Des étudiants ont le cœur en feu! Ils sont en colère, très en colère. Le Québec connaîtrait, à en croire certains esprits exaltés, son printemps étudiant! Que voilà une analogie commode avec le réveil arabe, mais une analogie fallacieuse. Le Québec n'est pas la Tunisie, l'Égypte, la Libye ou la Syrie. Il est vrai cependant que beaucoup d'étudiants de niveau collégial et universitaire s'activent depuis quelques mois déjà à une mobilisation fébrile, mais déterminée; ils analysent, comparent et débattent intensément de la hausse des droits de scolarité, de sa pertinence et de sa légitimité. Aussi s'inquiètent-ils, à tort ou à raison, de ses effets sur l'accessibilité aux études universitaires.
En appui au mouvement étudiant
Ces étudiants profitent dans l'actuel mouvement de confrontation avec le gouvernement de l'appui initial des syndicats qui inspirent et oeuvrent en sous-main à cette mobilisation. Ces étudiants apprendront en effet de ces stratèges aguerris de la mobilisation «comment se servir de la grève comme moyen de pression».
Petits colloques où l'on travaille à aiguiser les arguments et à définir des plans de communication.Ils peuvent aussi compter, comme il fallait s'y attendre,sur l'appui de certains partis de l'opposition parlementaire qui rêvent d'en découdre avec le gouvernement en place. Oser hausser les droits de scolarité au Québec relève toujours d'une sorte de sacrilège. Le crime était trop beau, la chance était trop belle. Pauline Marois, politiquement opportuniste, saisit l'aubaine et retombe dans ce vieux pattern électoraliste. Ah, la politique autrement!
Et non seulement ce mouvement «anti-hausse et pro-gratuité» des droits de scolarité bénéficie-t-il de l'appui de certains artistes notoires, mais aussi de quelques personnalités publiques qui invitent le gouvernement à rouvrir le dialogue. Par exemple, Monsieur Claude Castonguay pour qui les jeunes sont source de changement. Cela est vrai jusqu'à un certain point et à certaines conditions. Vrai dans le sens entendu par Hannah Arendt selon qui les nouveaux-venus - les générations montantes - ont charge d'intégrer le monde tout en le renouvelant par leurs forces vives et cette ingénieuse pulsion créatrice qui caractérise la jeunesse.
La maxime de Monsieur Castonguay est cependant fausse dans la mesure où des groupes volontaristes ou des régimes politiques idéologiques investissent toujours en premier lieu les écoles et plantent leurs drapeaux dans l'esprit impressionnabledes enfants. L'histoire est gorgée d'exemples macabres de ce phénomène d'endoctrinement et d'enrôlement des jeunes. Alors oui, les jeunes innovent positivement, mais sous réserve de ne pas reproduire ces bonnes vieilles stratégies de propagande et de manipulation. À la condition de renouveler les questions et les réponses aux défis inédits qui se poseront à eux. À chaque génération ses forces, ses lourdeurs et ses misères. Celle qui s'agiteaujourd'hui ne fait pas exception : elle devra, comme toutes les générations précédentes, consentir les efforts nécessaires à relever ses propres défis. Rien de nouveau sous le soleil!
L'opération de relations publiques du mouvement étudiant s'est aussi progressivement enrichie de différents argumentaires journalistiques ou plus philosophiques dénonçant tour à tour la « marchandisation de l'éducation », et plus largement,« la logique de la privatisation des services publics ». Expressions des centaines de fois évoquées dans les médias, dans les délibérations étudiantes et dans les plans de communication. L'argument central est simple: toute hausse des droits de scolarité mettrait à mal non seulement l'accessibilité aux études universitaires, mais les principes mêmes de la justice et de la solidarité sociale. Ces petits coups de force rhétoriques ont bien sûr pour effet de caser tous ceux qui reconnaissent la pertinence de cette hausse dans le camp des méchants « néo-libéraux », des individualistes désancrés et insensibles à la misère des autres. Un bien triste sort pour ceux et celles qui n'entrent pas dans la marche et qui ne bénéficient pas de cette surexposition médiatique consentie au camp adverse plus bruyant et sans doute mieux organisé.
Certains intellectuels qui ont pris fait et cause pour les étudiants réfractaires à la hausse ont en fait ramené à l'avant-scène un débat philosophique bien connu entre la gauche et la droite, puis entre libéraux et communautariens.Cette guerre d'école a fait son temps. Surtout, stratégie oblige, les militants comme d'ailleurs la population en général ,n'ont que faire de la philosophie, des querelles académiquessur ce qui définit l'humain et le rend heureux, sur les principes d'action et sur la valeur morale des fins poursuivies.
N'importe plus que la logique instrumentale qui lie bêtement la fin au choix des moyens. Ainsi peut-on s'expliquer les considérations surprenantes de quelques porte-parole du mouvement étudiant, certains plus radicaux et plus anarchistes que d'autres. Par exemple, cette déclaration de Gabriel Nadeau-Dubois de la CLASSE à l'effet que le rôle des porte-parole étudiants « n'est pas de dire ce qui est bien ou ce qui est mal », prenant ainsi congé de la question morale si difficile à comprendre et si lourde à porter. Cela n'augure rien de bon si, d'aventure, ces leaders étudiants d'aujourd'hui devaient prendre les commandes politiques de la société de demain!
Au-delà de ces campagnes bruyantes, il y a bien toutefois un consensus fondamental sur l'importance vitale de l'éducation. Et l'affrontement repose sur le choix des moyens. Et arrive toujours le moment de soumettre l'ordre du désir et l'argument stratégique ou philosophique à l'épreuve du réel, aux considérations pragmatiques de la réalité.
Un Québec pataud et désorienté.
La société québécoise qui finance les études universitaires à hauteur de 82 % (solidarité fiscale oblige) demande-t-elle trop aux étudiants? Faut-il ou non augmenter les droits de scolarité? Ne faudrait-il pas même plaider pour sa pleine gratuité? Tout le monde, dans ses rêves les plus fous, souhaite la gratuité scolaire.Tout le monde aspire aussi, secrètement, à l'immortalité et à une éternelle jeunesse, mais cela n'arrivera pas, cela n'est pas possible. La gratuité des services ou des programmes sociaux, pas plus que l'immortalité, ne sont à notre portée. La gratuité n'existe pas en fait en dehors de nos relations intimes où se joue plutôt le destin de nos amours et de nos amitiés.
La hausse de droits de scolarité à l'origine du mouvement étudiant actuel aura pour effet de placer à hauteur de 18% la contribution des étudiants à leur formation. Cette hausse est d'autant plus raisonnable que les nombreux stages rémunérés, des bourses de recherche, les droits de scolarité assumés pour plusieurs étudiants par des employeurs, le régime des prêts et bourses sont suffisamment généreux pour éviter que les étudiants privés de ressources se voient fermer la porte de l'université. Faut-il que l'État soit plus généreux dans ce régime? Peut-être. Il revient au gouvernement de revoir les paramètres en cours de route dans un échange franc et ouvert avec tous les partenaires concernés. La porte du gouvernement ne s'est jamais fermée sur ce point.
Aussi, faut-il éviter de voir les étudiants collégiaux et universitaires dans une perspective homogénéisatrice. Nous ne saurions gommer les différences qu'ils ont entre eux, puisqu'en effet, les étudiants n'endossent pas tous les mêmes valeurs et ne partagent pas les mêmes idéaux; certains bénéficient d'un solide support familial et d'une valorisation du travail intellectuel dès leur prime enfance alors que d'autres ont été très tôt abandonnés à eux mêmes; certains sont plus résilients et mieux préparés à faire face à la vie que d'autres qui sont déjà fragilisés par des contextes de vie pathogènes; certains étudiants qui, même placés dans des conditions de vie précaires, sont plus débrouillards, polyvalents et plus imaginatifs que d'autres. Il faut aussi reconnaître que les étudiantsne consentent pas tous également aux efforts nécessaires à l'aboutissement de leurs études; certains ont déjà de lourdes responsabilités et visent une intégration la plus hâtive possible en milieu de travail, d'autresétirent le plaisir de cette vie libre et festive dont nous conservons les plus nostalgiques souvenirs devenus adultes!
Chose certaine cependant, la plupart des jeunes baignent dans la même culture consumériste. L'université doit aujourd'hui rivaliser avec les concessionnaires automobiles, le sport professionnel, les salles de spectacle, les agences de voyage, les Futur Shop, les Best Buy et les Télusde ce monde. Il n'est évidemment pas question de revenir collectivement au pays des Filles de Caleb! Mais tout devientfinalement une question de priorité dès lors que des choix douloureux s'imposent. Autant d'ailleurs pour les individus que pour l'État. Et cette logique des priorités se fera implacable...
Le Québec, une petite société de huit millions d'habitants, croule en effet sous une dette intégrale approximative de 246 milliards. Il est riche en ressources naturelles certes, mais notre désir de les exploiter reste incertain et ambivalent. Plusieurs groupes en freinent d'ailleurs activement l'exploitation. Le problème budgétaire se double aussi dramatiquement d'une évolution démographique inquiétante. Le Québec est en effet une société vieillissante, ce qui infléchit nos choix collectifs dans le sens d'un développement débridé et nerveux du système de santé (48% du budget national consacré à la santé). C'est trop. Et nous n'avons encore rien dit sur le taux et les conséquences désastreuses du décrochage scolaire.
L'État supporte par ailleurs un large réseau de places en garderie etassure les jeunes ménages d'un ambitieux programme de congés parentaux. De cela les leaders étudiants ne parlent pas. Ils seront de ce point de vue nettement plus avantagés que les générations précédentes. Tous les programmes sociaux, y compris le programme d'assurance-médicaments, sont largement déficitaires. Comme d'ailleurs la plupart des régimes de retraite. Le Québec, sans trop durcir le trait,est mal administré. Il est sur-administré en fait. Et le Québec, quoi qu'on en dise, vit aussi difficilement la venue des immigrants qui pourraient éventuellement faire la différence. Impasse et décisions coûteuses à l'horizon.
Il est vrai que le mouvement étudiant a eu l'effet bénéfique d'alerter les autorités politiques et la population sur un sérieux malaise dans le système d'éducation supérieure qui passe au second plan après la santé et juste avant le service de la dette, laquelle grève dangereusement le budget national. On dit que le mouvement étudiant s'essouffle. Doit-il cesser ? Oui. Plusieurs forces, mobiles ou motifs travaillent en profondeur cette dynamique vindicative. Aussi est-il difficile de voir clair dans les motivations de tous ceux et celles qui y prennent part. Il est jusqu'à un certain point instrumentalisé, noyé dans un mouvement d'insatisfaction diffuse qui entremêle tout et amalgame des causes et passions multiples. La position rigidement non négociable des manifestants conduit ces derniers dans un cul-de-sac politique et stratégique majeur. La question qui tue : pour qui se prennent ces étudiants qui intimident, vandalisent, bloquent les accès en milieux de travail, les routes et les ponts, qui s'attaquentaux symboles économiques et politiques, qui contestent ouvertement« les fondements du gouvernement» ?Décidément, le débat initial sur la « juste part » ouvre le débat plus fondamental de la « juste place » en démocratie...
« Lorsque les étudiants se lèvent, le gouvernement se couche »...
Cette citation inquiétante nous vient d'un leader étudiant (Bureau-Blouin). Une banale vérité : le mouvement étudiant est un groupe d'intérêts comme il y en a tant au Québec, société hyper-corporatiste, jalouse et conservatrice de ses acquis. Les groupes d'intérêts sont évidemment tout à fait légitimes tant il est vrai que toute société civile doit pouvoir s'organiser, articuler des enjeux, participer aux discussions et aux décisions publiques. Un principe demeure cependant: ces associations étudiantes, qu'elles aient la charmante vertu de l'audace et de la jeunesse, ne sont qu'à égalité démocratique avec d'autres groupes d'intérêts qui réclament leur part du gâteau, qui opposent à la première occasion un «pas dans ma cour» ou un «pas dans ma poche». C'est pourquoi le mouvement étudiant actuel ne peut s'imposer comme figure égalitaire de l'État. Sauf à dire que l'autorité publique incarnée dans un gouvernement ne signifie plus rien (auquel cas il faudrait accepter d'en payer le prix), il faut consentir au principe des arbitrages publics qu'impose la dynamique sociale des intérêts contradictoires et dont l'État et le gouvernement en exercice sont les seuls répondants légitimes.
Ricoeur a le mot juste : «L'État demeure l'englobant de toutes les sphères d'appartenance à l'égard desquelles nous faisons allégeance. Nous n'avons pas à l'égard de l'État une allégeance comme nous en avons une à l'égard de l'université ou d'un club de football ». Cette citation fait signe vers le lien de citoyenneté qui dans une société démocratique présuppose tous les autres. Mais le Québec, comme beaucoup d'autres sociétés consuméristes où le consommateur a chassé la figure du citoyen, perd le sens de ce lien et de l'intérêt général. Le Québec cherche sans la trouver cette éthique de la discussion publique qui nous aiderait à articuler ensemble le difficile passage des valeurs (de certains) aux normes légitimes et acceptables pour tous.
Je n'ai personnellement aucun diplôme.
Je ne sais pas où il faudra que ça fasse mal pour que le message passe mais la rigidité des camps en présence indique qu'ils sont plus motivés à s'insulter qu'à s'éclairer mutuellement. La manipulation des enjeux m'inquiète au plus haut point.
Ce débat m'intéresse justement pour ses enjeux mais personne ne viendra me dire que l'école est un lieu d'éducation quand on se chamaille pour 1 625$ par année que les parents risquent fort de payer dans bien des cas sous une forme ou l'autre.
Laissez les jeunes nous dire sans vedettes, avocats et plébiscites ce que nous n'avons pas été assez allumés pour comprendre tout seuls. C'est au coeur même de cette expérience de polarisation que se trouve un de leur plus enrichissant apprentissage.
Je suis 100% derrière ce mouvement en espérant qu'ils y apprendront à faire vraiment + avec -. Et je les trouve parfois très créatifs.
Les enjeux environnementaux son exemplaire avec des jeux de tension entre les pouvoirs et les savoirs avec une surinformation dont plus personne n’arrive à faire une synthèse à la portée de tous. Ce qui fait que l’argument économique surdétermine l’ensemble des autres enjeux du débat. On va vers le plus simple ! La position morale…ou on construit le sens commun…
Comme la dette surdétermine nos choix sociaux alibi pour rapidement conclure tout débat politique et de remettre la démocratie dans les mains de gestionnaires plus habile les uns que les autres. Le modèle du politicien aujourd’hui prend l’habit du gestionnaire idéal. Ce n’est plus des choix de société qu’on nous propose les politiciens, mais des modèles de gestionnaire dans notre démocratie qui n’arrive plus à dire son avenir.
Pourquoi les recteurs proposent que l’expansion du béton pour transmettre des savoirs que nous assistons à une révolution informatique ? Les enjeux des savoirs semblent avoir échappé aux recteurs…
La finalité de la formation n’est-il pas de faire des citoyens avec une pensée critique et innovante dans ces propositions pour le renouvelle de la société civile ? En plus d’être les archives de l’humanité et des transmissions, l’université dans son fondement est l’expression des libertés dont des jeux des savoirs et des pouvoirs informe le présent et l’avenir.
La marchandisation du savoir avec sa virtualisation grâce aux nouvelles technologies pour plusieurs lui enlève beaucoup de légitimité. L’accessibilité fait perdre sa valeur marchande ! La dévaluation des savoirs vont de pair aussi avec des enjeux économiques énormes dont les informations scientifiques préparent l’arrière-fond des discours politiques d’aujourd’hui.
- Sauf que ça prend de la croissance économique pour payer tout ces beau programmes sociaux...
- La paix universel et l'égalité entre les hommes est un rêve... plutôt utopique. Il y aura toujours quelqu'un qui croira qu'il est plus spécial que les autres et mérites un plus grosse part du gâteau.
Animal Farm de George Orwell explique bien la réalité des choses.
C'est vrai qu'il y a des "hippies" qui finiront commis d'épicerie avec un BAC en art grâce à nos impôts. Mais la hausse n'est pas la solution parce qu'elle nous coûterait aussi des ingénieurs et des médecins qu'on ne peut se permettre de ne pas former. La solution se trouve probablement dans un système de stages obligatoires pour tous les programmes et dans un contingentement pour les programmes qui n'ont pas suffisamment de débouchés professionnels. Mais la hausse, c'est traiter l'éducation comme une dépense alors que c'est une source de richesse pour notre société et nos entreprises.
Si on veut parler d'injustice, regardons plutôt la génération sortante qui nous ont endettés jusqu'à la gorge, qui envahissent les services de soins et de santé et qui refusent même de nous donner les outils pour nous en sortir : l'éducation.
Si les colonisateurs avaient appliqué leurs propres idéaux de liberté, fraternité et égalité envers les colonisés, l’Histoire aurait été toute autre : ce que vous nommez une utopie aurait peut-être été instaurée depuis déjà belle lurette. Mais il est vrai qu’à force de piller honteusement les gens, il faut s’attendre au pire de leur part.
Dans «La ferme des animaux» de G. Orwell, se sont justement des animaux, pas des hommes. La connaissance et la culture permettent de s’élever au-dessus de notre animalité, de s’affranchir de nos pulsions et de les sublimer.
Aussi, par souci de transparence, vous auriez pu mentionner votre parcours politique chez les libéraux et à l'ADQ. Malgré la sagesse que vous semblez essayer de mettre de l'avant, votre article n'est pas absent de parti pris idéologique.
Et si on réglait pour une hausse des frais de scolarité indexée au coût de la vie ?
D'ici à ce qu'on fasse le pays. On pourra alors se permettre de parler de Ricoeur.
Autrement, on ne fait que parler dans le vide d'un pays dans le vide.
Premièrement, il faudrait ajouter quelques points de % pour l'argent qu'ils versent à l'état via la TVQ et l'impôt pour ceux qui ont un revenu suffisament élevé pour en payer, souvent les moins fortunés d'ailleurs qui doivent conjuguer travail et études.
Ensuite , il faut comprendre que dépendamment des domaines la formation ne coute pas la même chose, donc on ne peut dire que tous les étudiants paient 18 % de leur formation. les étudiants en sciences humaines paieront 50-60% de leur formation, les étudiants en médecine,vétérinaire, pharmacologie, génie et autres sciences biologie , chimie etc. paieront quelquepart entre 5 et 10 % de leur formation.
Donc le 18% c'est juste un beau chiffre bien bas pour justifier la position gouvernementale, qui ne représente pas vraiment la réalité d'aucun étudiant. Considérant votre écriture , avec arguments étoffés et élaborés je regrette que vous soyez tombée dans le paneau car vous semblez avoir l'intelligence requise pour voir au delà de cet argument fallacieux.
Votre opinion vient d'un seul coup anéantir l'accessibilité aux études de tous les cours du domaine scientifique et médical.
J'aime ça donner raison à votre analyse, mais à ce moment c'est 87% du peuple qui est exclus par les pro-révolutionnaires-qui-se-regardent-le-nombril.
vous déformez mon propos , alors viva la revolution je suppose...
oups on dirait que vous avez été pris en flagrant délit de contradiction. allez hop 2 minutes sur le banc de réflexion.
Vous voyez comment ca marche depuis 68 au Quebec... comprenez vous pourqoi on est dans le trous et que les jobs syndiques se multiplient malgres que ca soit improductifs et cause la fermeture des entreprise et bientot la faillite de tous les pays ou les syndicats sont aussi fort. Vous trouvez ca normal quon ait des lois qui ne vous donne la le choix de vous syndiquer ou non
Des lois qui protegent des mouvements meme sils ne sont pas democratique et ne sont pas initie par la majorite des concernes... posez vous des questions quel parti leur a donne tout ce quils voulaient et quel est le point en commun de la majorite de leur membres... ils vous font rever avec des illusions sur la souverainte... mais nous ont mis dans le trou et sont pret a continuer. Je ne parle pas au nom dun parti, je ne fait parti daucun parti et nen ferai jamais parti pourquoi... parce que je garde mon droit democratique de decider selon la situation economique et les programmes a qui je donnerai mon vote pour une duree determinee. Je sais par contre a qui je ne le donnerai pas.
Le printemps quebecois pour qui pourquoi les syndicats, le pq, pas pour les etudiants
Je me demande bien si l'on pourrais pas avoir quelques chose de similaire au niveau provincial.
Le printemps québécois on avait commencé a en parlé AVANT que le mouvement étudiant ne commence a faire des manifestations.
Qui organise et qui finance le mouvement??
Les CPE viennet de finir des négociations on le sait avec des conditions qui n'ont pas d'allure. Beaucoup trop de gateries. Pourquoi? A cause des appuient de ''la population?? Mais qui /tait cette population qui les appuyaient et ou etaient les travailleurs des cpe le 22 mars... scratch my back i ll scrathch yours.
A qui profite le mouvement etudiant
Les nombreux policiers syndiques sont payes en supplementaires...
les nombreux profs syndiques seront payes en supplementaires...
Les journalistes syndiques leurs donnent beaucoup de visibilite et les appuyent...
les artistes syndiques les appuyent...
les syndiques de la constructions les appuyent...
qui attendra des retours dascenseurs
qui financent et qui organisent ce mouvement...
Pourquoi... le printemps quebecois... qui organise cet evenement et qui y participera... et pourquoi...
Vive la liberté d'expression mais des fois... ca fait juste mettre en lumière l'ignorance de certains ...
devriez changez votre pseudo pour abaslessyndiktat... Bonne journée
1.Les deux principales entreprises médiatiques du Québec appartiennent à des intérêts bien identifiés à la droite, Québécor et Gesca et elles ne se gênent pas pour filtrer la nouvelle.
2.Aux USA, donc bientôt dans un cinéma près de chez vous, la droite extrême est financée par diverses fondations privées, celle des frères Koch étant la plus médiatisée mais vraiment pas la seule.
Enfin, la politique est toujours affaire de choix, notamment entre les intérêts des cie prvées et le bien collectif.
Certains voudraient bien faire disparaître les contre-pouvoirs pour laisser les citoyens seuls devant la Cie omnipotente.
Arrêtons d'insulter et réfléchissons aux solutions pour avancer ves le meilleur. La vérité est quelque part au milieu, non aux extrêmes.
A tous ceux qui veulent que les étudiants fassent leur part, ceux la seraient les premieres a crier, et non pas descendre dans la rue parce que c'est trop fatiguant, si on chargeait tous les services publiques a la haute du déficit et de la dette.
On devrait se poser la question suivante :
Si le gouvernement maintenait le gèle, croyez vous que les étudiant marcheraient dans la rue pour dénoncer la corruption, la malversation, le gaspillage, la situation des infirmières, le crime organisé dans la construction, les abris fiscaux...