradiquer les cultures autochtones. Et parce qu'aujourd'hui, la Commission d'enquête vérité et réconciliation, chargée de faire la lumière sur ces années sombres, doit faire appel aux tribunaux pour que le gouvernement accepte de lui remettre les documents nécessaires à la réalisation de son mandat.
Parce qu'au Québec, les négociations pour signer un traité avec les Attikamekw et les Innus ont commencé en 1975, il y a 38 ans, et que rien n'indique qu'elles aboutiront prochainement. Et parce que cela n'empêche nullement l'exploitation des ressources naturelles sur les territoires revendiqués par ces nations, sans que celles-ci puissent en bénéficier de manière convenable.
Parce que de toute manière, les gouvernements - fédéral et provinciaux - n'ont trop souvent pas respecté les traités négociés avec les Premières Nations.
Parce que les effets du colonialisme canadien se font toujours sentir aujourd'hui.
Parce que le revenu médian des Autochtones qui habitent sur une réserve est de 14 000$, contre 33 000$ pour les autres Canadiens.
Parce que l'espérance de vie des hommes inuit n'est que de 64 ans, soit 15 ans de moins que pour le reste de la population masculine canadienne. Un taux qui s'apparente à celui du Turkménistan ou de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Parce que 33% des Autochtones âgés de 25 à 54 ans n'ont pas terminé leurs études secondaires, soit 20% de plus que le reste de la population canadienne.
Parce qu'en 2006, on évaluait que 45% des logements dans les réserves nécessitaient des réparations majeures, une augmentation de 10% par rapport à 10 ans auparavant.
Parce que même si les Autochtones ne représentent que 3% de la population canadienne, ils comptent pour 18% du total des délinquants sous responsabilité fédérale.
Parce que peu importe le domaine que l'on examine, les indicateurs socio-économiques sont toujours plus défavorables aux Autochtones.
Et surtout, parce qu'au bout du compte, rien n'est véritablement fait pour changer cette situation.
Mais si les Autochtones manifestent, c'est aussi parce qu'ils sont jeunes et qu'ils sont fiers. Parce qu'ils sont prêts à se battre pour leur culture et pour le droit d'exprimer leur réalité.
Parce qu'on s'attend à ce qu'ils se taisent mais qu'ils ont malgré tout quelque chose à dire.
Et parce qu'on a toujours refusé de les écouter lorsqu'ils ne haussent pas la voix.
Idle no More est le signe visible du ras-le-bol des peuples invisibles.
Faut lire un peu avant.
La crise d’Oka a été créé pour bifurquer l’attention des Québécois suite au rejet de l’accord du Lac Meech !
La crise d'Oka aurait pu durer moins longtemps si le fédéral avait fait preuve de plus d'ouverture, affirme aujourd'hui l'ancien ministre libéral des Affaires autochtones du Québec John Ciaccia.
VOIR : « OKA: DERNIER ALIBI DU CANADA-ANGLAIS »
ROBIN PHILPOT, 2000 , V.L.B. ISBN :
9782890057555 (2890057550)
http://lesintouchables.com/afficherlivre.php?id=538&demandeCouvs=%5Btype+Function%5D&toutAfficher=%5Btype+Function%5D&greffeOmbre=%5Btype+Function%5D&greffeCurseur=%5Btype+Function%5D&decortiquerListe=%5Btype+Function%5D&toutReduireAuFormat=%5Btype+Funct
Je me permets de vous souligner certains des titres se rapportant à ces sujets dans le livre de Philpot mentionné ci-haut :
• Revenu moyen : « Les Indiens connaissent un meilleur sort au Québec. ».
• Moins de ménages Indiens vivant sous le seuil de pauvreté au Québec.
• Les Amérindiens conservent davantage leur langue au Québec qu’en Ontario.
• Billy Diamond : « Le conseil scolaire Cri possède plus de pouvoirs qu’aucune autre commission scolaire… »
• Conditions d’habitations dans les réserves, par rapport au chauffage central.
• « Le plus haut taux de suicide au monde! » Au Canada oui, mais pas au Québec.
• Conventions et négociations de nation à nation au Québec.
Ce système médiéval inadapté aux temps modernes.
Ces femmes maltraitées et conditionnées à un mode de vie qui ne leur convient pas.
Ces milliards payés par les contributions des travailleurs natifs des 450 dernières années ont rendu richissimes quelques "Grands Sages" des premières Nations.....
Et personne n'a le droit de demander ce que l'on fait avec cet argent....autre que des Casinos et du commerce illicite.
Il faut remettre en question le système des réserves qui sont des pièges pour tous les autochtones à long terme.
Le gouvernement fédéral a accusé la communauté de dilapider les fonds publics et menacé de la placer sous tutelle. Un geste qui a par la suite été dénoncé par les tribunaux comme inutile et déraisonnable.
Les tribunos !
Questionnez les Grands Sages Milliardaires des Premières Nations !
Le gouvernement fédéral (c'est jusse Harper ça, m'sieur!) a accusé la communauté de dilapider les fonds publics et menacé de la placer sous tutelle.
Ce geste a été dénoncé par les tribunaux comme inutile et déraisonnable.
Les "Grands Sages Milliardaires" font du tam tam sur le dos des peuples qui ont fait cette Nation, je parle des natifs de ces 450 dernières années.
Les femmes autochtones sont toujours considérées comme des moins que rien et encore moins, elles sont chassées si elles tombent amoureuses d'un Étranger.
Le racisme est au quotidien dans ses réserves mal, très mal auto gérées.
Ce ne sont pas les Casinos, les trafic d'alcool, de cigarettes et d'armes qui amélioreront la situation.
On attend de nos Médias le même courage et de vrais reportages sur la situation exacte de ces structures médiévales, comme ils l'ont eu face à la Mafia dans la Construction, la Politique et les Syndicats.
On ne peut plus être autochtone maintenant et baser sa vie sur des façons de faire des années 1700 ou 1800...Je ne sais pas comment les autochtones doivent faire pour redonner un sens "moderne" à leurs valeurs c'est très certainement plus compliqué que "Garou" le pense mais quelque part il reste que c'est aux autochtones de trouver par eux-mêmes à se redéfinir... comme blancs on ne peut que les accompagner.
C'est rien ça, arrêter donc de protéger cet ignoble gouvernement...
Isolés de nos jours a ce point que la génération Y n'as aucune idée de ce qu'est un Autochtone, sa réalité de tous les jours et du je m'en foutisme des différents gouvernements le '' Idle no more '' n'est pas un caprice mais une nécéssité pour la survie des premières nations du Québec, du Canada comme de l'Amérique... Une société, un peuple isolé et sans véritable pouvoir social souhaitant plus que tout conserver leurs indépendance, leurs culture, leurs mode de vie mais qui certes ont ce criant besoin d'aide et de compréhesion de la part de ceux ayant pris leurs territoires pour en retour leurs donner quelques bouts de terre et des promesses jamais concrétisées ceci depuis l'arrivé des tout premiers colons et leurs missionaires répandant la promesse d'un Dieu...
'' Idle no more '' représente pour moi un cri de révolte tranquille un peu comme le Québec prône l'indépendance histoire de conserver sa langue, sa culture et son bout de terre a travers le vaste territoire qu'est le Canada... Même cri, même combat et '' Idle no more '' est un message commun!
Il n`est peut-être pas si loin le jour où nous aussi, petites gens ordinaires, devront sortir encore une fois dans la rue et passer à l`action afin de se protéger des abus de pouvoir de ce gouvernement. Songez-y !
"Mais si les Autochtones manifestent, c'est aussi parce qu'ils sont jeunes et qu'ils sont fiers." Malheureusement pas assez fier pour se prendre en main.
Eh bien pour la première fois je me suis sentis fier d'etre Québecois et Atikamek en meme temps.
Idle no more c'est le futur de nos enfants, les vôtres et les miens.....les nôtres.
Je me rappelle d'une famille de Québécois qui marchait a coté de nous le 22 avril, ils nous regardaient comme des étranges, puis le monsieur ma serré la main et ma dit nous sommes pareil maintenant, nous avons marché cote a cote, les femmes ont jasées ensemble mêmes les enfants s'amusaient. Mr Mcgraw on est pareil merci.