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Guerre et paix

08/11/2014 08:49 EST | Actualisé 08/01/2015 05:12 EST

Les deux attentats terroristes récents au Canada - dont un au Parlement à Ottawa - qui ont coûté la vie à deux soldats ont été commis par des jeunes hommes convertis à l'islam radical.

Des litres et des litres d'encre ont coulé pour tenter de comprendre les raisons de tels gestes.

Il est évident que l'islamisme séduit un certain nombre de personnes, chez nous comme à travers la planète. L'islamisme pose une menace sécuritaire claire et directe pour les pays occidentaux.

L'islamisme pose aussi un défi géopolitique non seulement pour l'Ouest, mais aussi pour les pays musulmans dits « modérés ». Enfin, les populations locales (en particulier les femmes et les minorités) sont souvent les premières victimes de ces mouvements.

Des mouvements tels que l'État islamique, le Hezbollah, le Hamas, Boko Haram et al-Quaïda - de même que leurs émules moins sophistiqués - rêvent à l'établissement d'États totalitaires basés sur leur propre version de la charia (loi religieuse musulmane). Et ils ne se gênent pas d'utiliser la violence afin de faire avancer leurs agendas liberticides.

Sans une volonté affirmée, prête à puiser dans tout l'arsenal à notre disposition, soutenue à l'intérieur par des mesures législatives fortes (mais qui maintiennent les droits et libertés), appuyée quand il le faut par les armes à l'extérieur, ces mouvements ne peuvent que croître. En d'autres mots, nous sommes en guerre contre l'islamisme radical.

Penser que nous pouvons rester neutres devant cet état de fait est moralement un mauvais choix. Ce serait, pour citer l'un des plus grands hommes d'État du XXe siècle Winston Churchill, vouloir rester neutres entre les pyromanes et les pompiers.

Évidemment, il faut savoir être stratégique. Ce n'est pas une question de jouer au cowboy ni d'être d'un simplisme manichéen. Mais il ne faut pas non plus tomber dans un relativisme amoral qui obscure la nature même de l'idéologie islamiste.

Ceci étant dit, se limiter à ceci serait une erreur. Il ne faut jamais oublier que bien que les guerres soient gagnées par les armes, la paix, elle, ne peut être gagnée que par les idées. Et c'est là notre principal défi.

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