La migration est palpable et des plus audibles, le Québec opère à un mouvement inédit de son débat. Quid des discussions souveraineté/fédéralisme, et bonjour la gauche, bonjour la droite. Un peu comme avec le soccer, on découvre que le monde entier ne respire que de cet air-là, et on se rallie de bonne foi.
Pas facile d'enlever les patins et de sauter sur la pelouse tout d'un coup. Quel curieux spectacle! Et je dois vous avouer que je trouve le spectacle vraiment plus savoureux du côté droit du terrain.
À l'arrivée de cette nouvelle dualité, en réponse aux aspirations de gauche incarnées essentiellement ici politiquement par Françoise David, Amir Kadhir et quelques personnalités du Parti Québécois, on pouvait s'attendre à l'émergence d'une voix de droite de type classique, à l'image de celle des pays fonctionnant sur ce mode d'opposition, soit une droite attachée aux valeurs de la famille, du travail, de l'ordre, du mérite, un brin conservatrice, un brin catholique, et favorisant la libre entreprise et la réalisation de soi. Bref, une droite normale.
Au lieu de ça, une sorte de bestiole informe et étonnante nous arrive tout droit de la Vieille Capitale, pour l'essentiel. Et cette bibitte surprenante a pris position : c'est elle la droite au Québec. Ah bon? C'est avec ça que je vais devoir parler désormais dans les soupers en famille? Que la fantaisie s'installe.
Libertarienne. La droite au Québec est libertarienne! Je suis allé vérifier, je pensais que c'était un régime alimentaire avec des fautes d'orthographe dedans, mais non, ça existe. C'est pas encore dans le dictionnaire, mais ça a l'air que ça existe quand même, que ça a une histoire, des penseurs, des économistes et tout ça, oui oui!
Et qu'est-ce que ça mange en hiver un libertarien?
Un libertarien, ça se définit à peu près comme ceci : c'est un néo-libéral qui n'a de soucis que la liberté individuelle et la protection du bien privé, et qui n'a pour projet que de faire disparaitre l'État qu'il considère comme un frein à son émancipation du fait de ses considérations collectives et intrusives. En d'autres termes, le libertarien considère que l'État et ses règles nuisent à sa liberté, laquelle liberté exclut toute notion de groupe puisque son aspiration est de prospérer et d'avancer seul et sans embuche, fort de sa toute-puissance. Il souhaite la privatisation de la santé, de l'éducation, et même de la police, qu'il imagine en agences privées de sécurité rémunérées au rendement.
Tout cela est très sérieux et je vous invite à lire cette longue et stupéfiante définition du libertarianisme (!) sur le site www.quebecoislibre.org.
Mon passage préféré: « Ils (les libertariens) défendent l'égalité formelle de tous sur le plan légal, mais se soucient peu des inégalités de fait entre riches et pauvres, qui sont inévitables et qu'on ne peut réduire qu'en empiétant sur la liberté et en réduisant la prospérité globale. »
Marche ou crève, donc.
Ce serait drôle si on parlait de Raël ou des membres de l'association Terre Plate, mais on parle ici d'un courant de pensée beaucoup moins marginal et se positionnant non pas comme une alternative, mais bel et bien comme LA droite du Québec. Certes ce courant de pensée ne s'est pas encore édifié en parti politique, mais il s'organise toutefois autour de structures telles que le Réseau Liberté Québec, et il réussit à obtenir du temps d'antenne quotidiennement et en abondance sur les radios de la Capitale, s'infiltrant même dans les grands médias par le biais de représentants lissés, mais sournois comme Éric Duhaime.
Il va de soi, comme le dit Chomsky, qu'il s'agit là d'une aberration qui ne peut être prise au sérieux, et "qu'une société qui fonctionnerait selon les principes libertariens s'auto-détruirait en quelques secondes". Pourtant, pour fantaisiste que ce courant puisse paraître, la vigilance est de mise puisqu'à travers ce bruit loufoque, prospèrent toutefois l'individualisme, le profit à tout prix, le mépris de l'autre, la loi du plus fort, la juste part, autant d'idées qui s'immiscent sournoisement dans notre société jour après jour.
Le débat gauche/droite est passionnant, il est sain et il est la démonstration du bon fonctionnement de la démocratie. La gauche est en place au Québec, on peut la contester, mais on doit lui reconnaitre sa légitimité et sa santé d'esprit. La droite reste à inventer, du moins elle doit s'extraire du farfelu pour venir alimenter le débat et récupérer son titre.
Des personnalités sensées comme Mathieu Bock-Côté s'y affairent, mais s'en trouvent parfois découragées au point de ne plus vouloir se définir par ce côté-là de l'échiquier tant il est conoté par cette pseudo-droite inculte et grotesque.
Suivre Savignac sur Twitter: www.twitter.com/_Savignac
Ne vous surprenez pas alors que des hommes qui croit que le remède a cet état de fais sois par la diminution de l'état et enfin, l'application logique des libertés individuel.
Parce qu'un homme libre fais face enfin à ces responsabilité, et doit enfin comprendre son devoir face au gens qui l'entoure. Un homme libre devra vivre avec les conséquences de ces geste, et n'attend pas toujours l'aide de sa mère gouvernementale. Enfin, un homme libre apprend de ces erreurs et évolue.
Pourquoi toujours mettre l’aspect de la responsabilité et ta liberté que sur soi ? Ta liberté et ta responsabilité est possible que face à l’autre. Ton autonomie est possible que face à l’autre. Elle n’est jamais dans l’absolu ta liberté et ta responsabilité. ! Pourquoi ne pas mettre l’accent sur le respect et la responsabilité à l’égard de l’autre et préconiser la primauté de répondre à autrui face à son appel.
Dans ce mode de rapport avec autrui, la liberté individuelle et l’autonomie de soi-même n’est pas première. Va médité sur Robinson Crusoé de Michel Tournier .
Pourquoi mettre en place une loi sur le salaire minimum et non une loi sur le salaire maximum ?
après tu reviendra avec tes propos simpliste
Si on est dans le trouble autant que vous le prétendez, ça veut dire que la soumission aux anglos ne donne rien de bon.
Heu...
Un seul nom: Robert Nozick.
Remarquez, je ne suis pas d'accord avec lui dans 90% des cas, mais inculte et grottesque?
Vous vous discréditez monsieur. Le libertarianisme possède dans ses rangs des gens bien plus géniaux et cultiviés que vous.
Du genre à penser qu'un livre est bon quand vous êtes d'accord avec ce qu'il dit et que L. Strauss est le père du néo-conservatisme.
(Ce que vous dites à propros de Nozick pourrait s'appliquer à Rand, mais pas à Nozick. Le gus est brillant, même si on peut fort bien le récuser)
et? TOUTES les instances de collectivisme/interventionnisme ont été un échec
" et même de la police, "
ça, c'Est les anarcho-capitalistes
" "qu'une société qui fonctionnerait selon les principes libertariens s'auto-détruirait en quelques secondes". "
citation venant d'un homme qui croit que L'État est une panacée...
" le profit à tout prix, le mépris de l'autre, la loi du plus fort"
dans l'ordre : l'interventionnisme, le socialisme et le totalitarisme
Contradiction dans les termes: si on rejette toute tyrannie, on rejette aussi la plus puissante de toutes les tyrannies.
Q: Pourquoi les gestionnaires de cies sont-ils si riches ?
R: Parce que contrairement au petit invetisseur, ils disposent d'informations privilégiés.
À mon avis, les libertariens sont en quelque sorte des utopistes radicaux tandis que les néolibéraux se définissent comme étant des "réformateurs" (ne pas confondre avec progressisme). Les travaux de Milton Friedman sur l'éducation démontre une volonté d'éduquer l'individu à se penser à travers la fiction de l'homme économique rationnel. Il existe de très bon livres sur le sujet...
1.crise majeure au Chili sous Pinochet dans les années 70
2. crise majeure en Argentine dans les années 80. Les argentins les ont foutu dehors et ont élu Kirchner, de gauche
3. crise importante en Russie sous Eltisne, la libéralisation a entraîné l'expansion de la mafia russe
4. idem en Indonésie avec Souharto
http://www.project-syndicate.org/commentary/milton-friedman-s-magical-thinking/french
«normes qui visent essentiellement à valoriser la compétition (Hayek, von Mises)»
La leçon d'Enron:
cette cie s'est dévelppée dans les années 80-90 entre autres sour Richard Kinder, qui suivait tout de très près et suscitait la COLLABORATION
«As well as demanding discipline with respect to numbers, he was also people oriented, creating a collegial, family-like environment, with a respect for all.»
En 2000, à son apogée, arrive Skilling qui,ayant appliqué aux humains la théorie du «gène égosïste» de Dawkins mal comprise, suscite la confrontation et la compétition à l'intérieur d'Enron.
Résultat: une des plus grandes faillites de l'histoire.
http://www.iveybusinessjournal.com/topics/the-organization/management-controls-the-organizational-fraud-triangle-of-leadership-culture-and-control-in-enron
Les humains sont les animaux qui collaborent le plus.
Quant aux dinosaures, ils ont disparu, il y a 75 millions d'années. Pourquoi en revenir là ?
Haïti est un pays sans état qui a, de fait, été privatisé par ses "élites".
Et un peu comme les amateurs de moyen-âge qui se voient tous et toutes en rois, princes, chevaliers et princesses ... mais jamais en serfs, les libertariens se voient tous en dominants, jamais en dominés.
On a les rêves qu'on peut!
Vous avez bien raison!
Dans un État avec une présence gouvernemental importante, si celui à la tête est croche, la population peut décider de le mettre à la porte après un mandat et faire le ménage.
C'est LE gros avantage.
À l'époque face à la monarchie, aux aristocrates et autres personnalités au sang bleu, il y avait des groupes qui voulaient faire sauter ces hiérarchies méprisantes pour donner le liberté au peuple: les libertaires et les socio-démocratres. D'ailleurs les deux ont utilisés la couleur rouge pour s'opposer au bleu conservateur des privilèges de la minorité au pouvoir. Les deux avaient comme fantasme final l'abolition totale de l'état. Pour les socio-démocrates c'était le communisme, une société sans classe et sans état, pour les autres c'était l'anarchie qui ne se définissait pas comme le décorde , mais l'ordre sans le pouvoir, comme le disais fréquemment Léo Ferré beaucoup plus tard.
Aujourd'hui les libertaires se disent toujours ( en principe) pour l'abolition de l'État, mais en même temps appuient toutes les initiatives des pouvoirs en place pour augmenter les forces de l'ordre étatique qui soutiennent les privilèges d'une minorité dominante. On est donc aussi loin des préceptes de base du libertarisme que de prétendre que le dirigeant chinois est un communisme.... ou que Pinochet était catholique.
Ceux qui se définissent comme libertariens aujourd'hui ne sont que les partisans de privilèges aristocratiques d'autrefois
Que des slogans vides qui ne débouchent sur aucun job et ne rempli aucun ventre.
Depuis 40 ans les Québécois se sont fait faussement promettre par la Gauche que Solidarité égalait développement économique...les Québécois y ont cru et puis ils se réveillent avec plein de dettes et aucun avenir ...merci au régime auto destructeur du PQ et des Syndicats.
Oui les études existent, prouvant que plus de la moitié des Compagnies sérieuses Industrielles, commerciales et de services, ont quitté le Québec avec ces attitudes outrancières créant un manque d'emploi irréparable de plus de 250,000 postes en 36 ans.
Le coûts des rêves de division clamé par nos grands rêveurs et artistes s'élève à plus de 250 milliards de dollars sur 40 ans. Toutes ces histoires auront eu raison de plus de 600,000 vrais Québécois qui ont quitté dégouté la Province pour s'installer ailleurs au Pays en 38 ans.
Il est temps pour les Québécois de relever la tête et de dire aux responsables de cette auto destruction: "vous m'avez menti" et "vous avez abusé de nous tous et de notre incrédulité"
Il est temps pour les Québécois d'avoir le courage du renouveau, d'un changement décisif et progressif, pour rebâtir sur les cendres laissées par les vieux Partis, et SVP, ne découragez personne de le faire en vous moquant de ce qui n'est pas risible...la misère Politique du Québec.
Mais est-ce qu'un jour, un politicien aura le courage d'avoir ce discours.
J'attends toujours ... et j'espère.
Pourquoi croyez-vous que Harper tente de diviser la population en bombardant les Canadiens d'ideologies de droite? Diviser pour mieux reigner.
Les deux extremes se pointent mutuellement du doigt, s'accusant un et l'autre d'etre la source de tous les problemes, pendant que les deux s'affairent activement a nous faire les poches!
Ne soyons pas aussi superficiel dans nos analyses...
Je sous entend: La droite dit: Si je travaille pour l'état et syndiqué c'est par le mérite de mon soutient bénévole pour le parti politique qui était en place a ce moment et après le concours pour un poste je vais choisir quelqu'un de mes proche qui n'a jamais fait le concours.
Je sous entend:La Gauche dit: Je travaille au gouvernement et syndiqué et tous ont droit au même traitement égalitaire de faire un concours pour un poste,mais s.v.p après le test veuillez mettre le test de ma soeur sur le dessus!
Les gens sont en fait tous de gauche quand cela fait leurs affaire.
La république populaire de Chine est communiste, pas libertarienne.
Lollons en choeur !
Vous croyez aussi au paradis et à l'enfer, M. Savignac ?
Le Réseau Liberté Québec n'a rien de commun avec Le Québécois Libre et n'est ni dans sa liste de liens.
Le RLQ libertarien et anti État ? Il suffit de visiter la liste de ses sites amis pour y découvrir des affiches de support indéfectible à l'État d'Israël !
Le RLQ franchement à droite ? Son fondateur principal est Ian Sénéchal qui j'usqu'à récemment était analyste actuaire pour la FTQ au sein de la SSQ! Heh oui, la compagnie d'assurance du syndicat ! Il a maintenant rejoint la co-fondatrice, Joanne Marcotte et son mari, aux assurances Investia.
Et l'autre co-fondateur du RLQ, Éric Duhaime, franchement à droite et anti-État lui aussi ? Il fut conseiller politique de Gilles Duceppe (trotskyste-syndicaliste) du parti nationaliste indépendantiste Bloc Québécois ainsi qu'aux communications au Parti Québécois ! Il est aussi à la solde de la National Endowment for Democracy , association fondée en 1983 et la plus grande part de ses fonds provient du département d'État des États-Unis, avec approbation du Congrès ! Oh! Vraiment à droite et anti-État, ce Duhaime !
Et le sociologue Bock Côté n'a pas obtenu ses diplômes d'une université privée, mais bien de l'UQAM publique !
Ils répètent ce que Pierre Poutine et Harper leur font dire, que ce soit cohérent ou non.
Un libertarien ne peut pas plus être fédéraliste qu'un noir peut être membre du KKK.
Du point de vue économique, il y a aussi une grosse contradiction: à bas la tyrannie de l'état, vive celle encore plus écrasante des corpos.
Des romantiques, dans le fond.