La semaine dernière, Stephen Harper montait au créneau pour imposer une loi spéciale aux employés d'Air Canada et empêcher un conflit de travail. La raison invoquée : sauvegarder notre économie. Lundi, ce même gouvernement refusait catégoriquement d'intervenir pour sauver les 2620 employés de la firme Aveos. Raison invoquée: Conflit privé. Ce que le monde peut changer en si peu de temps.
Cette logique élastique, les conservateurs nous la servent à toutes les sauces et selon ce qui fait leur affaire. Mais cette malhonnêteté intellectuelle ne me convaincra jamais, surtout quand il est question de bons emplois qui pourraient bien s'envoler vers le Salvador. Les travailleurs d'Aveos méritent mieux. Ils méritent que l'on se batte pour eux.
Et pour bien comprendre l'odieux de cette situation, il faut remonter au moment où Air Canada a restructuré ses activités en 2007. Pour se maintenir à flots, le transporteur s'est départi de ses services techniques chargés de l'entretien à long terme des appareils de sa flotte. À ce moment, les travailleurs ont eu le choix entre pendre leur retraite, perdre leur emploi ou changer de patron.
Les 1785 travailleurs de Montréal qui ont sauvagement été mis à pied dimanche faisaient confiance à ce nouvel employeur. Pourquoi pas? Après tout, l'an dernier, l'ex-ministre conservateur des Transports, Chuck Strahl, les avait assurés qu'il n'y aurait « aucune perte d'emplois ». Force est d'admettre que ces belles paroles n'étaient que du vent.
Mais ce qui me dérange le plus dans toute cette situation, c'est que le gouvernement fédéral se vante d'être le champion de la création d'emploi et de l'économie. Foutaises! Un vrai ministre des Transports et une vraie ministre du Travail, ça se lève debout quand vient le temps de sauver 2620 emplois. Comment? En forçant Air Canada à se conformer à la Loi sur la participation publique au capital d'Air Canada.
Cette loi oblige Air Canada à faire l'entretien et la révision de ses avions au pays et que ce contrat représente 90 % du chiffre d'affaires d'Aveos. On ne peut utiliser de subterfuge pour se soustraire à la loi. Les ministres Lebel et Raitt doivent contester la fermeture des centres d'entretien de Montréal, Winnipeg et Vancouver.
Le gouvernement Harper ne s'est pas gêné pour intervenir à deux reprises pour empêcher un conflit de travail à Air Canada. Il s'est immiscé sans gêne dans une négociation privée, ce qui a fait l'affaire de l'employeur. Il est plus que temps qu'il pense aux travailleurs, à leurs emplois et à l'économie canadienne.
Il y a abus lorsque notre Gouvernement utilise nos fonds pour défendre un groupe de syndiqués qui se sont mis eux même dans le trouble.
Emplois Protégés par la loi fédérale qui demandait la pérénité des postes dans les centres de services existants oui mais....
nos parlementaire ont oublié de préciser "à prix et service concurentiel" !
Profitant de ce qu'ils pensaient inscrit dans l'infini, les exigences syndicales sans limites font qu'aucune activité ne sera rentable.....il est temps de fermer la boite et de cesser de dépenser inutilement nos argents de la collectivité pour ça.
Et Harper n'y est pour rien !
On connais ici. Les ideologistes, ca fini toujours par se couler eux-meme.