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Lettre d’au revoir à un Monsieur…

Merci Monsieur d'Ormesson pour votre lumière.

06/12/2017 07:12 EST | Actualisé 06/12/2017 07:15 EST

Grand écrivain, maniant la langue française et la faisant partager depuis des décennies, vous étiez Monsieur un grand du XXIème siècle. Comme vous vous plaisiez de dire : « Nous ne savons rien de l'avenir. Sauf une chose : nous mourrons tous. »

Tout au long de votre vie, vous avez tenté d'apporter votre vision du monde. Vous avez, avec votre sourire, égayé certaines existences.

La vie, vous ne l'avez pas enlaidie ou embellie. Vous avez essayé d'avoir les mots justes, les qualificatifs les plus justes ; compréhensibles pour tous.

Vous aimiez la langue française. Un amour que vous avez décidé de partager avec tous. Sans restrictions, sans employer des mots ou des vocables sophistiquées. Non, vous avez montré la splendeur de la langue française, dans sa simplicité et son universel message.

Ces phrases, nous vous les devons :

« Si différents les uns des autres, les hommes n'en sont pas moins égaux. Ils sont égaux parce qu'ils meurent. »

« La liberté surgit dans l'homme et elle triomphe avec lui. »

« Vivre c'est d'abord essayer d'éviter le pire. Et le pire ce n'est pas toujours la mort. »

« Nous sommes tous des égarés. »

Monsieur, vous nous avez quittés, par l'enveloppe corporelle dans la nuit du 4 au 5 décembre 2017. Au bout de vos 92 ans, votre corps a décidé de mettre fin à son fonctionnement pour vous arracher à votre existence tant aimée.

Cependant, nous sommes maintenant les héritiers de vos œuvres, de vos pensées et de votre amour de la langue française. Car, même si nous n'étions pas constamment d'accord avec vos propos ou vos positions, vous aviez la prestance et l'aimable respect de votre interlocuteur. Vous aimez le débat, la liberté de la parole ; la liberté dans sa force la plus immense.

Monsieur d'Ormesson,

Je vous remercie de vos écrits, de vos pensées et de vos idées. Vous serez, j'en suis certain, pendant longtemps, une inspiration pour beaucoup.

Depuis votre départ, nous sommes tous encore un peu plus, des égarés.

Merci Monsieur d'Ormesson pour votre lumière.